Yasin ekinci : « la turquie possède un très grand potentiel »

Autres informations / 02.08.2015

Yasin ekinci : « la turquie possède un très grand potentiel »

Présent

dimanche sur l’hippodrome de Deauville-La Touques, le président du Jockey Club

de Turquie, Yasin Ekinci, était accompagné d’une importante délégation

nationale. L’objet de cette présence, confortée par le partenariat dans le Prix

de Cabourg-Jockey Club de Turquie (Gr3), était de promouvoir les courses

turques. Et, clin d’oeil du destin, c’est une fille de Country Reel (Danzig),

Tourny, qui a remporté le Gr3 sponsorisé. Or, Country Reel, après avoir fait la

monte en France, est actuellement stationné en Turquie. JOUR DE GALOP – QUELLES

RAISONS VOUS ONT INCITE A VOUS ASSOCIER AU PRIX DE CABOURG ?

Yasin

Ekinci. – Nous allons avoir de nouvelles courses pour 2ans cette année, pendant

notre Festival international, qui aura lieu les 5 et 6 septembre. C’est donc

l’une des raisons pour lesquelles nous avons voulu être associés à cette

épreuve de Gr3 réservée aux 2ans. Nous sommes ravis de venir en France, c’est

toujours intéressant de voir le système de courses d’un pays comme la France…

Visiter et comprendre les évolutions, c’est important pour nous. Cette année,

nous voudrions développer le projet d’un carnaval.  Il pourrait avoir lieu en septembre, en

réciprocité entre Istanbul, en Turquie, et Paris, en France. Cela devrait être

profitable pour les deux parties. Ce projet a comme ambition de servir de

plate-forme d’échanges dans un cadre qui dépasserait celui des courses. Les

hippodromes y seraient un lieu de rendez-vous pour faire se rencontrer des

compagnies et sociétés de nos deux pays. Nous voudrions promouvoir plus

d’échange entres nos deux pays. À titre d’exemple, nous voudrions promouvoir en

Turquie le vin français, le fromage et d’autres produits spécifiques à la

France. Et ceci en utilisant les hippodromes comme lieu d’échange.

DEBUT

SEPTEMBRE, VOUS ALLEZ ORGANISER, COMME CHAQUE ANNEE, UN FESTIVAL INTERNATIONAL

PENDANT LEQUEL VONT SE COURIR PLUSIEURS EPREUVES RICHEMENT DOTEES. POUVEZ-VOUS

REVENIR SUR CE RENDEZ-VOUS ?  QUELLES

NOUVEAUTES ALLEZ-VOUS APPORTER CETTE ANNEE ?

Nous

pensons que le Festival international est un moment important pour que nos deux

pays se connaissent mieux. Nous essayons de faire venir chaque année différents

acteurs du milieu hippique pour ce festival. Par exemple de nouveaux

entraîneurs ou propriétaires. Car, une fois venus en Turquie, ils prennent

souvent l’habitude de revenir. Lors de notre festival, nous proposons des

conditions d’accueil privilégiées. Nous voulons qu’ils passent un bon séjour en

Turquie. Comme je l’ai déjà dit, la principale nouveauté est une course pour

2ans. Il y aura également plus de choix que les années précédentes quant aux

distances proposées. Ce nouveau programme devrait intéresser les entourages des

pur-sang anglais comme arabes. Les distances iront cette année de 1.200 à

2.400m. Nous aurons aussi plusieurs courses avec de belles allocations, comme

l’International Topkapi Trophy (Gr2), doté de 459.000 euros. Les allocations

sont donc intéressantes. Il y aura également plusieurs surprises cette année.

PLUS

GENERALEMENT, OU EN SONT LES COURSES AUJOURD’HUI EN TURQUIE ?

La

Turquie est en pleine croissance dans le secteur hippique. Nous avons deux

réunions chaque jour et près de 4.000 courses durant l’année. Mais le plus

important pour nous, c’est le potentiel de développement de notre pays. Nous

n’avons que neuf hippodromes mais nous avons l’ambition d’en installer un dans

chaque ville ! En quelque sorte, nous pourrions en avoir autant qu’en France.

Nous avons beaucoup d’autres projets à réaliser. Notre stratégie à long terme,

c’est de rendre les courses accessibles et que tout le monde puisse devenir

propriétaire.