Génération galop dévoile sa liste “propriétaires”

Autres informations / 11.10.2015

Génération galop dévoile sa liste “propriétaires”

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en page édition 8 octobre

GÉNÉRATION GALOP DÉVOILE SA LISTE “PROPRIÉTAIRES”

Génération Galop, le groupe de réflexion fondé en février 2013,

présente deux listes aux élections de France Galop, l’une dans le collège

éleveurs, l’autre dans le collège propriétaires. Après avoir annoncé la

composition de la première il y a quelques jours, le groupe dévoile à présent

la liste “propriétaires”, et Christian de Villeneuve, la tête de liste, en

présente ses objectifs.

 

(à mettre en aplat en

regard avec l’interview)

GÉNÉRATION GALOP - LISTE PROPRIÉTAIRES

 

Tête de liste

Christian de Villeneuve

64 ans, journaliste,

vice-président de l'hippodrome de Clairefontaine et membre de la commission des

propriétaires

 

2 - Hervé Morin

54 ans, administrateur civil

 

3 - Jean-Pierre Vallée-Lambert

63 ans, président de la

Société des courses de Nantes

 

4 - Jean-Michel Descamps

69 ans, médecin - président

de la Société des courses de Bordeaux

 

5 - Jean-Louis Burgat

70 ans, consultant média

 

6 - Chryss O’Reilly

65 ans, haras de la Louvière

 

7 - Richard Powell

35 ans, éleveur - haras du

Lieu des Champs

 

8 - Philip Prévost-Baratte

41 ans, préentraîneur - écurie

Prévost-Baratte

 

9 - David Salabi

43 ans, banquier d’affaire

- Financière Cambon

 

10 - Hélène Mennessier

34 ans, docteur

vétérinaire équin - permis d’entraîner

 

SUPPLÉANTS

 

1 - Frank Walter

40 ans, directeur commercial

dans le conseil en entreprise

 

2 - Sandrine Hagenbach

41 ans, cavalière - avocate

 

3 - Delphine Garcia-Dubois

37 ans, journaliste

hippique - permis d’entraîner

 

4 - Alban Borgel

39 ans, avocat au barreau

- AB

 

Jour de Galop. – Si vous deviez en faire le portrait, comment décririez-vous

votre liste ?

Christian

de Villeneuve. – Tout d’abord, je ferai remarquer qu’elle est composée de

personnes qui ont la passion des courses chevillée au corps, mais qui n’ont

encore jamais siégé au sein du Comité de France Galop. Elles apportent donc un

regard neuf et une motivation intacte pour participer aux débats dont dépend

l’avenir de la filière. Ce sont également des personnalités qui ont fait leurs

preuves dans la société civile, et qui, à des titres divers, possèdent une

solide expérience du cheval. Aujourd’hui, tous entendent mettre leur expertise

professionnelle – qui touche à des spécialités aussi variées que les médias

télévisés, la fiscalité ou l’investissement dans les entreprises, etc. – au

service de la filière hippique. Notre liste compte également plusieurs

personnes capables, par leurs réseaux et leur expérience, de défendre

efficacement la cause des courses auprès des pouvoirs publics.

 

Génération Galop a fait partie, dans le cadre

de la consultation "Galop 2020", du groupe de travail "propriétariat

& développement". Quel bilan avez-vous tiré de cette démarche ?

Cette consultation était une très bonne initiative et nous

sommes ravis d’avoir eu l’occasion d’exprimer nos idées. En effet, nous pensons

que la maison-mère doit autant que possible associer ses membres, qui sont les

acteurs des courses, aux réflexions sur les grandes orientations de la filière.

Il faut souligner qu’il s’agissait d’un exercice ambitieux et extrêmement

difficile. Il n’est pas aisé de réunir autour d’une table trente personnes aux

sensibilités très différentes, et de leur demander de prendre des positions sur

des sujets aussi complexes. Nous comptons d’ailleurs parmi nos membres des

experts de ce type de consultations transversales, qui se sont mobilisés dans

le cadre des groupes de travail. Au final, on peut regretter un certain manque

de méthode et de suivi dans la conduite du projet, qui explique le fait

qu’aujourd’hui, les enseignements de cette consultation sont insuffisamment

connus et perceptibles.

 

Vous avez notamment conseillé une

externalisation des fonctions "marketing", "événementiel"

et "accompagnement des propriétaires". Pouvez-vous justifier cette

proposition ? Est-ce à dire que les équipes en place ne sont pas compétentes

Les conditions dans lesquelles nous avions

formulé cette proposition ont beaucoup évolué avec l’avènement du projet de

marketing commun réunissant France Galop et Le Trot, ainsi que le PMU, la

Fédération nationale des courses et Equidia. Nous pensons que cette démarche va

tout à fait dans le bon sens. En effet, la communication et le marketing

constituent un axe d’investissement prioritaire pour reconquérir le public, les

parieurs, les médias et attirer de nouveaux propriétaires. En un mot, renouer

avec la croissance. Pour gagner en impact et en efficacité, il est primordial

que les deux maisons-mères, ainsi que le Gie PMU, s’unissent pour délivrer un

message unique, centré sur le cheval et le sport. Le cheval bénéficie d’une

cote d’amour très élevée auprès des Français, l’équitation est le troisième

sport le plus pratiqué dans notre pays. Mais les courses bénéficient trop peu

de cet engouement. Il faut remettre les chevaux, ainsi que les hommes et les

femmes de passion qui les entourent, au centre de notre dispositif médiatique.

Il est nécessaire de mieux les mettre en valeur lors des réunions de courses.

C’est la direction que préconise le plan de marketing commun et qui a été

adoptée pour le Prix de l’Arc de Triomphe 2015, avec le succès que nous

constatons aujourd’hui. Pour persévérer dans cette dynamique, il faut pouvoir

mobiliser d’importants moyens humains et financiers, or l’union fait la force.

Redonner de l'attractivité aux courses est le

cœur de votre programme. Quelle est, selon vous, la première mesure à prendre

pour s'inscrire dans cette dynamique ?

Effectivement,

notre obsession est de faire en sorte que les courses redeviennent plus

attractives vis-à-vis des "trois P" : les propriétaires, les

parieurs et le public. Ces trois groupes sont bien plus que des clients, ils

constituent la colonne vertébrale sans laquelle la filière ne peut perdurer.

S’agissant des premiers, l’attractivité passe bien sûr par le maintien d’allocations

élevées et incitatives, mais aussi par une reconnaissance accrue, résultat

d’une multitude de manifestations plus ou moins symboliques : une

procédure d’agrément plus accueillante et mieux accompagnée, une meilleure

théâtralisation des victoires, un service client personnalisé, etc. Concernant

les parieurs, s’il fallait ne citer qu’une seule de nos propositions, ce serait

de rénover l’offre de jeux autour d’une nouvelle course-événement, dans le

double objectif de restaurer des masses importantes et de séduire les jeunes

générations. Enfin, pour attirer le public vers nos hippodromes, notamment dans

les grandes villes où il fait le plus défaut, nous devons nous efforcer de les

rendre plus confortables, plus transparents, plus festifs, avec des offres

destinées à toutes les catégories de clientèle, des adolescents aux entreprises

qui reçoivent leurs clients. Dans ce domaine, le

Nouveau Longchamp constitue une opportunité magnifique pour la filière, capable

de susciter un véritable appel d’air s’il est bien conçu. Pour cela, il faudra

consulter l’ensemble des parties prenantes et veiller à ce que chacun bénéficie

d’une "expérience client" de meilleure qualité dans le nouvel

hippodrome.