Histoire, histoires…  à pau, les noms de prix ont une histoire

Autres informations / 25.01.2016

Histoire, histoires… à pau, les noms de prix ont une histoire

HISTOIRE, HISTOIRES…  À PAU, LES NOMS DE PRIX ONT UNE HISTOIRE



Xavier Bougon a consacré toute sa vie aux courses, cultivant sa passion pour l’histoire de notre sport, en complément de ses activités professionnelles dans le cadre de l’Institution. À  partir de ce mois de janvier 2016, il vous propose une rubrique régulière consacrée à l’histoire des courses. 


Après un premier chapitre consacré à l’influence des Britanniques sur le rayonnement de Pau, et un deuxième sur l’histoire et le développement des courses en Béarn, Xavier Bougon raconte l’histoire des noms de prix de courses palois. À côté de ces noms, vous trouverez entre parenthèses la date à laquelle le prix a lieu.



La majorité des prix de courses de Pau honore leurs anciens acteurs. Ne vous offusquez pas si vous n’en faites pas partie ! C’est que vous êtes encore en vie, car la nomination des prix ne concerne que ceux étant partis sous d’autres cieux. Lors des deux premiers épisodes, nous avons relaté les noms de prix ayant attrait à la Société depuis sa création, au Grand Prix (Gr3), à la Grande Course de Haies (L) et aux Listed de 4ans. Restent ceux dont le nom est associé à la spécialité paloise : le cross-country.


Le Cross-country, une spécialité paloise

Vingt-trois cross-countries sont programmés lors du meeting d’hiver palois. Certains existent depuis la nuit des temps, d’autres ont seulement changé de nom tels que les Prix Malberaux (27 janvier, ex Prix Saint-Castin) et Fairplay (11 janvier, ex Prix de la Bastide). Ils rendent hommage à deux champions, vainqueurs tous les deux à quatre reprises du Grand Cross, le Prix Gaston de Bataille (L), la finale du Championnat de France (7 février). Le demi-sang Fairplay, mort en 2012, pensionnaire d’Éric Leray, avait également terminé deux fois à la deuxième place. 

Cette Listed, créée en 1964, honore la mémoire du Colonel Gaston de Bataille-Furé, ancien commissaire et vice-président de Pau, ancien maire de Pontacq et conseiller général. À l’origine, courue sur 5.000m, elle n’était réservée qu’aux AQPS ; les "purs" seront admis à partir de 1981.

Pour arriver à cette finale du cross, sont programmées quelques préparatoires, les Prix Hubert de Navailles (3 décembre), Mortimer de Lassence (25 décembre) et John Henry Wright (17 janvier).Le comte Hubert de Navailles Labatut (son nom patronymique) est décédé en 1983 après avoir été un "ancien" de la Société béarnaise du demi-sang et commissaire à Pau. Sa sœur, Catherine, avait épousé Bernard de Dufau de Maluquer, commissaire après-guerre jusque dans les années 80.

Ancien élève de Saint-Cyr, Mortimer de Lassence est né à Pau et a monté victorieusement comme gentleman-rider. Officier du Cadre Noir de Saumur, il est décédé à quarante ans pour la France en octobre 1917 en Belgique. Son fils, Guy était officier des Haras. Ses oncles, Alfred et Mortimer ont été pour le premier, avocat et maire de Pau (de 1908 à 1919 et de 1927 à 1930) et pour le second, commissaire à Pau et éleveur à Mazères-Lezons sur son domaine de Marciron.

John-Henry Wright a été Président du Pau Golf Club en 1908 et de 1921 à 1933. Il avait été également tête de liste des gentlemen-riders en 1895 avec 40 victoires, un record battu 40 ans plus tard par un lieutenant du 5e Cuirassier et tête de liste de 1934 à 1937 avec 44 victoires. Il s’agissait d’un certain François Mathet.


Et les autres cross-countries ? 

