L'association présente sa profession de foi, un travail commun avec tous ses adhérents

Autres informations / 22.10.2015

L'association présente sa profession de foi, un travail commun avec tous ses adhérents

Assemblée générale de l'Association des propriétaires d'Île-de-France,

du Nord et de Haute-Normandie

 

L'ASSOCIATION PRÉSENTE SA

PROFESSION DE FOI, UN TRAVAIL COMMUN AVEC TOUS SES ADHÉRENTS

« Vendredi 16 octobre s'est tenue l'Assemblée générale annuelle de

l'Association des propriétaires d'Île-de-France, du Nord et de Haute-Normandie. À cette occasion, plus de soixante convives se sont

réunis au Jockey Club, à Paris. Un lieu unique intimement lié à l'univers des

courses hippiques.

Trois intervenants ont honoré l'Assemblée de leur présence :

  • Jean-Pierre Colombu et José Bruneau de la Salle,

    deux membres associés de France Galop venus répondre aux questions des

    adhérents et expliquer leur mission au sein du Comité de la société-mère.

  • Guillaume Macaire, qui avait effectué le

    déplacement de Royan-La Palmyre pour exprimer ses convictions et son analyse

    sur l'avenir des courses, et dédicacer son nouveau roman À la

    plume Sergent Major.

 

Patrick Fellous, Président du Syndicat national des propriétaires et

Président de l'Association régionale jusqu'en 2014 a présenté la feuille de

route de la soirée et effectué un état des lieux général avant de rappeler aux

invités l'importance de leur vote au mois de novembre. Annie Michel, élue présidente

de l'Association en décembre 2014, a entamé son discours. Elle y a exposé les

résultats d'une consultation menée par l'Association régionale en mai dernier

auprès de tous ses adhérents afin de mieux connaître leurs attentes et leurs

motivations. Elle a ensuite présenté la profession de foi de l'Association pour

les élections du mois de novembre, rappelant que cette profession de foi

s'articule en grande partie autour des résultats de la consultation des

adhérents, devenus ainsi les contributeurs d'un travail commun.

 

(Aplat)

 

PROFESSION DE FOI 2015 DE L'ASSOCIATION

DES PROPRIÉTAIRES D'ÎLE-DE-FRANCE, DU NORD ET DE HAUTE-NORMANDIE

 

Défendons vos

intérêts

Maintenons les allocations au niveau de l'inflation. Elles ne sont pas

la variable d'ajustement.

Rétablissement des primes "FR" sans limite à 90 %.

Soutien à toutes les actions menées pour obtenir un allègement de la T.V.A.

pour les propriétaires non assujettis.

 

Valorisons

votre statut

  • Renforçons notre

    représentation au sein des instances de France Galop.

  • Créons une course

    au nom de l’Association des propriétaires Île-de-France, Nord et

    Haute-Normandie sur chaque hippodrome de France Galop.

  • Initions

    un programme d’accueil en semaine sur les hippodromes parisiens pour les

    propriétaires ayant un partant.

  • Uniformisons le seuil de revenus Paris-province

    sur la base province pour tous les nouveaux propriétaires

    en vue de l’obtention de leurs couleurs.

     

    Conservons les hippodromes parisiens

    Refusons toute fermeture d’hippodrome en soutenant

    toutes les actions prises pour y faire revenir les spectateurs.

  • Proposons la

    création d’un mini-meeting d’été spectaculaire de 3 à 4 jours à Longchamp

    autour du 14 juillet.

  • Défendons

    nos allocations et nos primes face au projet du Nouveau Longchamp.

    Créons à nouveau le lien avec les parieurs

  • Organisons avec

    le PMU des actions de promotion sur les hippodromes.

  • Dynamisons

    l’image des courses, dans ses dimensions de sport, de spectacle et de jeu.

  • Recrutons de

    nouveaux parieurs par les nouveaux modes de communication (réseaux sociaux).

  • Capitalisons sur

    des actions initiées par le PMU et les sociétés de course ciblant le grand

    public via les grands médias.

 

(Fin aplat)

 

UN ÉCHANGE TRÈS VIVANT AVEC LES COOPTÉS

Jean-Pierre Colombu et José Bruneau de la Salle ont ensuite rejoint la

tribune pour répondre aux questions des adhérents.

L'Assemblée : Quelle est la mission des cooptés au sein de France

Galop ?

