La vente de yearlings sga se prépare, toujours sous le signe de la crise

Autres informations / 16.09.2015

La vente de yearlings sga se prépare, toujours sous le signe de la crise

LA VENTE DE YEARLINGS SGA SE PRÉPARE, TOUJOURS SOUS LE SIGNE DE LA CRISE

Vendredi 18 septembre 2015, 70 yearlings passeront sur le ring des ventes SGA à Settimo Milanese, proche de l'hippodrome de San Siro, en Italie. En 2008, cette même vente proposait un catalogue de 319 poulains. Une deuxième partie de cette vente était organisée au mois de novembre, avec 117 poulains. La crise italienne ne se mesure pas seulement au travers de l'effondrement des paris hippiques mais aussi à travers l'élevage. Le nombre de naissance avait franchi le cap des 2.000 par an au début des années 2000. Aujourd'hui, celles-ci tournent autour de 600 par an. L'Italie est redevenue le petit pays d'élevage d'il y a 80 ans et même dans l'après-guerre lorsque les grandes écuries, qui travaillaient en amateur, réussissaient à produire des champions de très haut niveau mais sans aucune filière authentique. Isabella Bezzera, présidente de l'Anac, l'Association des éleveurs, explique : " La crise a atteint tous les niveaux de la filière, mais l'élevage reste sûrement le plus touché. Nous avons tous perdu en termes d'allocations. Mais ce qui est le plus difficile à surmonter est la disparition soudaine des subventions à l'élevage, qui avaient réussi à améliorer la qualité de nos chevaux. Aujourd'hui, élever des chevaux n'est plus une activité économique rentable. Nous continuons par passion mais, en fin de saison, il est très difficile de rentrer dans le budget. " Aujourd'hui, l'amateurisme n'est plus possible comme il l'était à l'époque de Tesio. L'élevage est un business comme un autre, avec ses règles. Massimo Parri, conseiller de l'Anac, déclare : " En Italie, nous avons une tradition et une culture du pur-sang. Il est impossible d'imaginer une filière hippique sans un élevage fort. Pour que les courses reprennent en Italie, il faut que l'élevage puisse redémarrer. Pour cela, nous avons besoin de l'aide du ministère de l'Agriculture, mais ce n'est pas seulement une question d'argent. Le ministère dont nous dépendons doit être en mesure de nous dire si la filière hippique est viable. " Maurizio Martina, ministre de l'Agriculture depuis février 2014, n'a évoqué les courses qu'une seule fois depuis sa prise de poste en répondant à la question d'un auditeur à la radio. Le "jeune homme politique", âgé de 37 ans, a dit " Les problèmes auxquels sont confrontés les courses en Italie sont causés par sa propre filière. Il est impossible de trouver une solution rapide. Nous ne pouvons pas non plus nous permettre de jeter l'argent de l'État par les fenêtres sans savoir comment se sortir de la crise ". La traduction est très simple : monsieur le ministre n'a jamais entendu parler de courses, ni d'élevage, et n'y connaît absolument rien. Le catalogue de la vente SGA est plutôt maigrelet mais, comme l'explique Isabella Bezzera : " La qualité reste la même que les années précédentes, ce n'est qu'une faute de numéros. Presque 40 % des yearlings présentent du black type en première génération. Ils sont soit issus d'une mère gagnante ou placée de Stakes, soit frères ou sœurs de gagnants et placés de Stakes. Aussi, le choix des étalons est d'un excellent niveau avec des produits d'Exceed and Excel, de Dark Angel, Canford Cliffs, Cape Cross, Dutch Art, Holy Roman Emperor, Kyllachy, Lawman pour n'en citer que quelque uns. " Il faudra retenir le lot n°59, une demi-sœur de Dylan Mouth, gagnant de Gr1 et du Derby italien, par Lawman, aussi bien que deux yearlings par Exceed and Excel. Faute de quantité, la qualité du catalogue est plus que correcte. Un propriétaire sage pourra trouver un bon cheval pas trop cher. Acheter sur un marché en baisse s'avère toujours profitable.