Le magazine : quel est le prix de revient d’un cheval de course ?

Autres informations / 25.04.2016

Le magazine : quel est le prix de revient d’un cheval de course ?

LE MAGAZINE

Quel est le prix de revient d’un cheval de course ?

En 2016, la neuvième édition de la Journée REFErences (dédiée à la connaissance économique de la filière équine) s’est intéressée particulièrement à la compétitivité des entreprises équestres et a éclairé des questions d’actualité sur la conjoncture et les marchés en filière équine. Nous vous proposons une sélection des interventions les plus pertinentes dans le contexte du galop.

Détailler le prix de revient d'un cheval : un outil de gestion indispensable en écuries de course. Equicer propose une étude des coûts de revient en 2013 et 2014, menée sur un échantillon d’entraîneurs de chevaux de course. Au galop, la structure moyenne étudiée est une société qui fonctionne avec 9 ETP (équivalent temps plein) sur 4 ha en location. L’effectif est stable, avec 32 chevaux. Le quart des structures ayant le prix de revient le plus élevé a diminué son effectif de 7 chevaux. Le coût de revient journalier par cheval est de 40 euros, soit un coût annuel d’environ 15.000 euros. Le poste aliment a baissé de 8 %, suivant les cours des céréales, mais représente 12 % du prix de revient. La masse salariale correspond à 49 % de ce prix. Le coût annuel d’un cheval est d’environ 15.000 euros.

Au trot, la structure moyenne est une entreprise individuelle installée sur 24 ha en propriété pour 2,5 ETP. L’effectif moyen est de 25 chevaux. Le coût de revient journalier par cheval est de 22 euros soit un coût annuel proche de 9.000 euros. L’alimentation représente 10 % du prix de revient, et la masse salariale 17 %. Le suivi des coûts de revient permet aux entraîneurs de faire évoluer leurs tarifs. Equicer constate en moyenne une augmentation des prix de revient de 3 à 4 % par an.

Présenté par Olivier Deveaux – Equicer

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https://youtu.be/LE6HimeuUxo?list=PLATYrVnX3WHWifljLS5bmMiNIkwo99ymf

Le Réseau économique de la filière équine (REFErences) a pour objectif d’améliorer la connaissance économique de la filière équine et de fournir aux acteurs de la filière des informations nécessaires à son développement.

Dans ce cadre, depuis 2006, l’Institut français du cheval et de l’équitation (Ifce), l’Institut de l’élevage, la Fédération des conseils des chevaux et/ou des équidés (F.C.C.) et l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture (Apca) ont associé leurs compétences. Les actions menées concernent toutes les entreprises et activités liées aux équidés, l’emploi et l’occupation du territoire qui en découlent. Les résultats sont synthétisés et diffusés à la filière sous forme de publications (régionales,  nationales, annuaire Ecus, dépliants chiffres-clés, articles et fiches) ou dans le cadre de journées thématiques. Les actions du réseau sont financièrement soutenues par le Fonds Eperon.

L’évolution de l’activité liée au cheval en France. Les activités équines sont toujours en recul en 2015, mais quelques signes d'amélioration se profilent en élevage et la filière équine française est plutôt moins en recul qu’ailleurs. Selon l'Insee, 2015 est l’année de la reprise en France, avec le retour d'une croissance modeste. Pourtant, l'élevage de chevaux dans son ensemble continue de décroître (48.600 naissances, - 3 %). Certaines productions repartent à la hausse (pur-sang + 7 %, arabe + 4 % et selle français + 2 %). Depuis 2010, la production française a reculé de l'ordre de 20 %, mais la baisse de production de chevaux de course et de sport est nettement moins marquée qu’à l’international.

La consommation de produits équins est toujours en recul en France en 2015. Les enjeux misés sur les courses hippiques régressent à nouveau, et pour la troisième année consécutive (- 2 %), de même que le nombre de cavaliers licenciés à la Fédération française d'équitation (- 2 %). Depuis 2010, le recul des activités équines s’observe également dans les principales filières équines étrangères. La consommation de viande chevaline diminue également, plutôt plus en France qu’en Europe, en particulier en 2015 (- 10 %).

