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Jour de Galop

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Le défi du galop : un incontournable du paysage hippique

Autres informations / 24.02.2016

Le défi du galop : un incontournable du paysage hippique

LE DÉFI DU GALOP : UN INCONTOURNABLE DU PAYSAGE HIPPIQUE

Samedi, c’est le départ de la onzième édition du Défi du Galop avec le Grand Prix du Conseil Général des Alpes-Maritimes (L). François Forcioli-Conti, président du Défi du Galop mais également de la Scca (Société des courses de la Côte d’Azur) nous parle de ce challenge qui est devenu, au fil des ans, incontournable dans le paysage hippique français.

Jour de Galop. – En 2016, nous allons vivre la onzième édition du Défi du Galop. Ce challenge est donc désormais bien ancré dans le paysage français ?

François Forcioli-Conti. – Je crois qu’aujourd’hui, nous pouvons dire que le Défi du Galop fait totalement partie du panorama français. C’est un challenge important pour beaucoup de professionnels et il permet une belle mise en valeur des chevaux, avec à la clé un intérêt financier non négligeable. Les professionnels sont heureux d’avoir dans leurs boxes un cheval pour participer aux étapes du Défi du Galop. En 2015, il y a eu du suspense quasiment jusqu’au bout avec Bernay et Golden Wood qui se sont tenus de près. Nous sommes très contents du fait que le bonus ait été décroché, et c’est un bon cheval, Bernay, qui l’a obtenu.

Y-a-t-il des nouveautés pour ce Défi du Galop 2016 ?

Non, nous avons gardé les mêmes étapes qu’en 2015. Le seul point un peu gênant, c'est que les étapes d’Avenches et de Vichy se disputent à deux jours d’intervalle, en juillet. Nous avons travaillé sur ce point avec France Galop, mais, pour des raisons de calendrier, nous n’avons rien pu changer et nous en sommes désolés pour Avenches.

L’objectif initial du Défi du Galop était de sauver le rating des Listeds de province. Il est largement atteint. Alors, à quand le passage au niveau Gr3 d’une Listed du "Défi" ?

Il n’est pas évident qu’une Listed devienne un Gr3, et c’est principalement dû au calendrier hippique. L’agenda des courses de Groupes est déjà bien balisé et intègre tout un programme de courses bien défini. Faire passer une Listed qui le mérite au niveau Gr3 impacte d’autres épreuves du calendrier.

Dans ce cas, la création d’une finale au Défi du Galop, en utilisant le support d’une course de Groupe parisienne, comme par exemple le Prix Dollar, serait-elle envisageable ?

C’est une idée qui est à creuser et que nous pouvons évoquer lors de notre Assemblée générale samedi prochain. Car il est évident qu’une finale en région parisienne donnerait du lustre au Défi du Galop. Mais, là encore, nous nous heurtons à un problème de calendrier, puisque nous avons encore quatre étapes derrière le Prix Dollar que vous prenez en exemple. Je rappelle que nous avons déjà changé le calendrier du Défi du Galop qui, auparavant se déroulait sur deux années civiles ; la dernière étape ayant d’ailleurs lieu lors du meeting de Cagnes-sur-Mer. Et, pour rendre le Défi du Galop plus clair, nous l’avons ramené sur une seule année civile, avec une première étape à Cagnes-sur-Mer.

On a tendance à vouloir comparer le Défi du Galop et le Grand National du Trot. Que pouvez-vous faire pour rattraper l’engouement populaire du G.N.T. ?

Je crois qu’il n’y a pas de solution miracle. Du moins, nous ne l’avons pas encore trouvée. Les épreuves du Grand National du Trot sont supports de Quinté Plus et cela participe évidemment à sa popularité. Les épreuves du Défi du Galop sont des Listeds en plat et, de ce fait, il est compliqué de réunir assez de partants pour que l’épreuve soit support du Quinté Plus.

Revenons à Cagnes-sur-Mer. Le Prix Policeman a perdu son statut de Listed. Qu’allez-vous faire pour récupérer ce label ?

Pour ce meeting 2016, il était trop tard pour entreprendre de grandes manœuvres. Il est regrettable que le "Policeman" ne soit plus une Listed ; cette épreuve fait partie du patrimoine. Et l’argumentaire de Franco Raimondi allait dans le bon sens : les quatrièmes ne peuvent pas compter autant que les gagnants dans le calcul du rating d’une épreuve. D’autant plus que ces dernières années, des chevaux de Groupe ont gagné le "Policeman".

L’an prochain, nous irons à la rencontre des entraîneurs, pourquoi pas lors des ventes de Deauville, en décembre, afin de leur faire connaître la qualité du meeting de Cagnes-sur-Mer. Nous espérons regagner dans les années à venir le statut de Listed pour le Prix Policeman et favoriser la venue de bons éléments pour nos autres belles épreuves.

Enfin, les pistes ont parfois fait l’objet de critiques par le passé. Qu’en est-il cette année ?

Il n’y a pas eu d’intempérie durant le meeting. En revanche, il y avait eu de gros épisodes orageux en octobre. Les pistes ont parfaitement absorbé tout cela et les professionnels ont fait part de leur satisfaction concernant leur état. De gros efforts ont été fournis et nous avons enfin une piste verte grâce à l’éradication du chiendent. Le drainage des pistes a été amélioré et nous en récoltons les fruits. Ces améliorations ont été rendues possible grâce aux équipes de l’hippodrome et au directeur technique, Gwen-Aël Nau.

UN PUBLIC QUI ÉVOLUE À CAGNES-SUR-MER

Le meeting de plat de Cagnes-sur-Mer touche à sa fin et François Forcioli-Conti nous a livré son sentiment concernant la fréquentation du public et les chiffres du P.M.H. :

« L’hiver a été exceptionnel et cela nous a permis d’attirer du monde sur l’hippodrome. En revanche, le P.M.H. souffre beaucoup. Le public turfiste, joueur, se déplace moins sur les hippodromes. Grâce à tous les moyens de communication et à Equidia, cette population trouve moins d’intérêt à venir sur le champ de course. En revanche, le public qui se déplace est plutôt composé de familles et de jeunes. Ce ne sont pas forcément des joueurs, mais plutôt des gens qui viennent découvrir les courses. C’est un motif de satisfaction, car les hippodromes ont aussi pour devoir de préparer l’avenir. Je dirais qu’un public remplace l’autre. »

Tableau : calendrier des épreuves

Samedi matin, à Cagnes-sur-Mer, se tient l’Assemblée générale du Défi du Galop.

Mercredi, après la dernière course du programme, les professionnels sont attendus pour un "débriefe" du meeting de Cagnes-sur-Mer.

 

ENCORE ONZE ENGAGÉS DANS LE GRAND PRIX

Ce mardi, les premiers forfaits du Grand Prix du Conseil Général des Alpes-Maritimes ont été enregistrés. De seize engagés, la liste est passée à onze. On retrouve sur les rangs des chevaux habitués du meeting de Cagnes-sur-Mer, mais il manque une vraie "vedette".