Où l’on reparle d’epiqe…

Autres informations / 09.04.2016

Où l’on reparle d’epiqe…

TRIBUNE LIBRE

Où l’on reparle d’EpiqE…

 Par David Powell

Pour faire suite à l’intervention de Christopher Galmiche sur la bévue d’omettre les courses d’obstacles de la série EpiqE, je trouve qu’il est sidérant de constater que ces gens-là sont inconscients du fait que les chevaux d’obstacle, avec des carrières plus longues, sont, comme les trotteurs, capables de susciter bien plus d’engouement d’un public large que les chevaux de plat.

Ce qui me dépasse, c’est ce complexe d’infériorité de notre milieu par rapport au "reste du monde" :

- Cette notion que, pour régler nos problèmes, il faut prendre des gens étrangers à notre métier pour le promouvoir, comme s’il suffisait de ne rien y connaître pour avoir du recul et avoir ainsi la lucidité fulgurante qui manquerait aux personnes dans le giron, leur nez dans le guidon, privées de ce fait d’une vista suffisante...

- Que l’on fasse grand cas d’un joueur de foot ou de rugby qui se montre aux courses (alors que la présence d’un "top jockey" au Stade de France passe sûrement inaperçue), comme si l’on avait besoin de la caution des "people" pour prouver l’importance de ce que nous faisons...

On a vu le résultat.

Cela me rappelle : il y a quelques années un cabinet de consultants, par le biais des Haras nationaux, a été embauché pour "sauver l’élevage français". Devant notre scepticisme, ils nous ont expliqué comment ils avaient tiré de la faillite les mareyeurs de La Rochelle.

C’était d’une simplicité affligeante : ils pêchaient surtout du bar, alors que les grandes surfaces vendaient mieux la sole et la daurade (ou vice versa, j’avoue ne plus me souvenir). Les consultants ont relayé le message aux mareyeurs, et leur profession fut sauvée.

J’étais très impressionné, sans être certain que ce serait aussi simple pour le marché des yearlings.