Le nonant-le-pin australien : les grands haras d'hunter valley sous la menace des mines de charbon

Autres informations / 25.08.2015

Le nonant-le-pin australien : les grands haras d'hunter valley sous la menace des mines de charbon

INTERNATIONAL

LE NONANT-LE-PIN AUSTRALIEN : LES GRANDS HARAS D'HUNTER VALLEY SOUS LA MENACE DES MINES DE CHARBON

Mauvaise nouvelle pour les éleveurs australiens. Ce lundi, le Department of Planning and Environment de l'État de New South Victoria a donné un accord préliminaire pour l'extension d'une des mines de charbon de la Hunter Valley, le fief des grands haras australiens où se trouvent notamment les opérations de Coolmore et Darley, ou encore Arrowfield Stud. Cette mine est exploitée par le géant du secteur, Anglo American. Le Planning Department a recommandé le fait que l'exploitation de la mine, située à Drayton South, soit prolongée et approuvée par le Planning Assessment Commission (PAC). Rappelons que le PAC est une entité indépendante de l'État de Victoria et donc du Department of Planning and Environment. Il rassemble différents experts indépendants qui étudieront et se prononceront sur cette proposition. La nouvelle a été accueillie avec colère par les éleveurs de la Hunter Valley. Pour ces derniers, l'extension de la mine serait tout simplement le "début de la fin". Il faut préciser que la mine se retrouverait à moins d'un kilomètre des terres de Coolmore et de Darley. Rien n'est encore fait mais si le PAC venait à approuver cette extension, ce serait donc un désastre en vue pour l'élevage australien... Ce qui ne semble pas émouvoir plus que cela les autorités de l'État.

Une proposition rejetée en 2014

Le Hunter Thoroughbred Breeders Association (HTBA) a manifesté sa colère face à cette décision et a rappelé que le Planning Department s'était lui-même déjà opposé à l'extension de la mine dans le passé, notamment en 2014, et que rien n'a changé depuis. Le Determination PAC avait aussi rejeté les propositions d'Anglo American en 2014 en arguant que :

la proposition de l'entreprise minière ne démontrait pas que la mine n'aurait pas d'impact sur les opérations de Coolmore et Darley ;

- les dommages causés sur les haras seraient irréversibles ;

- les bénéfices économiques de ce projet n'étaient pas assez suffisants pour contrebalancer les risques sur les industries du vin, de l'élevage et du tourisme dans la Hunter Valley. Selon le PAC, le projet d'Anglo American n'avait donc pas d'intérêt public et le HTBA souligne que ce projet n'en a pas plus en 2015. Ce projet pourrait impacter la région par le biais de l'eau, du bruit, de la poussière et plus généralement en dégradant la santé des hommes, de la faune et des animaux domestiques. Il en va également de la réputation de l'un des plus hauts lieux d'élevage de pur-sang au monde.

Coolmore et Darley sont les premiers menacés

Le Dr Collins, président du HTBA, a déclaré : " Toutes les raisons valables qui ont mené à rejeter le projet en 2014 sont encore d'actualité aujourd'hui. Il y a donc des raisons valables pour que ce deuxième projet d'Anglo American à Drayton South soit rejeté. Une fois que les haras seront endommagés, eux qui sont l'épicentre de notre secteur économique, ce sera irréversible. " Peu inquiet, le Planning Department a expliqué dans son communiqué de recommandation du projet que " même si les propriétaires de ces opérations [Darley et Coolmore, ndlr] décidaient de quitter la zone, il n'y a aucune raison pour que les propriétés ne soient pas utilisées dans le futur pour élever les chevaux, bien que cela ne soit probablement pas par des opérations d'envergure internationale comme Coolmore et Darley. " Le risque en vaut-il la chandelle ? Pour le Planning Department, l'extension de la mine demanderait un investissement de 131 millions de dollars australiens, pour un bénéfice annuel de 213 millions de dollars australiens et permettrait d'assurer 500 emplois pour les quinze prochaines années. Le HTBA, de son côté, rappelle que le secteur économique du pur-sang d'Hunter Valley rapporte cinq milliards de dollars à l'économie nationale chaque année et génère 230.000 emplois dans toute l'Australie.