Télécharger l'édition du jour
Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Loïc malivet candidat à la présidence de france galop

Autres informations / 12.11.2015

Loïc malivet candidat à la présidence de france galop

LOÏC MALIVET CANDIDAT

À LA PRÉSIDENCE DE FRANCE GALOP

Annoncera ? Annoncera pas ? Annoncera ! Après avoir fait

durer le suspense depuis plusieurs semaines, Loïc Malivet a finalement choisi

la traditionnelle soirée de l’Asselco (Association des éleveurs de chevaux de

l’Ouest), qu’il préside depuis plusieurs années, pour déclarer sa candidature à

la présidence de France Galop. C’était mardi soir, à Vitré. La salle, qui

accueillait près de quatre cents personnes, était acquise à sa cause et l’a

applaudi. Après avoir détaillé l’activité du Syndicat des éleveurs et de

l’Asselco, Loïc Malivet a conclu en expliquant son action et ses perspectives

au sein de France Galop. Jour de Galop était présent à cette

manifestation et a enregistré le discours de candidature, dont voici

l’essentiel :

« En 2016, l’Asselco renouvellera son Comité. Nous attendons

de nouvelles candidatures pour nous aider à progresser et pour nous apporter

des idées innovantes. Après huit années à la présidence de notre association,

je ne briguerai pas un nouveau mandat. (…) Votre syndicat était également très

présent en région, dès qu’il y avait des concours d’élevage, des ventes ou des

présentations d’étalons. Nous sommes restés sur le devant de la scène au niveau

national mais également international. Notamment avec un déploiement important

à Bruxelles, où notre présence et notre action ont été déterminantes dans un

grand nombre de dossiers mais aussi dans les instances mondiales lors de la

réunion de la Fédération internationale des éleveurs de pur-sang en Irlande

récemment.

Parlons de France Galop. J’ai pu, au cours des quatre

dernières années de mandature, me rendre compte de nombre de décisions

courageuses prises au sommet. Bertrand Bélinguier a souhaité prendre à bras le

corps ces réformes indispensables qui avaient trop tardé (…) Dans une période

difficile, il a réussi à maintenir nos allocations, ce qui était capital pour

tous les socioprofessionnels qui prenaient la crise de plein fouet. Pour n’en

citer que quelques-unes : le régime des .A.C.S., la fermeture du P.M.H.

(…) la cession de Geny Course, le lancement du nouveau Longchamp, le plan

d’économie de France Galop, la densification du programme d’hiver… autant de

réformes qui devront être suivies par d’autres (…) pour activer les leviers de

croissance qui sont nécessaires à cette industrie. Il faut poursuivre notre

action pour abolir la différence de traitement entre le PMU et la Française des

Jeux (…) Comment expliquer aujourd’hui que ces derniers ont l’autorisation de

prendre des paris sportifs, alors que le PMU, qui en propose aussi dans son

offre, ne peut le faire que par internet ? Instaurons cette équité et le

chiffre d’affaires du PMU augmentera. Personne n’en parle et pourtant c’est

capital. Deuxièmement, les courses doivent rénover leur image, rajeunir la

population sur les hippodromes et dans les points PMU. Il est important de

devenir attractif pour les médias généralistes. Voici les leviers pour y

parvenir : le marketing commun des courses, un projet transversal entre le

trot, le galop, le PMU, Equidia et la Fédération nationale des courses, va

prendre son essor pour redonner de la crédibilité à notre sport. En parallèle,

France Galop doit mobiliser toutes ses forces pour mener à bien le projet de

Longchamp. Ce Nouveau Longchamp doit réussir sa métamorphose. Tout en restant

le temple du galop et la vitrine des courses françaises, il doit proposer un

spectacle pour tous, turfistes, néophytes, familles et jeunes Parisiens qui y

trouveront une offre de sortie inédite et un lieu de socialisation.

Troisièmement, il faut poursuivre la réforme interne de France Galop (…),

soit un grand plan vital d’économie, qui s’accompagnerait d’un partenariat

entre l’État et la filière, avec le relais indispensable de tous nos élus dans

nos territoires. Les élections à France Galop sont une occasion unique de

débattre de notre avenir. Tous les quatre ans, le monde de l’élevage et des

courses est ainsi appelé à réfléchir et à émettre des idées, pour mieux

façonner demain. Pas une journée ne s’écoule depuis des mois sans qu’une

nouvelle contribution n’apparaisse dans nos journaux ou sur le net. C’est un

enrichissement dont il convient de se réjouir. Chacun d’entre nous doit saisir

cette occasion unique de faire entendre sa voix, au moins en soutenant la liste

qui lui paraît être la plus à même de le représenter efficacement. C’est

pourquoi j’en appelle à la responsabilité de tout ceux qui sont présents mais

aussi des autres à qui vous porterez la bonne parole, pour que chacun vote.

C’est un rendez-vous à ne pas manquer. Les éleveurs sont invités à élire huit

représentants et la liste du Syndicat des éleveurs a toute la légitimité pour

briguer ces mandats. Qui, en effet, est à l’origine de la prime à l’éleveur et

de la prime au propriétaire, et n’a cessé de les développer ? Qui a obtenu

toutes les avancées fiscales, jusqu’au mauvais coup porté par l’Europe, en

matière de T.V.A. ? Qui justement est en permanence à Bruxelles pour

combattre de nouvelles menaces (…) ? Qui organise et contrôle les aspects

sanitaires essentiels à notre activité ? Existe-t-il d’autres prétendants

à vos votes, constitués en groupements régionaux et de races qui débatent et

défendent leurs particularités ? Existe-t-il d’autres groupements qui vous

informent à longueur d’année et réalisent des ouvrages indispensables

(…) ? Alors, oui, le Syndicat à la légitimité pour représenter tous les

éleveurs de France (…) Votez et faites voter pour une équipe qui rassemble et

vous ressemble. Vous qui êtes rassemblés ce soir pour cette fête de l’élevage,

vous êtes ma famille. Mes racines sont ici. J’élève dans l’Ouest, et très vite j’ai

rejoint l’Asselco dont vous m’avez confié la présidence. C’est donc très

naturellement que je vous donne la primeur de ma décision. Je serai candidat à

la présidence de France Galop. Si j’ai aujourd’hui cette ambition, c’est que je

crois aux forces vives de l’élevage et des courses pour construire demain. J’ai

une obsession : l’intérêt général. J’ai intégré France Galop il y a quatre

ans, directement au poste de vice-président. J’ai acquis une connaissance de l’Institution

qui me montre avec lucidité que si beaucoup a été accompli, beaucoup reste à

faire. J’ai l’habitude d’aller au fond des dossiers, ce qui est nécessaire si

l’on veut éviter les écueils de la vie associative. Je m’y engage ce soir

devant vous, c’est avec enthousiasme et une grande espérance que je mènerai

France Galop si les rênes m’en sont confiées. Merci de votre attention et bonne

soirée. »