Paul "la terreur" makin est de retour

Autres informations / 12.03.2016

Paul "la terreur" makin est de retour

Paul "la terreur" Makin est de retour

En 2013, l’Australien Paul Makin créait la stupéfaction en vendant la majorité de ses effectifs lors de la vente de novembre de Goffs, dont une certaine Chicquita, adjugée 6 millions d’euros à Coolmore. Tout aussi fantasque dans la vie que pouvait l’être Chicquita en course, Paul Makin a décidé de revenir aux affaires – hippiques – en ce début d’année 2016… Et même fin 2014, mais ça, il nous l’avait bien caché !

Il y a quelques semaines, une annonce surprenante déferlait sur la toile : Marcel (Lawman), gagnant du Racing Post Trophy 2015 (Gr1), venait de passer sous les couleurs de Paul Makin en vue des 2.000 Guinées de Newmarket (Gr1). Ce vendredi, l’entraîneur William Haggas en a ajouté une couche et cette nouvelle a fait l’effet d’une petite bombe : il a révélé que Paul Makin est bien le propriétaire (secret jusqu’à maintenant) de la pouliche par Frankel et Finsceal Be, achetée foal 1,8 M€ à Goffs en 2014. Cette pouliche est toujours, à ce jour, le top price de Frankel sur le ring…

Back to the future. Revenons quelques mois en arrière. Précisément en novembre 2014. Nous sommes environ un an après la dispersion des effectifs de Paul Makin chez Goffs (The Paulyn Dispersal). Le courtier Dermot Farrington obtient le dernier mot sur la pouliche de Frankel et de Finsceal Beo. Mais quand on lui demande qui est son client, c’est motus et bouche cousue ! Le courtier, installé en Irlande mais ayant longtemps évolué en Australie, joue la carte du mystère : « Je ne peux pas révéler pour qui je l’ai achetée, son nouveau propriétaire souhaite rester inconnu. » Les spéculations vont alors bon train, évoquant comme hypothèse la plus fiable les éleveurs de la championne Black Caviar (Bel Esprit). Paul Makin nous aura donc bien eus sur cette affaire… ce qui est d’autant plus savoureux que la discrétion n’est pas franchement ce qui le définit le mieux et qu’il avait annoncé avoir perdu son intérêt pour les courses.

De retour dans le jeu. Après sa dispersion, Paul Makin a en fait conservé quelques chevaux à l’entraînement outre-Manche. Mais pas de quoi viser le plus haut niveau, lui qui avait si souvent possédé des chevaux de Groupe. Sa structure, Paulyn Ltd, il l’avait créée en 2007 et avait acquis en quelques années des chevaux et juments aux origines prestigieuses : Funsie (Saumarez), la mère d’Authorized, Fleeting Spirit (Invincible Spirit) ou encore Gilt Edge Girl (Monsieur Bond)… Puis il plaqua tout, quasiment du jour au lendemain, après s’être cassé la hanche en 2013, alors qu’il était âgé de soixante-seize ans.

Ce départ aussi précipité qu’inattendu n’était pas son premier coup d’éclat : l’homme avait par exemple choisi de payer 800.000 dollars pour la supplémentation de Starcraft (Soviet Star) dans le Breeders’ Cup Classic 2005 (Gr1 – finalement septième)…

L’histoire ne dit pas si les fameux algorithmes créés par ce joueur invétéré pour gagner aux courses et lui ayant prétendument permis de faire fortune lui ont indiqué qu’il était temps de revenir dans le jeu. Paul Makin, l’homme qui se targue de n’avoir jamais travaillé un seul jour de sa vie, n’a certainement pas fini de nous réserver des surprises. Cependant, il faut bien avouer que la plus grande qu’il pourrait nous faire serait de confier un de ses représentants à une femme, histoire de voir si ces dernières « possèdent de la créativité malgré leur manque de testostérone » (nous citons ici une des déclarations fracassantes dont Makin a le secret). Chiche ?

Une élève de Paul Makin en piste samedi à Saint-Cloud

Oasis Lady (Oasis Dream), une représentante de l’Écurie LNJ Foxwoods, débute ce samedi à Saint-Cloud, dans le Prix Dushka (F). Cette pensionnaire de Freddy Head est une élève de Paul Makin et était passée foal sur le ring de Goffs lors de la dispersion Paulyn. Elle avait été achetée 260.000 euros.