James reveley, l’étoile montante de l’obstacle

Autres informations / 23.05.2016

James reveley, l’étoile montante de l’obstacle

James Reveley, l’étoile montante de l’obstacle

Chez les jockeys, James Reveley a été le héros du week-end du Grand Steeple-Chase de Paris (Gr1). Il a gagné cette épreuve pour la première fois avec le champion So French (Poliglote). Mais il s’est aussi imposé dans les Prix Stanley (L), avec On the Go XX (Kamsin), et d’Arles, avec Comas Sola (Lord du Sud). Ces succès lui ont aussi offert la première place du Challenge de l’extrême que France Galop organise pour récompenser les jockeys ayant eu la meilleure réussite lors du week-end. Nous l’avons contacté lundi après-midi, avant la réunion de Bordeaux, au cours de laquelle il se mettait en selle, pour revenir sur sa première victoire dans le "Grand Steeple" et sur sa carrière.

C’est magique ! Depuis que Vincent Cheminaud a délaissé l’obstacle pour le plat, James Reveley a été le partenaire de So French. Avec le sauteur qui défend les couleurs de Magalen Bryant, il s’est imposé à quatre reprises. Outre le "Grand Steeple", il a enlevé le Prix Maurice Gillois (Gr1). Mais c’est bien sûr sa victoire dans la plus grande épreuve d’obstacle française que nous avons évoquée en sa compagnie. « En lisant les articles et les messages de félicitations, en voyant les photos et vidéos du "Grand Steeple", je viens seulement de réaliser que j’ai gagné cette course. C’est un rêve ! C’est magique ! C’était mon objectif depuis que je me suis installé en France. C’est comme gagner le Gold Cup ou le Grand National. » James Reveley a monté So French en grande confiance. Le fils de Poliglote a sauté à la perfection pour aborder seul le rail-ditch. Sur le plat, il n’y a pas eu de discussion possible. Il a été au-dessus du lot. Mais à cheval, à quel moment son jockey a-t-il senti qu’il pouvait espérer gagner ? « Il a été très facile durant toute la "route". Au moment où As d’Estruval s'est blessé, je me suis retrouvé seul en tête. "As" était le cheval de la course. J’ai alors pensé que, si tout se passait bien pour moi, si So French passait bien le rail-ditch, nous pouvions l’emporter. Dans le dernier tournant, j’avais des ressources. Mais j’entendais Storm of Saintly qui se rapprochait et j’étais un peu inquiet. So French est bien reparti ensuite. Il n’a jamais aussi bien sauté. Nous avons été moins vite qu’auparavant, je n’ai fait que reprendre, ce qui lui a permis de mieux sauter. C’est un vrai cheval de terrain lourd. So French a progressé à chaque course. Déjà, lorsqu’il avait fini deuxième d’As d’Estruval dans le Prix Murat, il avait prouvé qu’il était très bon. J’avais quelques doutes par rapport au fait qu’il avait raté le Prix Ingré. Je me demandais s’il n’allait pas manquer de préparation. Mais monsieur Macaire l’avait amené au top. »

 

Une remise en forme pour le "Grand Steeple". James Reveley s’est préparé pour le "Grand Steeple" à Jack Berry House, un centre de remise en forme pour jockeys, ouvert depuis le 20 avril, et situé en Angleterre. Il nous a raconté : « Je me suis fait mal le dimanche précédant le "Grand Steeple". Je me suis pris un coup de pied à Angoulême et j’ai eu un hématome au genou. Lundi dernier, je ne pouvais presque pas plier la jambe. Je suis donc parti à Jack Berry House, un très bon centre, où des kinésithérapeutes sont à notre disposition, où nous pouvons faire du sport et de la piscine. J’ai beaucoup travaillé pour arriver en forme sur le week-end du "Grand Steeple". »

Objectif Cravache d’or ! Après avoir atteint l’un de ses objectifs en gagnant le "Grand Steeple", James Reveley nous a avoué avoir un autre but en tête : « Mon prochain objectif ? Ce sera la Cravache d’or. Peut-être pas cette année, car David Cottin a pris de l’avance. Je peux ambitionner de prendre une Cravache d’argent ou de bronze en 2016. Mais j’aimerais au moins une fois remporter la Cravache d’or. »

En France définitivement depuis 2016. Depuis le début de l’année 2016, James Reveley s’est fixé en France, après avoir passé tous les étés chez Guillaume Macaire depuis 2007. « Je me suis installé à Royan et je travaille en priorité pour monsieur Macaire. Je suis free lance et j’ai un agent, Benoît Gicquel. À la fin de l’année dernière, j’ai pris la décision de venir plus tôt en France, dès le printemps. J’en ai parlé à mon père. Il a compris ma décision, même s’il était un peu déçu. Mais en France, j’ai de meilleures opportunités. »

Des débuts dans le rang des cavaliers de C.S.O… Pour James Reveley, tout a commencé dans le monde des sports équestres. « J’ai fait du C.S.O. avec mes poneys à un haut niveau, représentant l’Angleterre à plusieurs reprises. À 15 ans, j’ai vendu mon dernier poney et j’ai commencé à monter des chevaux de course chez mon père. Avoir un père entraîneur a été un avantage. À 16 ans, j’ai commencé à monter en course. J’ai été gentleman-rider pendant six mois. Comme j’étais léger, j’ai pu monter en plat, notamment pour Richard Fahey. Après, j’ai été chez Nicky Richards dans le nord de l’Angleterre. C’est sur ses conseils que je suis venu en France. Au départ, je suis venu trois semaines en "vacances-travail" chez monsieur Macaire. À la fin de cette période, il m’a fait monter deux fois. J’ai gagné une fois à La Roche-Posay. Ensuite, il m’a proposé de rester tout l’été. Puis je suis revenu tous les étés et cela s’est bien passé. À l’époque, j’étais parti comme cela, j’étais simplement venu pour apprendre. »