La vente d’élevage conforte son ascension  des deux dernières années

Autres informations / 09.12.2015

La vente d’élevage conforte son ascension des deux dernières années

LA VENTE D’ÉLEVAGE CONFORTE SON ASCENSION

DES DEUX DERNIÈRES ANNÉES

VENTE D’ÉLEVAGE ARQANA, JOUR 4. La vente d’élevage Arqana s’est conclue ce mardi avec une journée axée sur l’obstacle, et qui a débuté par la vente d’une quinzaine d’étalons, dont les sept provenant de l’Ifce. Star de ce lot, Network (Monsun) a été adjugé 290.000 euros. L’étalon a été acheté par la famille Papot et sera stationné au haras d’Enki. Spanish Moon (El Prado) a quant à lui été adjugé 120.000 euros à European Management Bloodstock pour un syndicat. Le cheval restera en France.

Chez les juments, deux lots ont dépassé les 100.000 euros. Elles descendent de deux grandes souches du stud-book pur-sang axé sur l’obstacle. La première, No News (Gentlewave), pleine de Saint des Saints, a été acquise pour 135.000 euros par le haras de la Croix Sonnet. La seconde, Kalikova (Irish Wells), est partie pour 120.000 euros et renforcera la jumenterie du haras d’Etreham.

Chez les foals, Martaline a largement dominé la vacation, signant les trois top prices de la vente.

Le prix moyen de cette dernière journée affiche une nette hausse : il passe de 17.276 euros à 21.314 euros, soit une progression de 23 %. Le médian progresse lui aussi de 8.500 euros à 11.500 euros. En revanche, le taux de vendus passe de 80 % à 70,50 %. Ces indicateurs sont le signe d’un marché sélectif. Olivier Delloye, directeur général d’Arqana, a commenté : « Pour la première fois, le chiffre d’affaires de cette journée passe la barre des 2 millions d’euros, et allègrement, grâce notamment à la vente d’étalons comme Network ou Spanish Moon. Pour les juments et les foals, on a constaté un marché très sélectif : il existe une vraie demande pour les top-familles et les très bons foals, mais pour les animaux un peu justes, c’est beaucoup plus difficile. Il est satisfaisant de constater que les éleveurs français ont investi dans de bonnes juments, signe de leur confiance dans ce marché, généré par les bonnes valorisations sur le secteur de yearlings, des stores ou des chevaux à l’entraînement. »

Concernant la vente dans sa globalité, le chiffre d’affaires est très proche de celui des années 2013 et 2014, deux éditions record. Le prix médian fait un vrai bond, passant de 17.000 euros à 19.000 euros, soit une hausse de 11,7 %. Olivier Delloye a expliqué : « Cette vente est devenue un rendez-vous incontournable pour de nombreux acheteurs qui font preuve d’une extrême fidélité. Ils viennent ici car ils savent qu’ils vont trouver ce qu’ils ne trouvent pas ailleurs. La vente a acquis au fils des ans une vraie spécificité, grâce aussi à la confiance de quelques gros vendeurs, et aux succès des chevaux issus de cette vente ou de juments achetées ici. Si la vente a connu une ascension rapide, elle n’en est pas moins solide, comme le prouvent cette année encore les résultats. »