Les autres cross-countries du programme palois rendent hommage à Jean et René Couétil, Gérard Sereys, Paul Larregain, Ferdinand Riant, Jules de Rafélis, marquis de Saint-Sauveur, Guy Lefrant, la famille d’Ariste, le baron Louis La Caze et au Pau Hunt.


Jean et René Couétil sont deux frères honorés le 24 janvier, jour du Grand Prix. Ils ont monté, tous les deux, en qualité de gentleman-rider. René s’est tué au Pertre en août 1967, après huit titres de champion entre 1954 et 1966. Son épouse, Lucie, avait mis au monde Laurent et Andrée (future femme de Jacques Cyprès). Les deux beaux-frères ont élevé un certain Al Capone II qui a son prix à Pau, le jour du Grand Prix. Quant à Jean, il a remporté trois Grands Prix consécutifs avec Mississipi comme entraîneur, tout comme l’était son fils, Jean-Pierre, vainqueur à quatre reprises, notamment avec Petit Louis.

Par ailleurs, Jean a formé un certain Jacques Ortet, recordman des victoires dans le Grand Prix avec quatorze succès.


Gérard Sereys était un éleveur d’anglo-arabe, entraîneur et gentleman-rider à partir de 1925. Il a enlevé le Prix Édouard Galtier d’Auriac en 1958 devant un certain officier, Jacques Jochaud du Plessix (futur consultant au sein de la Fédération Nationale). Gérard Sereys perd la vie à la suite d’une chute dans un cross sur l’hippodrome de Limoges en juin 1960 ; en décembre suivant, les responsables de Pau lui rendent hommage en créant un cross à son nom (organisé cette année, le 21 janvier).


Le Prix du Pau Hunt (5 décembre), évoqué lors du premier épisode, rappelle le nom d’une association créée en 1840 par un ancien officier des armées de Wellington. Un prix évoque son président d’après-guerre (de 1945 à 1954), Henri Piscatory, vicomte de Vaufreland, officier de cavalerie, auteur de lithographie, secrétaire du Cercle anglais, mais aussi celui du Pau Hunt, dont il deviendra le Président jusqu’à son décès. Par ailleurs, il avait été Président de la Société béarnaise du demi-sang et secrétaire particulier du riche américain, Frederick Henry Prince (2 février) (décédé en 1953 à Biarritz et père de Norman, jeune aviateur américain mort pour la France en 1917).


Honoré le 2 janvier, Paul Larregain est un membre du Pau Hunt et du Syndicat des Éleveurs dans les années 20, tout en étant gentleman-rider.


Ferdinand Riant (21 février) est un ancien gentleman-rider, éleveur dans l’Allier et auteur de plusieurs ouvrages sur le cheval et l’histoire hippique. Il fut Président des courses de Rambouillet et membre de la Société des Steeple-Chase de France, dont il était également commissaire. Il est aussi honoré à Auteuil.


Jules de Rafélis, marquis de Saint-Sauveur (30 janvier), a été tête de liste des gentlemen-riders en 1906, 1908 et 1909. Il était en selle sur le gagnant du Grand Prix de Pau 1908. Officier de Cavalerie, il a fondé, avec le Major Dudley Gilroy, l’Office du Pur-Sang, dont il sera le premier directeur. Il a été le gérant au haras de Bréville (près de Caen) des étalons et de l’écurie de courses française de Lord Derby et de ses associés, Ogden Mills et sa fille Lady Granard. Il était le fils de Paul, vainqueur, avec Maubourguet, du Grand Steeple-Chase de Paris (Gr1) après avoir enlevé deux fois le Grand Prix de Pau.


Guy Lefrant (5 février) était chef d’escadron, sorti de l’école d’officier de Saint-Cyr. Il était connu pour avoir été l’un des cavaliers français les plus médaillés aux Jeux olympiques. Il a également monté le Grand Steeple-Chase de Pardubice dans lequel il a terminé deux fois sur le podium. Il nous a quittés à soixante-dix ans en 1993.