Présenté par Pascale Heydemann et Xavier Dornier, Ifce

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https://youtu.be/LzTA3OBWmGk?list=PLATYrVnX3WHWifljLS5bmMiNIkwo99ymf

Les loisirs plébiscités par les français. Une enquête menée par le PMU en 2015 auprès de 1.000 adultes français informe sur la manière dont les Français consomment les loisirs.  Quasiment tous les français pratiquent au moins un loisir, principalement les sorties (cinéma, restaurants…), les jeux (hors et sur internet) et le sport. Si le sport concerne sept français sur dix, les deux tiers des Français déclarent aussi jouer sur leur tablette ou smartphone.

Les loisirs sont associés au partage et sont créateurs de lien social : les deux tiers des Français préfèrent pratiquer leurs activités de loisir avec d’autres personnes, notamment pour plus de convivialité, pour renforcer des liens ou pour en créer, par exemple pour rencontrer d’autres personnes qui partagent la même passion.

Les loisirs sont une affaire de famille : 70 % des Français aiment pratiquer leurs loisirs en famille, en particulier avec les enfants, pour reproduire avec eux des pratiques d’enfance. Les loisirs sont aussi une occasion de transmettre du savoir.

L’usage d’internet pour les loisirs concerne plus de neuf Français sur dix, particulièrement via les réseaux sociaux et les sites d'achats/vente entre particuliers en ligne. Les contacts pris online débouchent souvent sur des liens amicaux : la moitié des Français sont passés d’un contact virtuel à une rencontre réelle et cela conduit même à des amitiés durables dans 20 % des cas.

Présenté par Frédéric Bocquet, PMU

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https://youtu.be/-5l-5319X7E?list=PLATYrVnX3WHWifljLS5bmMiNIkwo99ymf

La viande chevaline, un marché très internationalisé. La viande consommée en France est actuellement principalement importée, car la production française est mal adaptée à la demande. Les principaux pôles de consommation dans le monde se situent en Mongolie, au Japon, en Europe, en Islande et en Russie. Le Japon consomme une viande de grande qualité alors que la Russie et l’Islande recherchent une viande bon marché. La Mongolie a la plus forte consommation par habitant et par an, vingt fois supérieure à celle observée en Europe. Le marché de la viande chevaline repose sur de nombreux échanges internationaux. Les Amériques et l’Australie, faibles consommateurs, sont en revanche d’importants producteurs exportateurs.  L’Europe importe ainsi leurs viandes, qu’elle réexporte en partie vers le Japon, la Russie ou le Kazakhstan.

En France, La viande chevaline est principalement distribuée en boucherie chevaline (52 %, contre 15 à 30 % pour les autres viandes) et peu présente en grandes et moyennes surfaces. Le consommateur français préfère la viande rouge d’un cheval adulte à celle, rosée, d’un poulain. Ainsi les jeunes chevaux de trait produits en France ne sont pas adaptés à la demande française et une part importante est exportée en vif vers l’Italie ou l’Espagne. La consommation de viande chevaline en France concerne davantage des chevaux de selle, sous-produit des filières sport-loisir et course, ce qui engendre des difficultés d’approvisionnement en quantité et en qualité. Les grandes et moyennes surfaces, qui organisent des opérations viande chevaline, ont ainsi besoin d’un approvisionnement ponctuel important et souvent uniquement en bons morceaux. Les opérateurs français étant difficilement en mesure de répondre à ce type de demande, la viande distribuée est donc principalement importée d’Amérique où il existe des grands centres d’engraissement.

Présenté par Germain Milet, Idele

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https://youtu.be/zH3d9vPIWnc?list=PLATYrVnX3WHWifljLS5bmMiNIkwo99ymf

Les contenus intégraux des présentations seront prochainement disponibles sur  http://www.ifce.fr/ifce/connaissances/statistiques-et-donnees