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Crise de la filière hippique : les députés et sénateurs s'emparent du problème

Autres informations / 18.09.2015

Crise de la filière hippique : les députés et sénateurs s'emparent du problème

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

CRISE DE LA FILIÈRE HIPPIQUE : LES DÉPUTÉS ET SÉNATEURS S'EMPARENT DU PROBLÈME

À l'initiative de Jacques Myard et d'Anne-Catherine Loisier, les groupes "cheval" de l'Assemblée nationale et du Sénat se sont réunis au palais Bourbon, le 16 septembre dernier, pour discuter de la crise que traverse la filière hippique, en présence des associations représentatives de propriétaires de chevaux de galop.

Outre la crise économique et une baisse de l'attrait des courses hippiques concurrencées par les paris sportifs et la Française des jeux, la filière souffre de la hausse de la TVA qui a provoqué la baisse drastique du nombre de propriétaires et de partants dans les courses. En conséquence, les recettes du PMU ont enregistré une forte baisse : 2,9 % pour les prises de paris en France au cours du premier semestre de cette année. À cela s'ajoute l'obligation imposée au PMU par l'Autorité de la concurrence de faire masse séparée pour les paris du réseau et pour les paris en ligne, la distorsion de concurrence entre la rémunération des points de vente PMU et ceux de la Française des jeux.

Ces graves difficultés financières ont provoqué pour les six premiers mois de l'année 15 % de faillites chez les entraîneurs qui vont également pâtir du gel des allocations imposé par l'État aux sociétés mères. Dans ces conditions, les parlementaires expriment leur étonnement devant le fait que les autorités de tutelle le ministre du Budget et le ministre de l'Agriculture -donnent leur feu vert à la reconstruction de l'hippodrome de Longchamp, en imposant, de surcroît, une piste tout temps et un éclairage, et qu'elles exigent dans le même temps la fermeture d'un hippodrome parisien. La fermeture d'un hippodrome ne constituera en rien une économie durable, comme le montre a posteriori la fermeture de l'hippodrome d'Évry en 1996. Estimé aujourd'hui à 130 millions d'euros, hors création d'une piste tout temps et d'un éclairage et avec le risque important d'une dérive des coûts, le projet de Longchamp va entraîner des difficultés majeures pour France Galop d'ici deux ans, compte tenu des déficits de la société mère qui devraient perdurer jusqu'en 2017.

France Galop risque fort, ainsi, d'être en cessation de paiements en 2017, ce qui provoquera des faillites en chaîne et des difficultés économiques sur tout le territoire national. Les ministres de tutelle en seront tenus pour responsables ! Les parlementaires sont résolus à interpeller le Gouvernement sur cet enjeu et à l'alerter sur la responsabilité politique qui lui incombe dans le maintien de la pérennité de la filière. Ils sont déterminés à obtenir de l'État la révision des règles de fonctionnement de la filière hippique qui doit impérativement passer par l'élaboration d'un nouveau protocole entre les sociétés mères et l'État.

Participaient à la réunion : Députés : Jacques Myard, Guénhaël Huet, Véronique Louwagie, Guillaume Chevrollier ; Paul Salen, Michel Piron, Yannick Moreau

Sénateurs : Anne-Catherine Loisier, Gérard Bailly, JeanPierre Vogel, Jackie Pierre, Louis Nègre.

Hubert Tassin : président de l'association les PP Province Paris pour le Galop Français et membre du conseil d'administration de France Galop. Matthieu Boutin : président de l'Association des entraîneurs propriétaires . Paul Naïm : trésorier du Syndicat des propriétaires.