Disparition de franco polidori

Autres informations / 06.01.2016

Disparition de franco polidori

INTERNATIONAL

DISPARITION DE FRANCO POLIDORI

Franco Polidori, éleveur et propriétaire de premier plan en Italie, s’est éteint en début de semaine à Gênes. Il était également très connu en France. Âgé de 86 ans, il avait pratiqué le monde des courses sous toutes ses facettes. Propriétaire de quelques agences hippiques, Polidori avait su donner de son temps pour l’hippodrome de Capannelle, lorsqu’il fallait un homme de caractère pour le sauver de la faillite. Les chevaux ne représentaient pas pour Polidori qu’une source de revenus, avec les paris et la gestion des hippodromes. Son élevage commercial s’est développé sous l’appellation Compagnia Generale, avec l’aide de son ami le courtier Arturo Brambilla.

Le meilleur représentant de Franco Polidori fut Electrocutionist (Red Ransom), vendu à l’amiable à l’Américain Earle Mack. Sous la férule de Valfredo Valiani, Electrocutionist a remporté le Gran Premio di Milano et les Juddmonte International Stakes (Grs1), avant de passer sous la bannière Godolphin. Un après-midi de mars, après une vente à Pise, Franco Polidori était aux anges en assistant sur l’écran à la victoire de son élève dans le Dubai World Cup (Gr1).

Franco Polidori avait déjà connu la joie d’une victoire dans un Gr1 international avec Prince Kirk (Selkirk), entraîné à Pise par Mil Borromeo. Ce dernier avait remporté, sous la casaque rouge de son Écurie Pieffegi, le Prix d’Ispahan (Gr1) 2004. Les chevaux de Compagnia Generale, élevés dans un premier temps chez Franca Vittadini à Oriano, et ensuite chez Cristiana Brivio Sforza à Pise, étaient tous à vendre. Mais parfois, sur un coup de cœur, Franco Polidori en gardait quelques-uns. Ces derniers allaient à l’entraînement en France chez Pascal Bary, ou en Italie, comme ce fut le cas de Senlis (High Chaparral). Ce fils de Senebrova (Warning), une gagnante de Groupe "maison", a remporté le Premio Parioli, la "Poule d’Essai" italienne.

Petit à petit, Franco Polidori avait réduit son implication dans l’élevage. Il vendait ses chevaux à Deauville et en Angleterre, parce qu’il avait senti avant les autres l’arrivée de la crise en Italie. La mort de sa femme, Gianna, fut décisive pour ce grand homme qui, petit à petit, a lâché prise. Il a encore quatre chevaux enregistrés à l’entraînement en France chez Alessandro Botti. L’un d’entre eux, une pouliche inédite de 3ans, s’appelle Reine Gianna (Orpen). Il serait beau de la voir gagner un jour, en souvenir de Franco et Gianna Polidori.