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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Messeigneurs, il est l’heure…

Autres informations / 02.12.2015

Messeigneurs, il est l’heure…

MESSEIGNEURS, IL EST L’HEURE…

 

Un éditorial de la rédaction de Jour de Galop

 

… il est l’heure de déclarer votre candidature, pour ceux qui ne l’ont pas encore fait. Il est l’heure de décliner des propositions précises, ce qu’aucun des candidats ou potentiels candidats n'a fait à ce jour.

Certes, seuls cinquante-six grands électeurs sont appelés aux urnes le 15 décembre. Si vous vous mettez à la place de ceux qui pourraient briguer la présidence, vous vous direz peut-être : à quoi bon parler à des milliers de personnes alors que seules cinquante-six comptent vraiment pour moi ? Erreur : ces cinquante-six "pairs" sont autour de la table parce qu’ils représentent les tendances professionnelles et sociales du galop français. Pour la moitié d’entre eux (les vingt-huit élus des 23 et 30 novembre), c’est plus qu’une évidence : même s’ils voteront en leur âme et conscience le 15 décembre, ils ne pourront pas faire abstraction de la faction silencieuse dont ils porteront la voix. Ils vont prendre la température au sein de leur camp et seraient mal avisés de trahir les espoirs que leurs électeurs ont placés en eux.

La même remarque peut être faite au sujet des membres associés ("cooptés"). En théorie, ils sont plus libres puisqu’ils n’ont pas eu de promesses électorales à faire pour siéger. Mais, au moment crucial, cette liberté ne les empêchera ni de penser à ceux avec lesquels ils ont récemment parlé de l’avenir du galop français ni d’échapper à toute influence.

Donc Messieurs les candidats, en parlant au plus grand nombre, c’est aux cinquante-six que vous vous adressez.

 

À table !

Les derniers jours se sont écoulés sous le signe d’une sociabilité aux prandiaux accents : on s’invite, on se voit, on consulte, on parle, on affine la liste des invités, on écrit, réécrit et rature le menu, on apporte les ingrédients, on cuit, on rectifie l’assaisonnement, on accompagne… et on se donne rendez-vous pour les agapes du 15 décembre.

Les détails sont amusants. Ils mériteront un jour d’être contés. Mais au-delà de cette cuisine politique ? Nous attendons que les candidats sortent du bois et sortent leur programme. Sans cela, comment s’intéresser à notre présidentielle ? Pas besoin d’être un fin analyste politique pour prédire que si tout se passe en coulisses, le monde socioprofessionnel détournera la tête et préférera consacrer son temps à ses propres problèmes.

Le premier candidat est déclaré ; un second pourrait faire son coming out autour du week-end ; un troisième (qui veut encore pouvoir consulter ce week-end à Deauville) annoncera peut-être son intention "d’y aller" en début de semaine prochaine. Quoi qu’il en soit, le temps sera court, d’ici au 15 décembre, pour plancher sur leurs propositions.