Disparition de smadoun

Autres informations / 15.12.2015

Disparition de smadoun

DISPARITION DE SMADOUN

C’est lundi, dans l’après-midi, que Smadoun (Kaldoun) a définitivement tiré sa révérence. Le responsable de l’élevage du haras des Sablonnets l’a trouvé dans son paddock, à l’endroit où il aimait attendre avant de réintégrer son box. Selon Valentin Berouard, « il a eu une belle mort et s’est éteint en douceur à un endroit où il aimait être. » L’étalon né en 1990 – il aurait eu 26ans l’année prochaine – aura particulièrement marqué l’histoire du haras des Sablonnets. Il y est né, y a été entraîné par Bernard Renard pour le compte de ses éleveurs, l’écurie Douaire, et y a fonctionné comme étalon. Pour Antoine de Talhouët-Roy, l’animateur du haras familial, c’est une page qui se tourne. « Je suis très ému et triste ce soir [lire lundi, ndlr]. C’est un jour particulier pour moi car j’avais une relation particulière avec Smadoun qui est né chez nous en 1990, au moment même où j’ai repris le haras. Autant vous dire que nos deux histoires sont très liées. Smadoun a apporté beaucoup de bonheur et de joie à ceux qui ont cru en lui. Il était ce qu’on peut qualifier d’améliorateur – même si je suis le premier à dire qu’il faut utiliser ce terme à bon escient. » Issu d’une grande famille Douaire, élevé au haras des Sablonnets, Smadoun a été une des vedettes des pistes dans l’Ouest – et du reste de la France – entre 1992 et 1996. Ce grand voyageur s’est produit avec assiduité soixante-trois fois en compétition pour seize victoires et presque 550.000 euros de gains. Antoine de Talhouët-Roy continue : « C’était un cheval de fer, très sain avec une santé et un mental irréprochables. Il était un peu le chouchou de la province qu’il avait sillonnée en tous sens. C’était un vrai cheval de course et non le cheval d’une course. Au haras, il était également très attachant à plusieurs titres : par son comportement et par la qualité et l’éclectisme de sa production. Il a produit des 2ans, des chevaux de Groupe, des chevaux d’obstacle… »

La disparition de Smadoun trouve un écho du destin dans l’arrivée aux Sablonnets du nouvel étalon Red Dubawi (Dubawi). « Lui aussi est né au haras et il appartient à une lignée maternelle que ma famille possède depuis plus d’un siècle. J’ai absolument voulu conserver cette souche et il représente, comme Smadoun en son temps, une forme de continuité. »


Une production de qualité et éclectique

Meilleur cheval de l’Ouest de son époque, Smadoun a remporté le Grand Prix du Sud-Ouest, le Grand Prix de Bordeaux, de Dax, le Prix René Bedel, le Grand Prix Interrégional des 3 Ans, le Prix des Sablonnets et le Grand Critérium de Bordeaux (Ls). Le cheval de l’écurie Douaire, entraîné par Bernard Renard aux Sablonnets, a donc enlevé sept Listeds. Au haras, il a produit Chichicastenango, vainqueur du Juddmonte Grand Prix de Paris (Gr1), deuxième du Prix du Jockey Club (Gr1), étalon trop tôt disparu, Blue Brésil, placé de Groupe tant en plat qu’en obstacle, devenu étalon, Cheyrac, gagnante du Prix Isola Bella (L), Dos Santos XX, lauréat du Prix Hypothèse (Gr3), Theinval, vainqueur de Gr3 sur les claies d’Aintree, Smashing, troisième de Gr1 sur les fences de Fairyhouse, Molotof, lauréat de Gr2 sur les claies, Nacarat, gagnant du Bowl Chase (Gr1) à Aintree. Via son fils Chichicastenango, il est également à l’origine de Vision d’État, lauréat notamment du Prix du Jockey Club, du Prix Ganay et des Prince of Wales’s Stakes (Grs1), et de Saônois, gagnant Prix du Jockey Club (Gr1).