La famille d’Ariste est honorée avec Joseph (19 décembre) et son fils Jean (5 décembre). Le père, le baron Jean Joseph Augustin d’Ariste (1876-1955), officier, a été un héros de la guerre 14-18 et maire de Lescar. Son fils, décédé en 1986 sans descendance, avait épousé en 1941, Hélène La Caze, fille du baron Louis La Caze. Il se consacra aux chevaux et aux chiens au Château du Bilaa que ses aïeux, dont Auguste (député-maire), avaient fait construire à Lescar. Le domaine changera de mains en 1960, mais, abandonné et incendié, il sera restauré par la municipalité qui y installe la mairie en 2011.


Le baron Louis La Caze (29 janvier) est né au sud de Paris, d’un père béarnais (de Gelos), conseiller général des Basses-Pyrénées et cavalier d’attelage. Louis avait épousé Gisèle de Lesseps (dernière née d’une fratrie de douze enfants de Ferdinand, à l’origine du canal de Suez). Saint-Cyrien, officier de cavalerie, propriétaire (d’Inquisitif, 3e du Grand Steeple-Chase de Paris 1913), il était membre, après-guerre, de la Société des Steeple-Chases de France, de la Société des Sports de France et de la Société des Courses de Cannes. Une dénommée, Marie-Louise La Caze avait épousé le marquis Charles d’Angosse, Président de la Société des Courses de Pau en 1871.


Des entraîneurs à l’honneur sur le programme palois…


Une pléiade d’entraîneurs, dont les palmarès sont éloquents tant en plat qu’en obstacle, sont à l’honneur dans le programme palois. Ils ont pour nom, René Sirvain (licence en 1947, retraité en 1986, décédé en 1993) et Renaud de Tauzia, deux Montois, et la famille Goaille, père et fils, Henri (licence en 1926) et Roger, installés à Pau. 

Renaud de La Forcade de Tauzia, natif de Mézin (Lot et Garonne), fils d’Amédée, est un gentleman-rider de grand talent. Il remporte le Prix de France à Auteuil en 1920 et finit l’année avec la cravache d’or des amateurs (devançant le vicomte Jacques d’Indy). Tout en continuant à monter en qualité de gentleman-rider, il s’installe comme entraîneur à Toulouse en 1920 puis rejoint Mont-de-Marsan. Il figure à trois reprises dans le palmarès du Grand Prix avec une première victoire en 1933. N’oublions pas qu’il avait mis à cheval, un certain futur crack jockey, Alain Grimaux.

Quant à Roger Goaille, son nom est inscrit cinq fois dans la colonne entraîneurs (dont quatre fois consécutivement) dans le Grand Prix. On pourrait ajouter une sixième victoire lors de l’édition 1945, car Roger avait suppléé son père gravement accidenté. Par ailleurs, il est entré dans l’histoire en remportant la totalité des courses de la réunion de Pau du 27 décembre 1963 (les cinq courses reportées du 25 décembre dont quatre pour le baron d’Ariste). Roger avait mis fin à sa carrière fin 1986 et nous a quittés en octobre 2004.


… mais aussi deux cavaliers de concours hippique

François de Juge Montespieu est mis à l’honneur le 21 février. Originaire du Tarn, il était officier de cavalerie. Il pratiquait ses sports favoris, les courses et les sports équestres, dans lesquels il excellait. Commissaire à la Société béarnaise du demi-sang après la Première Guerre, il avait épousé à Pau la veuve d’un colonel anglais, décédé au champ d’honneur en 1914, Oswald Walker. Son père, Louis, avait épousé, en 1879, Laure-Joséphine Daguilhon-Pujol, veuve du marquis de Lannes, duc de Montebello. C’est peut-être ainsi qu’il fait la connaissance de son neveu Gustave Charles Daguilhon-Pujol (19 décembre). Originaire de l’Ariège, ce dernier était Colonel de Cavalerie, commissaire et propriétaire-éleveur sur son domaine de Daumazan, commune dont il est maire. Il passait la moitié de son temps entre la Côte d’Azur dont son épouse est originaire et le Sud-Ouest où il écumait les concours hippiques, car il était l’un des meilleurs cavaliers de son temps. Mais à la suite d'une malencontreuse chute de cheval en décembre 1935, il décédera peu de temps après. Il est inhumé au Père Lachaise.



