Nicolas caullery : « je crois avant tout aux résultats »

Autres informations / 11.04.2016

Nicolas caullery : « je crois avant tout aux résultats »

Nicolas Caullery : « Je crois avant tout aux résultats »

En 2011, Nicolas Caullery a décidé de s’installer comme entraîneur ... avec un seul cheval. Cinq ans après, il a plus d’une soixantaine de pensionnaires sous sa responsabilité. Ces premières années, Nicolas Caullery s’est forgé une solide réputation grâce à ses succès dans les Quintés Plus, mais il a montré, en ayant veillé quelques semaines à la destinée de Black Sea (Dubai Destination), qu’il était capable de s’occuper d’un cheval au potentiel classique. Black Sea va désormais suivre une autre voie, puisqu’il a été vendu. Mais sa victoire dans le Prix François Mathet (L) nous a donné l’occasion de découvrir Nicolas Caullery et de parler de son parcours...

Jour de Galop. – Black Sea vous a apporté une première victoire de Listed. Voyez-vous ce succès comme un cap dans votre carrière d’entraîneur ?

Nicolas Caullery. – C’est un vrai cap, c’est vrai. Black Sea avait déjà montré de la qualité chez son ancien entraîneur et nous avons poursuivi la voie dans laquelle il a été engagé. Le Prix François Mathet a été tactique, avec cinq partants seulement. Il y avait un cheval qui n’avait rien à voir dans cette course et il ne fallait pas être dans sa roue. J’avais travaillé Black Sea au minimum ; je savais qu’il avait de la marge et j’étais confiant. Je n’avais pas forcément de pression ; c’était plutôt de l’engouement. La seule pression que j’avais, c’est que je ne voulais pas que nous nous rations. D'autant plus que nous étions attendus au tournant puisque le cheval changeait d’entraîneur.

(Photo La victoire de Black Sea dans le Prix Franc¸ois Mathet – sc)

On vous a connu avec des chevaux courant les handicaps et les "réclamer". Quel changement est-ce, d’entraîner un cheval qui suit la filière classique ?

Mon rôle principal est d’exploiter les chevaux qui sont dans mes boxes, quel que soit leur catégorie. Bien sûr, j’aimerais n’avoir que des "Black Sea", mais c’est impossible. J’ai démarré il n’y a pas si longtemps, en 2011, et il a fallu que je fasse mes preuves pour monter les étapes, que je montre que j’étais capable de bien faire dans les catégories en-dessous avec mes propriétaires fidèles.

Évidemment, un cheval comme Black Sea, c’était autre chose. L’entraînement était quelque peu différent, mais j’ai eu l’impression que c’était plus facile. Il existe un programme bien défini pour les chevaux de ce niveau, avec une voie parallèle pour le cheval qui ne peut pas aller avec les tout meilleurs. Il n’est pas plus compliqué de veiller à la destinée d’un Black Sea qu’à celle d’un cheval de handicap.

J’ai pu montrer que je savais faire autre chose que m’occuper des chevaux des catégories inférieures aux Listeds. Un cheval comme Black Sea a changé beaucoup de choses pour un entraîneur comme moi et m’a permis de rencontrer de nouvelles personnes, notamment des courtiers. C’est important, car on ne sait pas de quoi l’avenir est effectué, et de ces rencontres peuvent naître de futures collaborations.

N’aviez-vous pas peur d’être étiqueté comme un "entraîneur de handicap" ?

Il faut savoir le faire aussi. Ce qui m’agace un peu, c’est d’être catalogué, d’entendre « c’est un entraîneur de handicap ». C’est idiot. Par exemple, Jean-Claude Rouget est capable de gagner un "réclamer" à Cagnes-sur-Mer, un handicap, un "Jockey Club" ou un Gr1 en Angleterre. Il exploite ses pensionnaires quelle que soit leur catégorie et, maintenant, il a dépassé les 6.000 victoires. Il lui a bien fallu gagner partout.

