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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Longchamp à vendre !

Autres informations / 10.11.2015

Longchamp à vendre !

LONGCHAMP À VENDRE !

Mais non, Longchamp n’est pas à vendre ! Ce qui l’est, en revanche, c’est son mobilier et d’autres objets iconiques de l’hippodrome, comme par exemple ses poteaux d’arrivées (le principal, le "deuxième poteau" et le poteau du parcours en ligne droite). Ils passeront sous le marteau de Pierre-Yves Lefèvre le lundi 14 décembre, à partir de 15 heures, dans la serre de l’hippodrome de Longchamp. Cette vente rare, exceptionnelle et émouvante devrait attirer de nombreux amoureux des courses. Elle comprendra notamment une vingtaine de canapés, une dizaine de fauteuils, une quinzaine de tables et consoles, une cinquantaine de fauteuils et une vingtaine de guéridons de la Maison Jansen, une vingtaine de fauteuils de Charles et Ray Eames édités par Herman Miller, une centaine de chaises Korium de Tito Agnoli, édités par Matteo Grassi, des suspensions provenant des tribunes présidentielles, environ vingtcinq tables bistrot et trentecinq chaises Indartu éditeur provenant de la Brasserie Gladiateur, environ 700 chaises des loges des propriétaires, des vitrines du Salon des Dames mais également un bureau à caisson George Nelson, un meuble de sellerie ou bien encore des bancs et casiers des vestiaires des jockeys, un jette-habits… Poteau d’arrivée, bancs et casiers du vestiaire des jockeys Au début des années 1960, le projet de Nouveau Longchamp tendait à rendre à ce lieu mythique toute l'élégance et le raffinement qui avaient fait la réputation de l'hippodrome. Les plus nobles matériaux et les plus grands créateurs ont été sollicités. La Maison Jansen, fleuron du style français, a fourni les sièges et les tables des espaces réservés aux propriétaires. De larges fauteuils et canapés garnis de cuir noir ou rouge, et des tables basses aux lignes sobres rappelant le style Louis XVI, habillent loges et coursives de ces espaces privilégiés. Dans les tribunes ou le restaurant panoramique, le style se veut résolument plus moderne : chauffeuses en skaï, fauteuil "Aluminium group" ou "Lobby chair" des Eames. À la réouverture des nouvelles tribunes de l'hippodrome en 1966, les commentateurs sont éblouis par la modernité du lieu. Les agencements postérieurs conserveront cette ligne directrice avec le choix de chaises et fauteuils de Tito Agnoli dans les tribunes présidentielles.