Entre transmission et innovation, la reboursière se réinvente

Autres informations / 13.01.2016

Entre transmission et innovation, la reboursière se réinvente

LE MAGAZINE

ENTRE TRANSMISSION ET INNOVATION, LA REBOURSIÈRE SE RÉINVENTE

Alors qu’il aborde sa cent treizième année d’existence, celui que l’on appelait jusqu’alors le haras de la Reboursière et de Montaigu se réinvente. Aliette Forien, qui gère la structure depuis le milieu des années 1980, transmet progressivement les rênes à sa fille, Sybille Gibson. Dans le même temps, l’activité se scinde en deux entités, la Reboursière, où se poursuit l’élevage familial, et le haras de Montaigu, qui accueille la partie étalonnage, les chevaux de la clientèle et le consignment.

 

Une nouvelle étape dans l’histoire du haras

Le haras de Montaigu a été créé en 1903 par Gabriel Guerlain. Transmis de génération en génération, il a vu passer de nombreux lauréats au meilleur niveau. Parmi les plus récents vainqueurs et placés de Gr1, élevés ou vendus par ce haras, on pensera notamment à Prince Gibraltar (Rock of Gibraltar), Sir Patrick Moore (Astronomer Royal), French Fifteen (Turtle Bowl), Récital (Montjeu), Native Khan (Azamour), Lily of the Valley (Galileo), Belle et Célèbre (Peintre Célèbre), Literato (Kendor), Appel au Maître (Starborough), Corre Caminos (Montjeu), Ysoldina (Kendor), Ask for the Moon (Dr Fong)…

Sybille Gibson, qui va reprendre à terme la gestion de la structure, nous a expliqué : « En 2015, le haras de la Reboursière et de Montaigu s’est scindé en deux entités. D’une part, la Reboursière qui conserve l’élevage privé de mes parents. D’autre part, le haras de Montaigu qui va concentrer l’activité d’étalonnage, les chevaux d’élevage et les poulinières de notre clientèle. L’activité de consignation vient compléter l’offre de Montaigu. Je représente la cinquième génération de passionnés impliqués dans le haras familial. C’est une vraie satisfaction, car l’aventure continue. Je suis née et j’ai passé une partie de mon enfance sur ces terres. Ces dernières années, j’ai pris une part très active dans l’entreprise. La transition et la transmission se font progressivement. Je bénéficie tous les jours de l’expérience de ma mère. Son talent et sa réussite sont indéniables et reconnus. »

 

Le développement de la consignation

« J’ai travaillé dans le marketing et le commerce par le passé. En arrivant dans le haras familial, j’ai souhaité apporter une activité supplémentaire, tout en restant dans la mouvance actuelle et dans notre cœur de métier. Depuis des décennies, le haras présente avec succès des chevaux aux ventes. À présent nous souhaitons faire profiter de notre expérience à un public plus large. Dès lors nous allons proposer nos services pour faire du consignment de yearlings, foals et poulinières. Nous présentons actuellement soixante-dix yearlings par an aux ventes. Le haras de Montaigu est une "marque reconnue" dans le monde du galop, aussi bien du côté des acheteurs que de celui des vendeurs. Notre structure se place parmi les meilleurs vendeurs français depuis de nombreuses années. Cette image s’est construite petit à petit, en faisant preuve de régularité dans notre travail. L’équipe du haras est compétente et le personnel souhaite s’impliquer sur le long terme. Certains sont là depuis plusieurs décennies. C’est une force. Notre méthode est simple. Les chevaux ont de l’espace et ils évoluent dans un terroir de qualité. Notre vétérinaire et notre maréchal-ferrant sont bons. La terre et le personnel ont fait leurs preuves. »

 

Un nouvel étalon au haras de Montaigu

« Martaline (Linamix) est un pilier de l’obstacle français et son succès ne se dément pas. No Risk at All (My Risk) "cartonne" dans ce même créneau. Ses premiers produits auront 2ans en 2016 et ils sont très attendus. Literato (Kendor) est "sur la montante" grâce à la qualité de sa production. Il a sailli une quarantaine de juments en 2015, car il produit de vrais 2ans.

Prince Gibraltar (Rock of Gibraltar) revient à la maison, dans le haras où il est né. Sa carrière d’étalon débute en 2016. Nous y sommes très attachés et nous avons au haras la mère et avons élevé et vendu toute la fratrie de cet élève de Jean-François Gribomont. C’est un cheval avec du cadre et une belle pointe de vitesse. Prince Gibraltar a été très bien accueilli à Deauville lors de la présentation. Nous allons le soutenir et des éleveurs qui étaient présents ce jour-là ont commencé à réserver des saillies. Il est actuellement en cours de syndication et quelques parts sont encore disponibles. »