Trois gentlemen-riders, deux cousins d’Amérique à l’honneur

L’Américain James Gordon Bennett, master du Pau Hunt (nous avons évoqué son nom dans le premier épisode), était un mécène des courses. Il n’hésite pas à offrir, le samedi 29 janvier 1881, les trois prix d’une réunion supplémentaire. L’un d’eux, pour hacks et hunters, est annulé faute de "combattants". Mais sept gentlemen-riders se présentent pour la course de haies qui leur est réservée. Montent sur le podium, deux Américains, deux des meilleurs gentlemen-riders montant en France ; William-Knapp Thorn (15 février) et Alfred Torrance (2 janvier).

Les deux cousins sont honorés à Pau depuis des lustres non seulement pour leurs exploits sur la piste, mais aussi pour leur philanthropie et leur joie de vivre ; Alfred n’en profitera pas très longtemps puisqu’il est victime d’une chute fatale à trente-sept ans, le 12 avril 1887 à La Croix de Berny ne pouvant éviter un cheval tombé devant lui. William, grand joueur de polo et grand chasseur du Pau Hunt, décède en 1910 à soixante-deux ans. Leurs mères respectives étaient deux sœurs (Émily et Sophia) d’une fratrie de treize enfants issus d’une grande famille américaine, celle des Vanderbilt. Pour l’anecdote, William, qui portait le même prénom que son père, avait pour nièce, Jeannette, mariée à un certain Sir Richard Arthur Pease (le grand-père d’un récent retraité, Jonathan). Quant à Alfred, il est parti sans descendance.


Henry Ridgway (15 février) était un banquier de Philadelphie qui avait été "nommé" Master du Pau Hunt de 1901 à 1910. Avec Auguste du Bos et James Gordon-Bennett, il avait créé une écurie de groupe dont faisaient partie, Rigoletto (troisième du Grand Steeple-Chase de Paris), Newmarket et Jupiter (qui forment le jumelé de la Grande Course de Haies d’Auteuil 1887). Il avait épousé une compatriote, décédée à Pau, Ellen Richards Munroe, fille d’un banquier américain vivant sur les Champs-Élysées à Paris. Golfeuse et philanthrope, elle avait œuvré pour la fondation de dispensaires et d’hôpitaux militaires. La villa, qu’ils occupaient à Pau, fut vite transformée en hôpital militaire dès la déclaration de guerre en 1914. Elle fut décorée de la Légion d’honneur. Le compatriote d’Henry, Frederik Henry Prince (2 février) lui succédera, au poste de Master qu’il occupera de 1910 à 1940.


Hommage à un artiste américain 

Harry La Montagne (5 février) était un riche américain, natif de New York, décédé en juin 1959 à quatre-vingt-onze ans. Membre du Pau Hunt, artiste, sculpteur, propriétaire et bon cavalier, il a séjourné à la villa Regina à Pau entre 1905 et 1922 avec sa seconde épouse, la très mondaine Béatrice Ince Kinney, amie des Vanderbilt et de John-Jacob Astor (décédé dans le naufrage du Titanic). Sans pour autant jouer beaucoup, il était également membre du Pau Golf Club où, un jour, il réalisa un "trou en un". Il offrit ensuite une coupe à toutes personnes l’ayant égalé. Sa principale activité à Pau était d’organiser de somptueuses et mémorables fêtes... Il faisait partie ainsi de la "gentry paloise". En février 1940, il s’était offert un cheval de 11ans "à réclamer", un ancien vainqueur du Grand Steeple-Chase de Paris et du Grand Prix de Pau pour les couleurs du régional de l’étape, Jean Hiriburu. Il s’agissait de Potentate qui n’aura pas l’occasion de courir vu le climat politique de l’époque.


