Génération galop dévoile sa liste “éleveurs”

Autres informations / 08.10.2015

Génération galop dévoile sa liste “éleveurs”

Génération Galop, le

groupe de réflexion fondé en février 2013, présente deux listes aux élections

de France Galop, l’une dans le collège éleveurs, l’autre dans le collège

propriétaires. Avant d’annoncer cette dernière, et le jour même de leur

première réunion publique à Bordeaux, le groupe dévoile la liste “éleveurs”, et

Georges Rimaud, la tête de liste, en présente ses objectifs.

 

(à mettre en aplat en regard avec l’interview)

GÉNÉRATION GALOP -

LISTE “ÉLEVEURS”

 

Tête de liste

Georges Rimaud

58 ans, directeur des haras français de Son Altesse l’Aga

Khan (130 chevaux à l’élevage)

 

2 - Olivier Bertran

de Balanda

37 ans, restaurateur, éleveur sans sol depuis 2000 (un

cheval à l’élevage)

 

3 - Thierry de la

Héronnière

60 ans, haras d’Ellon (60 chevaux à l’élevage)

 

4 - Pierre Talvard

60 ans, haras du Cadran (70 chevaux à l’élevage)

 

5 - Philip Lybeck

42 ans, haras de Bourgeauville (50 chevaux à l’élevage)

 

6 - Samuel Blanchard

47 ans, ingénieur, courtier (Winning Bloodstock Agency)

 

7 - Jean-Marc Lucas

58 ans, haras du Berlais (140 chevaux à l’élevage)

 

8 - Sophie Boulin

49 ans, docteur vétérinaire, éleveur sans sol depuis 2006

(entre 2 et 5 chevaux à l’élevage)

 

SUPPLÉANTS

 

1 - Benoît Jeffroy

30 ans, Scea des Prairies et directeur du haras de Bouquetot

 

2 - Antoine Lepeudry

58 ans, élevage de Tourgéville (25 chevaux à l’élevage)

 

3 - Philippe Michenot

56 ans, chef d’entreprise, haras de Beauvoir (45 chevaux à

l’élevage)

 

4 - François Hoffet

60 ans, consultant media, éleveur sans sol depuis 2002 (2 à

3 chevaux à l’élevage)

 

Jour de Galop. – De 30 à 60 ans, d'éleveurs sans sol à

personnalités à la tête de grosses structures, votre liste dans le collège

éleveurs est très diversifiée. Des profils aussi variés peuvent-ils s'entendre

sur un projet commun ?

Georges Rimaud. –

Certainement, et c’est là je crois notre atout majeur. Il ne s’agit pas de

défendre des intérêts catégoriels mais de repenser la stratégie et le

fonctionnement de la filière pour retrouver et pérenniser la croissance. Nous

voulons représenter l’ensemble des profils qui constituent l’élevage français,

que cela soit en termes d’âge, de discipline ou de région. L’élément catalyseur

de notre liste, c’est la passion du cheval, du sport et de notre métier qui est

l’élevage. Nous avons réussi à former une équipe forte en compétences, dont

chaque membre a fait ses preuves et est fortement impliqué dans la vie

économique de notre filière, et cela, peu importe l’envergure de sa structure.

Comme vous l’avez remarqué, notre liste rassemble un nombre

important de personnes plus jeunes que ce que nous avons l’habitude de

rencontrer. Celles-ci souhaitent s’impliquer dans la filière car elles sont

soucieuses de leur avenir et plus largement de l’avenir de toute la communauté

des courses. Dans un élan de croissance, elles souhaitent proposer autre chose

que l’austérité et apporter plus de charisme, un véritable renouveau pour la

filière. Les jeunes constituent l’élément moteur des prochaines générations qui

expriment un réel besoin de motivation pour revenir aux courses. Donnons-leur

cette opportunité!

Notre liste est également formée de moins jeunes, forts de

la diversité de leur expérience, d’horizons divers (plat, obstacle) mais

conscients des problématiques. Très ouverts et toujours désireux de renouveau

et de croissance, ils se doivent de préparer l’avenir aux côtés des jeunes.

 

Génération Galop existe depuis deux ans. Concernant

l'élevage, quelles sont les propositions les plus importantes que votre groupe

de travail a formulées ?

Notre idée était de rassembler des propriétaires, éleveurs,

entraîneurs, préentraîneurs, courtiers etc., et de réfléchir tous ensemble à

des propositions pour relancer la croissance dans la filière galop. Nous avons

donc mené un important travail collaboratif, et formulé plus de 30 propositions

sur les principaux défis auxquels la filière se trouve confrontée : comment

redynamiser notre tissu de propriétaires, repeupler nos hippodromes, redonner

de l'attractivité aux courses en tant que sport ainsi qu'au pari hippique,

notamment vis-à-vis des jeunes générations, etc. – tous ces documents sont

consultables sur notre site web www.generationgalop.com.

Aujourd’hui, nous passons de la réflexion à l’action en prenant part aux

élections socioprofessionnelles, afin de pouvoir peser plus directement sur les

décisions.

Sur le sujet de l’élevage, notre programme s’attèle à

redonner de la valeur sportive, financière et affective à notre production et à

notre sport. Pour y parvenir, il nous paraît nécessaire de créer un

environnement favorable à l’amélioration de la qualité du parc d’étalons

français, de soutenir le rating de nos meilleures épreuves au moyen d'un

lobbying intensif et d'une politique proactive de recherche de partants pour

faire en sorte que nos courses de Groupe ne soient pas dévaluées. Que la

compétition soit ouverte et forte et qu’elle soit soutenue dans les régions

pour que chacun y trouve son compte. Créer un milieu favorable à l’installation

des jeunes, qu’ils puissent se lancer et développer leur activité dans une

situation de croissance et améliorer le caractère incitatif du programme afin

que tous les éleveurs puissent être récompensés des efforts mis en oeuvre pour

améliorer la qualité de leur production.

Tout cela passera aussi par une meilleure médiatisation de

notre sport, en utilisant les outils qui existent déjà (grands médias, internet

et réseaux sociaux) et en recréant le spectacle que sont nos disciplines, afin

de faire revenir la société française aux courses et de susciter l’intérêt du

grand public.

Il y a encore tant de choses à dire et à construire

ensemble, c’est pourquoi nous sommes désireux de partager nos idées avec les

acteurs de la filière au travers de réunions publiques en régions. Nous nous

déplaçons aujourd’hui à Bordeaux, à l’hippodrome du Bouscat et vous invitons à

nous rejoindre au salon Marquis du Vivier à 16 h 30 pour en discuter

ensemble.

 

Concernant l'élevage toujours, quel est, selon Génération

Galop, le plus gros challenge à relever dans les cinq années à venir ?

Le plus gros challenge à relever sera de relancer

l’attractivité des courses et de nos élevages, de redynamiser le tissu

d'éleveurs avec et hors sol, face à une menace avérée de disparition de petits

éleveurs et de baisse des naissances. Cela passe par une prise de conscience de

la maison-mère, mais aussi des ministères de tutelle, du fait que l’élevage est

à la racine de l’économie de la filière. Fortes de cette conviction, les

instances dirigeantes de la filière pourront mettre en œuvre une politique

encourageant les éleveurs à améliorer la valeur de leur production.