L’entraîneur doit placer ses pensionnaires dans les bonnes catégories et son but est de gagner des courses. Si je n’avais pas gagné durant ces premières années des "réclamer" et des handicaps, je n’aurais sans doute pas eu la confiance de tous les propriétaires que j’ai actuellement.

Le plus important, ce sont les résultats. Ils permettent de créer un cercle vertueux.

(Photo Apre`s le fameux Quinte´ du 30 aou^t a` Deauville – sc)

Le 30 août 2015, lors du dernier jour du meeting de Deauville, vos pensionnaires ont pris les première, deuxième, troisième et cinquième places d’un Quinté Plus à Deauville. Cet événement a-t-il eu des retombées positives pour votre écurie ?

C’est un événement qui a eu un vrai écho auprès des turfistes, qui sont l’un des piliers des courses. Le Quinté Plus reste la course la plus populaire auprès du grand public. Cette performance dans le Quinté Plus du 30 août a fait le buzz et elle concluait un très bon meeting de Deauville où nous avions gagné neuf courses. Beaucoup de gens en ont parlé et c’est un petit exploit car, dans les handicaps, tout se joue à peu de choses. Cela nous a fait un gros coup de pub, et suite à ce meeting de Deauville, de nouveaux contacts se sont noués.

Récemment, Gérard Laboureau a décidé de placer la majorité de ses représentants sous votre entraînement. Comment s’est créée cette collaboration ?

J’ai commencé avec Gérard Laboureau il y a deux ans avec Noctuelle, que nous avions achetée "à réclamer". Elle a gagné tout de suite derrière. Ensuite, il m’a confié un autre cheval, puis nous en avons acheté un autre "à réclamer", et ainsi de suite ...

Gérard Laboureau cherchait à regrouper ses chevaux chez un même entraîneur pour avoir un seul avis concentré et pour que son jockey puisse travailler ses chevaux le matin. Je travaille aussi avec Anthony Crastus, qui monte beaucoup pour lui.

Il y une histoire de confiance et de résultats. L’an dernier, avec Gérard Laboureau, nous avons toujours fait l’arrivée, hormis trois fois. Soixante pour cent de nos partants se sont imposés. Il possède également son petit élevage. Il s'agit d'une personne très ouverte, qui adore les chevaux et les animaux en général et veut s’amuser. Il est vraiment amoureux de ses poulinières, de ses poulains. Il est impressionnant pour ça.

Gérard Laboureau mais aussi Gérard Augustin-Normand

Nous avions eu, pour Gérard Augustin-Normand, un cheval que nous avions acheté "à réclamer", mais il nous a été réclamé derrière. Aujourd’hui, nous entraînons pour lui une 2ans par Le Havre qui vient des ventes Osarus. C’est le début de notre association. Je suis ravi d’avoir sa confiance. Cela rassure aussi d’autres propriétaires de voir que des gens comme Gérard Laboureau et Gérard Augustin-Normand me font confiance.

D’une manière générale, avec mes propriétaires, j’ai une relation amicale. Entraîner, c’est mon travail, mais pour eux, voir courir leur cheval, c’est un plaisir, même s’il y a du business derrière. Il ne faut pas oublier le côté plaisir dans les courses.

"Grotte" et ""Poule d'Essai"" au programme d’Ella Diva

Nicolas Caullery entraîne désormais Ella Diva (Heliostatic), lauréate du Prix des Jouvenceaux et des Jouvencelles (L) en 2015, sous l’entraînement de Gina Rarick. Concernant cette pouliche de 3ans, l’entraîneur nous a appris : « Elle va certainement courir la "Grotte", puis elle ira sur la Poule d’Essai. Elle a été mise au repos cet hiver. Elle travaille proprement. Elle est arrivée un peu tard, donc je n’ai pas pu lui faire courir le Prix Ronde de Nuit. Elle ne rentre pas dans les conditions des courses B. Nous allons suivre la filière classique pour commencer ».

