Patrick fellous : « je pars plein de sentiments très positifs »

Autres informations / 25.02.2016

Patrick fellous : « je pars plein de sentiments très positifs »

PATRICK FELLOUS : « JE PARS PLEIN DE SENTIMENTS TRÈS POSITIFS »

Patrick Fellous quittera la présidence du Syndicat national des propriétaires dans quelques semaines, un poste qu’il occupait depuis 2013. Il confie à Jour de Galop les raisons de son départ, et parle de l’avenir.

 

Jour de Galop. – Vous vous préparez à quitter la présidence du Syndicat national des propriétaires. Pourquoi ?

Patrick Fellous. – Les élections de France Galop ont laissé au Syndicat national des propriétaires son leadership, avec un tiers des suffrages exprimés. L’élection d’Édouard de Rothschild comme nouveau président de France Galop a confirmé notre choix du meilleur candidat pour défendre l’Institution du galop. Il a toutes les capacités pour proposer et mettre en œuvre les réformes nécessaires et assurer ainsi la pérennité des courses au galop. J’ai décidé de prendre du recul dans le travail opérationnel quotidien du Syndicat national. Un nouveau président pourra apporter sa disponibilité pour répondre au cahier des charges de cette fonction, avec le concours précieux de Sophie Marest, directrice du Syndicat national. Je pourrai ainsi consacrer à nouveau plus de temps pour le développement de mes entreprises.

 

Est-ce aujourd’hui possible de trouver facilement des bénévoles, qui ont le temps de mettre entre parenthèses les autres pans de leur vie – professionnelle ou personnelle – pour servir les courses ?

C’est de plus en plus difficile ! Demandez aux présidents de sociétés de courses de province, ils vous le diront : ils ont de plus en plus de mal à trouver des gens qui possèdent du temps libre pour les aider à faire tourner leur hippodrome année après année. Pendant mon mandat, j’ai tenu à être présent physiquement au Syndicat et cela m’a certainement coûté dans mes affaires. La perspective de retrouver du temps pour m’occuper de mon entreprise ne m'ôte pas le goût de réaliser des missions spécifiques si le président de France Galop me le demande.

 

Quel est votre bilan à la tête du Syndicat ?

Jour après jour, nous avons mené avec constance de nombreuses actions : le recrutement de nouveaux adhérents s’est accéléré, la réalisation de deux salons dédiés aux écuries de groupe a favorisé le contact, et l’adhésion de nouveaux propriétaires, la mise en place d’une assurance collective pour les opérations chirurgicales sur les chevaux est une initiative très prisée de nos propriétaires. Nos adhérents ont également beaucoup apprécié que nous développions nos services d'assistance fiscale, comptable et juridique : désormais, il n'est pas une semaine sans que Sophie Marest ne soit sollicitée sur ces sujets. 

 

Et comme élu à France Galop ? 

J’ai contribué à la participation active de membres de notre Syndicat dans toutes les commissions permanentes de France Galop pour la défense des allocations, pour le programme du plat, contre l’augmentation insoutenable de la T.V.A., pour la conservation de nos hippodromes parisiens. Autant de chantiers qui nous ont mobilisés avec l’équipe du Syndicat national.

 

Quels sont les chantiers qui restent en jachère ?

Il faut d'abord citer le dossier toujours pas réglé de la T.V.A., la commercialisation du nouveau Longchamp, la défense des hippodromes parisiens, la relance des courses auprès du grand public avec la communication sur les grands médias TV et sur les réseaux sociaux, la recherche de sponsoring pour les courses et des hippodromes, la défense des parieurs qui contribuent à l’équilibre économique des courses, la relance de la dynamique créative du PMU sur les courses hippiques, l’accueil des propriétaires... 

 

À titre personnel, que retiendrez-vous de cette expérience ?

Je me suis investi personnellement en consacrant mon temps et mon énergie pour travailler sur tous les chantiers que je viens de citer, afin que nos propriétaires soient défendus dans leurs droits et pour que notre action soit reconnue par tous les acteurs des courses et du Galop. J’ai contribué à régler des cas particuliers de nouveaux propriétaires, en relation notamment avec le service de France Galop qui gère les agréments. Le Syndicat apporte sa contribution quotidienne aux adhérents propriétaires de toutes les régions de France.

 

Comment voyez-vous l’avenir du Syndicat ?

Nos associations professionnelles ont besoin de sang neuf et de personnalités bénévoles dévouées. Nous nous devons impérativement d’identifier les propriétaires qui souhaitent se mobiliser pour la défense de notre association, à la fois dans les associations de nos régions et au plan national. Beaucoup de nos propriétaires sont aussi éleveurs et nous devons travailler pour créer une solidarité entre nos propriétaires et nos éleveurs, à la fois dans les régions et au plan national. C’est ainsi que nous apporterons à l’Institution du galop une forte cohésion des propriétaires et des éleveurs partageant des objectifs communs. Je ne rentrerai donc pas dans des querelles de personnes, car nous avons tous intérêt à additionner nos forces plutôt qu'à les diviser.

 

Et l’avenir de France Galop ?

Édouard de Rothschild a l’expérience et la volonté de promouvoir les courses au galop en France et à l'international. 

Il est parfaitement à l'écoute des socioprofessionnels, comme il vient de le prouver en décidant de rendre gratuites les vidéos des courses. Je note au passage que cela faisait partie des propositions du Syndicat national pendant la campagne électorale : une des nombreuses propositions – comme le retour des courses sur une grande chaîne de télévision nationale – qui sont en train de voir le jour à travers les décisions du nouveau président de France Galop. 

Que ce soit à France Galop ou au PMU, j'ai confiance dans l'ensemble des élus et des salariés de l'Institution pour prendre les décisions courageuses qui s'imposent, en menant une double politique de bonne gestion et de relance par la modernisation.