Galantes ivresses sur les traces de sa sœur, sainte amarante

Autres informations / 05.01.2016

Galantes ivresses sur les traces de sa sœur, sainte amarante

DEAUVILLE, LUNDI

 

PRIX D’ÉPREVILLE (F)

GALANTES IVRESSES SUR LES TRACES DE SA SŒUR, SAINTE AMARANTE

Plus relevé au papier que le maiden pour les mâles, le Prix d’Épreville (F) a vu la victoire d’une pouliche qu’il faudra suivre avec attention cette année : Galantes Ivresses (Nombre Premier). Cette sœur de Sainte Amarante (Le Havre) – double lauréate de Listed et notamment cinquième du Prix de Diane Longines (Gr1) – a contrôlé la course quasiment de bout en bout. La future gagnante est repartie facilement à mi-ligne droite, en déployant de très belles foulées, celles d’une pouliche qui possède le potentiel pour briller dans les courses black types. Galantes Ivresses est une très bonne gagnante parmi les nombreux maidens hivernaux et, sans incident, elle va percer à plus haut niveau. Nous lui attribuons une JDG Rising Star.

Notons que, sans donner l’impression de forcer, Galantes Ivresses a bouclé le parcours une seconde plus rapidement que les mâles. Il faut se souvenir aussi qu’elle est passée par l’épreuve pour inédites du 12 décembre à Deauville. Cette course a été remportée par Denga (Invincible Spirit), une pensionnaire de Stéphane Wattel, fille de la gagnante de Gr3 Dalarua. La "ligne" a rapidement répété, puisque la sixième, Moon Express (Astronomer Royal) – également entraînée par Yves de Nicolay – a ouvert son palmarès dimanche 3 janvier pour sa deuxième sortie.

 

Des analogies avec sa sœur mais pas de comparaison !

Il est amusant de constater que Galantes Ivresses gagne un an plus tard le même maiden que sa sœur, Sainte Amarante. Comme elle, Galantes Ivresses a débuté en décembre – mais pas dans la même course – sur la P.S.F. de Deauville, en laissant une bonne impression, en retrait, après avoir attendu à l’arrière-garde. Toutefois, Yves de Nicolay, qui entraîne les deux, ne souhaite pas les comparer, comme il l’a expliqué au micro d’Equidia : « Il ne faut pas la comparer avec sa sœur ! Galantes Ivresses ne tiendra pas plus de 1.600m. Elle possède de la vitesse et sera certainement revue en mars ou en avril. Elle était encore "bébé" en débutant et disposait d’une marge de progression, comme beaucoup de mes pensionnaires. J’attendais une bonne performance de sa part et j’aurais été déçu qu’elle ne montre pas l’accélération qu’elle a su produire aujourd’hui. »

Après avoir gagné ce Prix d’Épreville en 2015, Sainte Amarante s’était ensuite imposée en mars dans le Prix La Camargo (L), à Saint-Cloud.

 

Loyal Lass, une vraie bonne poulinière

Comme la majorité de ses frères et sœurs, Galantes Ivresses défend les couleurs de son éleveur, l’écurie A.B.U., soit Association des Bons Usages. Il s’agit de l’une des plus anciennes écuries de groupe en France, sur laquelle vous pouvez avoir plus d’informations en consultant dans nos archives l’édition du 27 mars 2015.

Galantes Ivresses est une fille de Loyal Lass (Cadeaux Généreux), qui n’a jamais gagné en seize sorties avant de largement se rattraper au haras. En 2009, croisée à Kaldounévées, elle a donné Frascata, qui oscille entre le haut de tableau des gros handicaps et les Listeds sur le créneau des courtes distances. Son fait d’arme est – pour l’instant – Saint Amarante (Le Havre), née en 2012 et qui fut l’une des meilleures 3ans françaises en 2015. Elle a gagné le Prix La Camargo et le Prix Mélisande (Ls), mais s’est aussi classée cinquième du Prix de Diane Longines (Gr1), deuxième du Prix Minerve (Gr3) et troisième du Prix de la Nonette (Gr2). Sainte Amarante est toujours déclarée à l’entraînement en 2016.

Après Galantes Ivresses, Loyal Lass – qui est stationnée au haras du Pley, chez Baudouin de la Motte Saint-Pierre – n’a pas de produit référencé sur France Galop.