Une passion des courses qui a débuté chez les trotteurs, dans le Nord

Véritable passionné des courses, Nicolas Caullery a découvert cet univers en fréquentant assidûment les hippodromes du nord de la France, plutôt consacrés aux trotteurs. L’histoire ne saura jamais si le monde du trot a perdu un driver ou un entraîneur de talent, puisque Nicolas Caullery a bifurqué à l’âge de quatorze ans vers l’univers des galopeurs...

Comment est née votre passion pour les courses ?

Mes parents tenaient un hôtel-restaurant-brasserie-PMU. Mon père est un passionné de chevaux, mais sans être un joueur. J’ai longtemps fréquenté les champs de course du Nord et de la région parisienne en compagnie de mes parents, le week-end. Nous allions à La Capelle, au Croisé, à Amiens, à Berck, à Abbeville, au Touquet, plutôt pour voir des courses de trotteurs et, à la base, j’étais plutôt "branché" trot que galop. Le parrain de mon frère avait des chevaux avec le père de Franck Nivard. J’ai donc connu ce dernier quand j’avais douze ans ; il venait à La Capelle travailler des chevaux et il était déjà doué à l’époque.

De "trotteur", comment êtes-vous devenu "galopeur" ?

Il fallait avoir seize ans pour rentrer à l’école des apprentis au trot. J’étais un mordu et je ne voulais pas attendre. Alors, à quatorze ans, je suis rentré à l’Afasec pour devenir jockey. J’étais petit à l’époque, je faisais 1,47 m et 35 kilos ! J’avais le gabarit en rapport et plein de rêves. En découvrant l’univers des galopeurs, cela m’a tout de suite plu. Je n’avais pas forcément comme objectif de devenir entraîneur au départ. Mais j’ai appris mon métier petit à petit en travaillant pour des entraîneurs et en allant à l’étranger.

Avant de vous installer, pour quelles maisons avez-vous travaillé ?

J’ai travaillé au Japon pour monsieur Yoshida, dans sa structure de préentraînement. J’ai côtoyé des chevaux avec des origines énormes que j’ai même montés.

En France, j’ai travaillé chez trois entraîneurs différents : David Smaga, Valérie Dissaux et Patrice Châtelain. Je devais partir pour devenir assistant aux États-Unis, mais je suis finalement resté chez Patrice Châtelain et c’est là que j’ai rencontré mes premiers propriétaires. À force d’avancer, de côtoyer les gens, on cerne mieux ce que l’on veut faire et j’ai donc décidé de passer ma licence en 2009. Quand Patrice a souhaité partir dans le sud, Alain Cherifi m’a fait une proposition à la suite de laquelle j'ai pris la décision de rester et de m’installer. C’était en 2011.

J’ai commencé ainsi avec un seul cheval, Don Pelayo, qui appartenait à Alain Cherifi. Puis nous en avons acheté un second, qui a gagné, puis un troisième... Cela a donné confiance à un autre propriétaire, puis à un autre, etc.

(Photo Avec Alain Cherifi, qui lui a mis le pied a` l'e´trier – sc)

N’est-il pas hasardeux de se lancer dans la carrière d’entraîneur avec un seul cheval dans ses boxes ?

Je connais mes qualités et mes défauts ; je travaille en fonction de cela. J’ai eu la confiance d’Alain Cherifi qui est un ami. Il a fallu des résultats qui, une fois obtenus, nous ont permis de réinvestir et ainsi de suite. Depuis mon installation, tout est allé crescendo.

Pour l’instant, tout s’est bien fait et s’est bien enchaîné. Aujourd’hui, j’ai une cinquantaine de chevaux à l’entraînement plus une quinzaine au repos. Cela tourne bien. En restant les pieds sur terre et en étant bien épaulé, nous avons pu développer une bonne structure en cinq ans.

