Disparition de kingmambo

Autres informations / 22.01.2016

Disparition de kingmambo

ACA

 DISPARITION DE KINGMAMBO

Lane’s End Farm a annoncé, mercredi, la disparition du champion Kingmambo (Mr. Prospector) à l’âge de 26ans. Le cheval a été euthanasié mardi, suite à des problèmes de santé dus à l’âge, cinq ans après la disparition de sa mère, Miesque (Nureyev). Il sera enterré sur les terres du haras américain.

 

Une grande famille et un grand pedigree

Mr. Prospector (Raise a Native), le père de Kingmambo, fut un grand étalon. Ce sire d’envergure mondiale est à l’origine sa propre lignée mâle dont sont issus, de manière non exhaustive, les reproducteurs suivants : Unbridled, Empire Maker, American Pharoah, Woodman, Gone West, Distorted Humor, Machiavellian, Smart Strike… Miesque, la mère de Kingmambo, s’est imposée dans les Grs1 suivants : Breeders’ Cup Mile (deux fois), 1.000 Guinées, Prix Jacques Le Marois (deux  fois), Poule d’Essai des Pouliches, Prix du Moulin de Longchamp, Prix Marcel Boussac, Prix de la Salamandre et Prix d’Ispahan. Au haras, elle a donné les lauréats et placés de Gr1 Kingmambo et Miesque’s Son. Dans la descendance de Miesque, par la voie femelle, on trouve East of the Moon (Prix de Diane, Poule d’Essai et "Jacques Le Marois"), Evasive (étalon au haras de Grandcamp), Karakontie (Breeders’ Cup Mile, Poule d’Essai des Poulains et Prix Jean-Luc Lagardère), Tapestry (Yorkshire Oaks)…

 

Le premier champion d’une championne

Kingmambo a été le tout premier produit de sa mère, Miesque, véritable championne en piste qui s’est ensuite révélée être une matrone au haras. Élevé, comme sa mère, par la famille Niarchos, Kingmambo est né le 19 février 1990. Entraîné par François Boutin, il court à sept reprises à 2ans, toujours confié à Freddy Head, débutant au mois de juillet. Il s’impose pour sa deuxième sortie, sur 1.200m, et se classera deuxième du Prix de la Salamandre ainsi que cinquième du Grand Critérium (Grs1). C’est réellement à 3ans, sous la selle de Cash Asmussen, que Kingmambo va révéler tout son talent, sur le mile. Il remporte la Poule d’Essai des Poulains, les St James’s Palace Stakes, le Prix du Moulin de Longchamp (Grs1), se classe troisième du Prix du Haras de Fresnay-le-Buffard - Jacques Le Marois (Gr1) et conclut sa carrière par une troisième place dans les Queen Elizabeth II Stakes (Gr1).

 

Un top-étalon

Au haras, à Lane’s End, Kingmambo a donné naissance à des champions dans neuf pays différents et à 85 gagnants black types, avec en moyenne seulement soixante quatre foals par an. Son premier champion, issu de sa première production, a été le japonais El Condor Pasa, gagnant du Grand Prix de Saint-Cloud et du Prix d’Ispahan, deuxième d’un Prix de l’Arc de Triomphe devenu mythique : celui de Montjeu (Sadler’s Wells). Il a aussi donné Lemon Drop Kid, gagnant des Belmont Stakes (Gr1). Kingmambo s’est avéré un étalon très polyvalent, donnant des sprintersMalhub, gagnant des Golden Jubilee Stakes (Gr1) – ou des chevaux capables de gagner sur 2.400m ou plus : Light Shift, lauréate des Oaks d’Epsom (Gr1), Encke, tombeur de Camelot (Montjeu) dans le St. Leger de Doncaster (Gr1), ou Rule of Law, également vainqueur du St. Leger.

Sa production a aussi brillé sur le mile : on pense en France à la championne Divine Proportions, gagnante du Prix Morny, du Prix Marcel Boussac, de la Poule d’Essai des Pouliches, du Prix de Diane et du Prix d’Astarté (Grs1). Kingmambo est, de plus, le père des gagnants de 2.000 Guinées King’s Best et Henrythenavigator, aujourd’hui étalons. Il a donné des gagnantes des 1.000 guinées avec Russian Rhythm, tombeuse de Six Perfections (Celtic Swing), et Virginia Waters, laquelle a battu Maids Causeway (Giant’s Causeway & Vallée des Rêves, par Kingmambo).

Kingmambo est aussi devenu un père de mères reconnu, avec des chevaux comme Midday (Oasis Dream & Midsummer, par Kingmambo), Camelot (Montjeu & Tarfah, par Kingmambo), Duke of Marmalade (Danehill & Love me True, par Kingmambo) et son frère Ruler of the World (Galileo). En France, Kingsalsa, stationné au haras de Victot, semble être le plus actif des fils de Kingmambo, en ce début de saison 2016.

 

L’autre "King" du Japon

Kingmambo a eu une grande importance pour l’élevage au Japon. Il y a eu le champion El Condor Pasa, disparu en 2002. Mais il se trouve aussi être l’auteur de King Kamehameha. Katsumi Yoshida a acheté Manfath (Last Tycoon) à Keeneland, en 2000, pleine du poulain qui deviendra un champion, pour 650.000 dollars. King Kamehameha est le plus argenté des fils étalons de Kingmambo – allocations japonaises aidant – et il a détenu, avec Deep Impact (Sunday Silence), le record du Derby japonais, avant que le chrono ne soit encore amélioré par son fils, Duramente. King Kamehameha s’allie parfaitement avec une jumenterie marquée par le sang de Sunday Silence, et il se démarque aussi par sa versatilité. En 2015, il a signé une grande année, avec Duramente, gagnant des 2.000 Guinées et du Derby, Let’s Go Donki, gagnante des 1.000 Guinées, ou encore Lovely Day, gagnant du Takarazuka Kinen, du Tenno Sho-automne et troisième du Japan Cup. Il a donné la championne Apapane, gagnante de la Triple couronne des pouliches. On lui doit aussi le champion sprinter Lord Kanaloa, aujourd’hui étalon, des chevaux capables d’aller sur le dirt, comme Hokko Tarumae ou Belshazzar, ou encore Rose Kingdom, héros sur tapis vert d’un Japan Cup après rétrogradation de la championne Buena Vista (Special Week)…