Gala de l’élevage 2015 : loic malivet confirme sa candidature à la présidence de france galop

Autres informations / 08.12.2015

Gala de l’élevage 2015 : loic malivet confirme sa candidature à la présidence de france galop

GALA DE L’ÉLEVAGE 2015

LOIC MALIVET CONFIRME SA CANDIDATURE À LA PRÉSIDENCE DE FRANCE GALOP

Dimanche soir s’est tenu à Deauville, au salon des Ambassadeurs du Casino Barrière, le gala de l’élevage. L’occasion pour Loïc Malivet, président du Syndicat des éleveurs, de faire un point sur les derniers résultats électoraux des scrutins socioprofessionnels du galop. En préambule à son discours, Loïc Malivet a remercié de leur présence les représentants des différentes institutions et les éleveurs venus nombreux.

 

Le discours de Loïc Malivet

« Les élections à France Galop ont été une formidable occasion de partage des idées pour donner un nouveau souffle à notre secteur. Et force est de constater qu’à quelques nuances près, toutes les listes en présence ont appelé à résoudre les mêmes problèmes, à savoir :

- contrer les effets négatifs de la hausse de la T.V.A.,

- repenser le programme des courses afin qu’il soit plus juste, mieux réparti et dégage une vraie sélection reconnue par les instances internationales,

- attirer de nouveaux propriétaires, les agréer plus rapidement, mieux les accueillir et sans cesse les mettre en valeur,

- réussir le nouveau Longchamp et l’utiliser comme tremplin,

- renouer avec les grands medias et continuer à amplifier et rajeunir notre communication,

- surveiller l’Europe et ses décisions qui nous contraignent, et même les orienter,

- contrer toutes les initiatives visant à faire du cheval un animal de compagnie, ce qui nous ferait à terme sortir du cadre agricole avec toutes les conséquences induites sur le foncier, les droits des animaux et la fiscalité.

À ces objectifs majeurs s’ajoute la nécessité de mieux gérer, et à moindre coût, en recherchant des synergies avec le Trot, le PMU, la F.N.S.E.A., et les instances paraétatiques du cheval.

Voilà l’ambition que nous devons avoir à France Galop après une mandature qui, sous la direction perspicace de Bertrand Bélinguier, aura réglé nombre de problèmes tels que celui des retraites du personnel et du très coûteux P.M.H. et qui aura lancé ce formidable projet qu’est le nouveau Longchamp.

Dans ces élections, le Syndicat des éleveurs a fait mieux que résister. Obtenir 42 % des voix quand il y a quatre listes en concurrence, c’est un succès évident et c’est la reconnaissance du travail accompli à longueur d’année. Les résultats ont aussi mis en évidence l’ancrage du Syndicat dans les Régions avec l’élection de trois des nôtres à la présidence des Comités de l’Ouest, du Sud-Ouest et du Centre-Est. Enfin, le soutien de nos amis des AQPS, des arabes et des anglo-arabes aura souligné que nous sommes bien une force de rassemblement.

Me voilà ainsi conforté dans ma décision de candidature à la présidence de France Galop. Ce soir n’est pas le moment de présenter mon programme mais soyez certains qu’il sera ambitieux, avec une règle d’or, la recherche de l’intérêt général.

Mais je voudrais aussi particulièrement souligner ce soir l’importance du texte en faveur des courses récemment adopté par le Sénat sous l’impulsion de madame Anne-Catherine Loisier, sénatrice de la Côte d’Or et présidente du Groupe Cheval au Sénat. Voilà bien longtemps qu’une de nos assemblées parlementaires n’avait pris telle disposition. Madame Loisier, que j’ai eu la primeur de rencontrer il y a quelques mois, a pris le temps nécessaire pour écouter et comprendre nos arguments, initiant une véritable prise de conscience parlementaire. C’est un réel message d’espoir qui nous est envoyé.

Je suis convaincu que pour obtenir l’environnement réglementaire et fiscal permettant l’essor de l’élevage et des courses, nous devons tous, à notre niveau, inlassablement montrer, expliquer ce que nous faisons et faire valoir nos précieux apports en matière d’emplois, d’exportations, de contribution au milieu rural et de respect de la nature, et tout cela sans subvention. Au Syndicat, nous avons mis au point des dossiers convaincants que nous portons à Bruxelles et au Luxembourg, mais j’ai une ambition nouvelle : dans chacun de nos départements où l’activité d’élevage est importante, nous allons inviter à découvrir nos activités les députés, les sénateurs, mais aussi les directeurs départementaux de l’Agriculture, les responsables des Safer, du Crédit Agricole, des services de l’emploi. Il y a là un travail relationnel qui me paraît essentiel.

Je terminerai par des notes optimistes : grâce à Arqana et Osarus mais aussi grâce à vous éleveurs, courtiers ou représentants du F.R.B.C., nos ventes se portent bien. Grâce à l’initiative privée et au soutien des éleveurs, notre parc étalons s’améliore nettement. Enfin, grâce à votre passion et votre foi en l’avenir, nous allons gagner ! »