J’ai parfois acheté quelques chevaux pour moi, pour me faire plaisir, notamment Gonetrio, en plat, ou Giulio Cesare, à l’obstacle. Mais, pour le bon fonctionnement de l’écurie, je n’entraîne pas mes propres chevaux. Nous avons eu de la chance avec ceux que j’ai eus en mon nom : cela s’est bien passé. Cela nous a aussi permis d’investir, de financer l’achat d’un camion, par exemple.

« Marine, elle est mes yeux, mes mains »

Nicolas Caullery est marié à Marine Henry, qui est également entraîneur à son compte. Marine possède aujourd’hui une plus petite structure que Nicolas et elle apporte une aide précieuse au fonctionnement de l’écurie de Nicolas Caullery...

(Photo : En famille, avec Marine et leur fils Charles – sc)

Votre compagne, Marine Henry, est également entraîneur. Comment vous organisez-vous ?

Je travaille avec Marine et c’est une vraie chance. Elle est entraîneur avec une dizaine de chevaux sous sa responsabilité. C’est quelqu’un de confiance. Elle est mes yeux, mes mains. Je peux partir serein, je sais qu’elle va bien superviser ce qu’il se passe à l’écurie. Elle y joue un rôle important. Elle possède un bon relationnel avec mes propriétaires qui ont confiance en elle. Elle est entraîneur, donc elle sait de quoi elle parle. Elle y est pour beaucoup dans nos résultats, et sa présence me permet de travailler sereinement.

Contrairement à moi, Marine monte à cheval. Elle a un vrai jugement de cavalière. Je l’aiguille plutôt sur ses choix d’engagements et sur mon ressenti quand je vois les chevaux travailler.

Pourquoi ne pas regrouper en une seule entité vos deux structures ?

Nous y avons pensé. Quand je me suis lancé, j’avais besoin de faire mes preuves tout seul. Au fur et à mesure, j’ai pris un peu le pas sur Marine et j’ai eu plus de chevaux sous ma responsabilité qu’elle. On se retrouve dans le cas inverse qu’en 2011. Au départ, je me serais greffé à elle, tandis que, désormais, si nous nous rassemblions, c’est sa structure qui viendrait se greffer à la mienne. Mais pour l’instant, ce n’est pas d’actualité.

« Il faut faire venir les plus jeunes aux courses »

A trente-sept ans, Nicolas Caullery a encore tout l’avenir devant lui pour sa carrière d’entraîneur. Nous l’avons donc interrogé sur la conjoncture économique actuelle dans les courses, plutôt morose quant au chiffre d’affaires du PMU, et l’entraîneur nous a livré son point de vue pour que les courses redeviennent plus populaires...

La conjoncture actuelle avec le chiffre d’affaires du PMU qui stagne ou baisse vous inquiète-t-elle pour l’avenir ?

Je pense forcément à la réalité économique des courses qui dépend du chiffre d’affaires du PMU. Il n’est plus à la hausse actuellement et je vois également les hippodromes qui se vident. La conjoncture économique globale en France impacte le chiffre d’affaires du PMU, c’est évident. Cela se voit dans les commerces où, à partir du 15 du mois, il y a moins de monde dans les magasins. Dans le même temps, la FDJ progresse, c’est vrai, mais elle propose des jeux de hasard, qui ne demandent pas de réflexion.

Les courses sont un peu moins populaires qu’auparavant. Il faut pouvoir attirer les jeunes, les plus petits. Tous les gens que je côtoie, et même la plupart de mes propriétaires, sont venus aux courses dès leur plus jeune âge avec leurs parents. Pour les enjeux, il faut aussi cibler les jeunes de vingt ans qui se tournent actuellement plutôt vers les paris sportifs.

Forcément, quand on est jeune entraîneur, on s’inquiète de ne plus voir les enjeux progresser. Mais d’un autre côté, les courses attirent toujours. On le voit avec les ventes de chevaux dont les indicateurs progressent, les prix de saillies de plus en plus élevés, les courtiers de plus en plus nombreux...

Craignez-vous une baisse des allocations ?

