France galop, des p.p. à g.g. : le point de vue d’hubert tassin

Autres informations / 14.01.2016

France galop, des p.p. à g.g. : le point de vue d’hubert tassin

FRANCE GALOP, DES P.P. À G.G. : LE POINT DE VUE D’HUBERT TASSIN

 « L’éditorial de Jour de Galop du 13 janvier, analysant la gouvernance qui se met en place au sein de France Galop, fondé sur des constations souvent justes, peut sans doute mériter une mise en perspective de la part de l'Union pour le Galop Français et de l'Association P.P.

S’il est exact que bon nombre d’élus ou proches des P.P. et, plus largement, de l’Union pour le Galop Français, se sont prononcés en faveur d’Édouard de Rothschild, notre objectif n’était certainement pas celui de prendre la main sur le futur président ni sur son équipe. Comme il est indiqué dans l’éditorial de JdG, nous avons déjà participé au pilotage de France Galop pendant deux mandats aux côtés d'Édouard de Rothschild, et connaissions trop son esprit d’indépendance pour envisager une attitude de ce type, qui serait de plus destructrice.

À de nombreuses reprises pendant la campagne, nous avons dit et répété que, pour sortir le Galop du risque d'une spirale de récession, il faudra "renverser la table", bousculer des idées reçues, réformer en profondeur.

La première marque de la stratégie des P.P. depuis leur création est leur action de propositions et de novations permanente en faveur de la croissance du Galop, et nous entendons poursuivre dans cette ligne. Pour y parvenir il faut rassembler et savoir convaincre de mener à bien une politique novatrice. Imaginer qu’un président puisse réussir en étant l’otage d’un camp ou d’un autre serait un contresens que j’ai toujours combattu.

Le Conseil d’administration mis en place le 15 décembre reflète la diversité de notre institution et toutes les tendances du Galop y sont représentées. Analyser sa composition en la limitant à un fruit de négociations électorales serait inexact et terriblement réducteur. Il faut y voir au contraire une chance de rassemblement pour réformer et convaincre en s'appuyant sur l'essentiel : les grands équilibres du Galop en province et à Paris, en obstacle et en plat, entre les différentes catégories de chevaux. L’équipe n’est, à mon avis ni P.P., ni G.G., mais riche de sa diversité.

 

Sans bien connaître Olivier Delloye, j’ai appuyé et approuvé sans aucun état d’âme sa nomination comme directeur général de France Galop, sur la proposition d’Édouard de Rothschild. Il ne peut bien évidement être question de lui coller d'emblée une étiquette. Le parcours d’Olivier Delloye est solide et convaincant : nous avons là un manager, un homme d’entreprise qui saura réformer le fonctionnement de la maison pour l’optimiser et appuyer, par l'excellence de la gestion et de ses ambitions, le redéploiement et la croissance que les courses devront mener, en sachant convaincre leur premier partenaire (et le premier bénéficiaire) qu'est l'État.

 

À chacun son rôle. Le directeur général de France Galop met en œuvre avec son équipe une politique dont les axes sont définis par les instances de France Galop. Imaginer qu’il puisse être un pion de Génération Galop, ou de quiconque d’ailleurs ne serait pas lui rendre service. Ce n’est évidemment pas la vision que j’ai de la situation. Il serait à mon sens erroné de croire que l’arrivée d’Olivier Delloye pourrait marginaliser le dynamisme dont nous sommes les porteurs avec notre vision de long terme. Je suis convaincu qu’il sera le supporter fidèle et enthousiaste d’une structure : France Galop et, derrière la structure, le Galop dans toutes ses composantes. »