Julien phelippon rend hommage à mobi

Autres informations / 02.09.2015

Julien phelippon rend hommage à mobi

JULIEN PHELIPPON REND HOMMAGE À MOBI

Le pensionnaire de Julien Phelippon, Mobi (Volochine), a terminé sa carrière ce mardi à Auteuil par une huitième place dans le Prix Recruit II. Au cours de sa carrière, il a connu trois entraîneurs différents : Jean-Luc Pelletan, François-Marie Cottin et donc Julien Phelippon. Il a conclu deuxième des Prix Camille Duboscq, Richard et Robert Hennessy et Roger Saint (Ls) et troisième de la Grande Course de Haies de Pau (L), entre autres. Il a connu une rare longévité, courant de 3 à 11ans, pour finir sa carrière avec onze victoires et 39 places en 77 sorties pour 505.232 € de gains. Son dernier entraîneur, Julien Phelippon nous a envoyé un texte en son hommage que nous publions ci-dessous. " Mon petit Mobi, Je te donne ce surnom affectueux. Pourtant, de petit, tu n'as rien. Non seulement très grand par la taille, tu l'es surtout par ton courage, gladiateur infatigable durant huit longues années, gagnant d'innombrables courses, que ce soit en plat, en haies ou en steeple, sur tous les hippodromes de l'Hexagone. Certes, tu n'étais pas un crack, mais ce genre de cheval qui met son cœur sur la piste à chaque course. Te monter n'était jamais anodin, ni pour tes cavaliers du matin, ni pour tes jockeys de l'après-midi. Rien que par ton nom, tu suscitais à des centaines de turfistes l'envie irrépressible de mettre une pièce. Ils m'ont si souvent demandé de tes nouvelles lorsqu'un petit pépin de santé, ou plus simplement un temps de repos, te retenaient loin des pistes durant quelques semaines. Tu as porté principalement trois casaques, celles de deux propriétaires d'exception qui ont marqué les grandes années de l'obstacle français : Claude Cohen et Jean-Paul Sénéchal. Plus récemment, tu as offert sa première victoire à mon ami le plus fidèle, Florent Guy, et à moi le bonheur immense et si longtemps rêvé de gagner à Auteuil. Ce mardi, tu as passé le poteau dans l'anonymat d'un peloton. Je m'excuse de t'avoir imposé ce combat inutile, moi qui rêvais de te faire sortir par la grande porte. L'espace d'un instant, quand le speaker a annoncé qu'un cheval s'était accidenté, j'ai prié très fort (et très égoïstement je l'avoue) pour que ce ne soit pas toi. C'est juste après que j'ai compris qu'il était temps pour toi de nous dire au revoir. Ta place est maintenant dans un pré pour couler des jours heureux auprès de Laure, ta cavalière qui te regarde chaque jour avec les yeux de l'amour. J'aurai donc eu le privilège, mais surtout la joie, d'avoir été ton dernier entraîneur. Les émotions que tu me procurais vont beaucoup me manquer, mais ce n'est rien comparé au bonheur de te savoir heureux, paisible et surtout en pleine forme. Alors, au nom de tous les gens qui t'ont apprécié, voire adoré comme moi, je veux juste te dire : "au revoir et merci mon petit champion !" "