Si cette situation dure et que toutes les pistes d’économies ont été exploitées, peut-être que l’on arrivera à une baisse des allocations en France. Mais parfois, il faut savoir se couper la main pour ne pas avoir à se couper le bras. Et si cela peut permettre de perdurer, peut-être passera-t-on par là, même si c’est toujours très difficile en France de revenir sur les acquis. On le voit même avec le Code du travail. Cela me sidère quand j’entends des gens à qui l’on demande s’ils sont capables de revenir aux 39 heures et qu’ils répondent : « Non, c’est impossible, je ne pourrais pas. » L’économie va mal aujourd’hui, alors il faut savoir faire des sacrifices.

Certaines allocations peuvent être réparties différemment. Je ne vais pas cracher dans la soupe, mais les "réclamer" en France sont aujourd’hui vraiment bien dotés. Si au lieu de toucher 9.500 euros, le propriétaire empoche 9.250 euros, la différence est minime.

Et si tout a été fait en parallèle, que des économies ont été effectuées à France Galop, au Trot, à Equidia, au PMU..., et qu’il faut prendre une telle mesure, il n’y aura pas grand-chose à redire. Même si cela va être présenté de la manière suivante : "baisse des allocations en France".

(Photo portait Nicolas Caullery)

Vous ne refusez jamais de donner votre avis avant une course sur vos pensionnaires. C’est important pour vous cet aspect communication ?

C’est vraiment mon truc de communiquer, je le fais naturellement. Je n’oublie pas d’où je viens et cela me paraît normal de répondre aux turfistes qui sont l’un des piliers des courses. Car c’est à eux que je pense quand je réponds aux questions des journalistes avant une course.

Dans tous les sports, dès qu’il y a des résultats, il y a des commentaires élogieux et d’autres moins. On ne peut pas empêcher cela. Mais j’essaie de passer outre les mauvaises interprétations que je peux lire ou entendre. Je garde mon cap et je pense à tous les turfistes qui attendent des réponses de la part des professionnels.

À l’heure d’internet, cela ne va pas assez vite dans les courses...

Le monde des courses a évolué, mais certaines choses ne changent pas. Il faut que le rythme s'accélère. Je pense par exemple à la création d’un dossier pour demander ses couleurs. Cela prend au minimum trois mois. Il y a des gens qui veulent investir, qui ont des affaires, qui bougent, qui voyagent. Et il faut les tenir en haleine plusieurs mois avant que leur dossier pour avoir leurs couleurs avance ?

Le site de France Galop n’est pas relié avec les sites étrangers. Souvent, quand un cheval étranger vient courir en France, son pedigree n’est pas complet. Il faut donc aller fouiller à droite à gauche sur internet pour avoir accès à ces informations si, par exemple, ce cheval court "à réclamer" et qu’il vous intéresse.

Pour la prise d’enjeux, il faut également être plus dynamique, plus incitatif. À Cagnes-sur-Mer, au restaurant, il y a des hôtesses qui passent à toutes les tables pour vous proposer de faire un jeu qu’elles vous valident en direct. C’est super. Le jour du "Diane", on fait venir beaucoup de monde, ce qui est très bien. Mais au centre de l’hippodrome, il y a des queues monumentales aux guichets. Il faut proposer plus d’espaces pour que les gens puissent jouer.

Enfin, pour les turfistes comme pour les professionnels, le tracking est un outil qu’il faut développer en France. On est clairement en retard là-dessus.

Pour une vraie filière P.S.F…

La P.S.F. est un outil énorme. La preuve, les chevaux qui vont à Meydan se préparent sur la P.S.F. de Chantilly. Pourtant, on n’exploite pas assez les P.S.F. en France. Il faut un programme plus développé ; ce n’est pas une honte d’aller courir sur la P.S.F. On nous propose des courses à conditions, mais sans débouchés P.S.F. ensuite. Créons une filière sur cette surface. Il est prévu de créer une P.S.F. à Longchamp. Mais pour quel usage si c’est juste pour y courir les "réclamer" et des handicaps ?