José Bruneau de la Salle :

Les cooptés sont un socle qui doit assurer, par sa cohésion, la pérennité d'un

ensemble.

Jean-Pierre Colombu : Avec

le nouveau décret et le passage du nombre de membres au Comité de 50 à 56, les

cooptés ont accepté de diminuer leur représentation. Pour nous, l'important

n'est pas le nombre, mais l'engagement et la qualité des membres y siégeant.

L'Assemblée : Comment choisissez-vous vos membres ?

José Bruneau de la Salle : Les

cooptés se choisissent entre eux. Lors du dernier renouvellement, deux nouveaux

membres associés nous ont rejoints : Philippe Augier et Guillaume de

Saint-Seine. Les membres sont choisis selon plusieurs critères. Nous effectuons

un tour de table, nous débattons et choisissons. Personnellement, j'ai été

coopté grâce aux liens que j'entretiens avec les politiques français. C'est la

Tutelle qui décide finalement de notre sort. Et il faut que la voix des courses

parviennent directement aux oreilles de ceux qui décident.

Jean-Pierre Colombu : Nous

devons être tous d'accord. Récemment, monsieur Jacques Détré a été proposé avec

un très large consensus, mais il n'a finalement pas été coopté.

L'Assemblée : Nous, propriétaires, estimons souvent que la part

des sièges des cooptés au Comité est trop importante à l'heure où nous

demandons une plus grande représentativité dans les instances...

Jean-Pierre Colombu : Il

faut savoir que les cooptés sont à 90 % des propriétaires. Au Comité, nous

ne sommes pas les uns contre les autres. Notre rôle n'est pas de figer les

choses, mais d'apporter des idées. Rappelons-nous ce qui nous unit : je

viens aux courses depuis que j'ai douze ans. À seize ans, j'y passais plus de

temps que raisonnable. Je jouais, et si je gagnais, j'étais content, si je

perdais, je l'étais moins. Quand j'ai pu avoir la chance de faire courir mes

propres chevaux, je l'ai fait. Nous sommes tous animés par la même passion et

ces guerres de clans sont vaines.

L'Assemblée à Annie Michel et Patrick Fellous : Pourquoi ne

demande-t-on pas un audit de France Galop ?

Patrick Fellous : Cela a déjà été fait et, chaque fois, ces

rapports ne voient jamais vraiment le jour. Ils devraient être présentés au

Comité puis exposés publiquement. Le mieux serait de "réveiller" le Conseil économique et social de France Galop afin

qu'il actualise ses derniers résultats. Nous pourrions ainsi partir de ces

conclusions pour faire un bilan de la situation. Ce pourrait être ici la

solution pour avancer réellement et ne pas dépenser des fortunes dans un énième

audit qui pourrait finir, comme les autres, aux oubliettes.

 

GUILLAUME MACAIRE : « LE PROPRIÉTAIRE, C'EST LA VOITURE, LE

PARIEUR, C'EST L'ESSENCE »

Entraîneur n°1 en obstacle, Guillaume Macaire est intervenu à la

tribune de cette Assemblée générale de l'Association des propriétaires

d'Île-de-France, du Nord et de Haute-Normandie. Avant de dédicacer son dernier

roman à chaque invité, l'entraîneur royannais a tenu un discours parfois féroce

mais toujours passionné. Extraits :

 « Je reçois les

professions de foi des acteurs du Trot et je peux vous assurer que nous avons

tout intérêt à faire bloc. »

« Il n'y a pas de petits et grands propriétaires, tout le monde peut un

jour avoir un champion. Ce qui est essentiel, c'est la motivation de chacun et

il ne faut pas la tuer. »

« On a supprimé la prime d'abattage de 1.500 €, c'est

intolérable ! On ne court pas de chevaux pour qu'ils meurent sur le champ

de bataille, mais cette petite prime servait tout de même à adoucir la note et

la douleur. »

« Les propriétaires ne demandent pas de perfusion. Ils demandent

que le verdict du poteau signifie encore quelque chose. »

« Pourquoi ne tente-t-on pas aussi de percer sur les grands médias

nationaux en achetant des espaces publicitaires ? »

Patrick Fellous : « C'est là l'une des propositions de la

profession de foi du Syndicat national : renouer avec les grands médias en

leur apportant un budget annuel à utiliser pour parler des courses dans leur

dimension sportive. »

Extraits de discussions ayant duré deux heures trente. »