Télécharger l'édition du jour
Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Anthony oppenheimer : ce n’était pas de l’arrogance… seulement de la confiance !

Autres informations / 04.10.2015

Anthony oppenheimer : ce n’était pas de l’arrogance… seulement de la confiance !

À quelques jours du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe, Anthony

Oppenheimer n’avait pas eu peur de faire cette déclaration choc : « Je suis très content de défier Trêve

et je pense vraiment et sérieusement que

nous la battrions facilement en terrain bon à léger. Regardez les ratings et les chronos qu’il [Golden Horn, ndlr] a réalisés en bon terrain. Trêve se donne moins en bon terrain et je

serais vraiment surpris que nous ne la battions pas, et qui plus est nettement.

Je parle en bon terrain, pas en terrain souple. »

Les faits lui ont donné raison. Ce dimanche, la piste était

rapide à Longchamp. Golden Horn a pu

évoluer à la pointe du combat, mais sans brûler de carburant supperflu. Frankie

Dettori avait lui aussi expliqué dans nos colonnes comment il allait monter le

cheval. "À la Lammtarra". Le plan s’est déroulé sans

accroc, et Anthony Oppenheimer a pu expliquer pourquoi il avait tenu ces

propos : « Quand on est

propriétaire, il faut savoir être courageux, croire en son cheval et lancer un

challenge ! Quand j’ai vu mon cheval à six cents mètres de l’arrivée, j’ai

su que c’était fait. Il a eu le parcours de rêve, et personne n’a pu revenir

sur lui… » Anthony Oppenheimer avait déjà prouvé la confiance sans

faille qu’il a en son cheval : il l’avait en effet supplémenté pour le

Derby, et en a fait de même pour l’"Arc" !

Loin d’arborer une attitude arrogante qu’aurait pu suggérer

sa sortie d’avant-Arc, Anthony Oppenheimer arborait un calme surprenant, en

totale harmonie avec l’attitude de son champion quand il est rentré aux

balances. Et si cette sérénité découlait de la maîtrise de son

entraîneur ? Éléments de réponse… « C'est

un jour fantastique. Je suis très content pour John Gosden qui remporte son premier

Arc. C'est un entraîneur qui comprend les chevaux. J'ai l'esprit tranquille car

je sais qu'il est là, et qu’il prend soin de Golden Horn, un cheval que j'ai

élevé, et cela fait toute la différence. C’est un peu comme mon fils ! Il

avait été présenté aux ventes, mais je l’avais racheté pour 190.000 guinées. Il

ne courra plus l'an prochain, et sera étalon à Newmarket, chez Darley, qui a

acheté la moitié du cheval. J’en garderai l'autre moitié. Il est engagé dans le

Breeders' Cup, mais rien n'est encore sûr. Je ne crois pas que son entraîneur

ait vraiment envie d'y aller. »

Anthony Oppenheimer porte un nom célèbre dans les courses

anglaises. Il est le fils de Sir Patrick Oppenheimer, propriétaire et éleveur

lui-même, mais qui n’a pas eu la chance d’élever un gagnant de Derby ni

d’Arc ! Une lacune comblée par son fils, qui a repris l’œuvre paternelle.

La famille Oppenheimer détient la société De Beers, spécialisée dans

l’exploitation du diamant. Patrick Oppenheimer a acheté le haras Hascombe Stud,

le fusionnant avec son propre haras, Valiant Stud, contraction du nom de ses

deux enfants, Valerie et Anthony. Au-delà de l’élevage, Sir Patrick Oppenheimer

a eu une influence majeure sur les courses en contribuant à développer le

sponsor des épreuves. De Beers a longtemps sponsorisé, et ce à partir de 1972,

les King George VI and Queen Elizabeth Diamond Stakes, à Ascot.

Avant Golden Horn, Anthony Oppenheimer avait élevé et vendu

des chevaux comme Footstepsinthesand,

gagnant des 2 000 Guinées, Rose

Gypsy, lauréate de la Poule d’Essai des Pouliches, ou encore Compton Admiral, vainqueur des Eclipse

Stakes. Golden Horn lui a offert ses premières victoires classiques en tant

qu’éleveur et propriétaire. Il a aussi eu sous ses couleurs Balisada, victorieuse dans les

Coronation Stakes (Gr1), ou Bronze

Cannon, gagnant de Gr2.