La famille du Breil honorée

Charles Viollet du Breil (son nom patronymique) (21 février) est souvent associé à son frère Georges. Ils sont honorés sur tous les hippodromes de France comme certains autres membres de la famille, une famille passionnée des choses hippiques. Officier, Charles a participé à la Grande Guerre puis a été nommé Directeur des haras et Président du Club des Gentlemen-riders de 1946 à 1951 (année de son décès). Son frère, officier des haras (directeur du Haras du Pin, tué sous les bombardements du 8 juin 1944), a été cinq fois champion des amateurs entre 1928 et 1933. Charles avait épousé, en 1924 à Pau, une Anglaise, Eira Gwendolen Platt, qui a vécu sa jeunesse à Pau et qui sera la première présidente du Club des Cavalières. Ils sont les parents d’Alain du Breil (5 décembre) qui, alors Président de la Société des Steeple-Chases de France, a été l’initiateur du Championnat de France de cross-country, le créateur de feu La Coupe d’Or et avait assuré la promotion des chevaux AQPS.


[à plat]

Un même cavalier sur deux montures

Le 15 janvier dernier avait été programmé un steeple-chase, le Prix Robert Labouche. Ce Colonel fut membre du Comité de la Société des Steeple-chases de France tout en étant commissaire sous l’ère d’Alain du Breil et de Bernard le Gentil. En tant que Capitaine en poste à Fontainebleau, il a remporté le Grand Steeple-Chase de Flandres à Waregem en 1954 et 1955 en selle sur Istame, demi-sœur de Sicié (Prix Cambacérès 1953 et Grande Course de Haies d’Auteuil 1954) et de Sidéré (Grand Steeple-Chase de Paris 1958).

Pour l’anecdote, en avril 1954, le Capitaine Labouche était au départ d’un cross disputé sur le terrain du Grand Parquet à Fontainebleau. Seulement deux chevaux sont au départ, deux chevaux du Centre National des Sports Équestres, Bucéphale et Rageur. Robert Labouche, en selle sur Rageur, tombe à 300m du but, une épaule fracturée. Bucéphale franchit le poteau en vainqueur. Sitôt fait, son cavalier, le capitaine Jochaud du Plessix, repart en courant sur la piste à la recherche de Rageur qu’il rattrape, l’enfourche et accomplit le reste du parcours dans le délai imparti. Ainsi, un même cavalier a pris les deux premières places.


Un Palois d’adoption

Le Prix Christian Mahé évoque un ancien apprenti de chez Philippe Lallié, qui a été récompensé de trois Cravaches d’Or. Devenu jockey d’obstacle, il fut tête de liste en 1967 (devant Jacques Geneau, qui nous a quittés en mai dernier), en 1969 et en 1970, à égalité de victoires avec Alain Grimaux (une fine cravache du sud-ouest). À Pau, il était lauréat du Grand Cross en 1969, en selle sur un élève de Mme de Carville et de Raymond Godard. Installé en 1972 comme entraîneur à Pau, il a pris sa retraite fin 2004. Il est décédé en mars 2014.


Que les proches ou amis des personnalités n’ayant pas été citées ne se sentent pas offensés, le nombre de pages du JDG n’étant pas extensible, nous devons nous contenter de certains acteurs qui ont touché de près ou de loin les courses béarnaises, exit ceux qui sont "nominés" à Auteuil, entre autres, pour qui les hommages viendront à la réouverture parisienne.