Jean-claude rouget : « le havre, c’est l’histoire d’une vie »

Autres informations / 15.05.2016

Jean-claude rouget : « le havre, c’est l’histoire d’une vie »

POULE D’ESSAI DES POULICHES

Jean-Claude Rouget : « Le Havre, c’est l’histoire d’une vie »

Lauréat de la quatrième Poule d’Essai de sa carrière avec La Cressonnière (Le Havre), Jean-Claude Rouget a analysé avec nous ce dimanche qui l’a vu également remporter le Prix Hocquart (Gr2) avec Mekhtaal XX (Sea the Stars). Il est revenu sur l’histoire de Le Havre, qu’il a acheté yearling le samedi 18 août 2007, et qui est le lien dans toute l’histoire de La Cressonnière.

Jour de Galop. – Finalement, si l’on se retrouve ici, c’est grâce à Le Havre ?

Jean-Claude Rouget. – Le Havre, c’est le début de toute l’histoire. Beaucoup de grands professionnels ont vécu cela, comme Alec Head par exemple avec Lyphard ou Riverman. Tout est incroyable avec Le Havre. Je l’ai acheté sans avoir de client particulier pour lui. Et si Gérard Augustin-Normand n'en avait pas fait l’acquisition par la suite, rien de tout cela ne serait arrivé. Le cheval aurait sans doute été vendu à l’étranger… C’est ça la magie des courses. Le Havre, c’est l’histoire d’une vie.

Le Havre a-t-il été un déclencheur dans votre approche des courses classiques ?

Le Havre nous a permis de montrer que nous étions capables de gagner une course comme le Prix du Jockey Club. Mais, aussi, en tant qu’entraîneur, j’apprends toujours. Pour avancer, il faut savoir tirer les leçons des échecs. Avec La Cressonnière, je n’ai pas voulu disputer une course intermédiaire entre Le Prix Camargo et la Poule d’Essai. Je l’avais déjà fait par le passé, sans réussite. Cela fait longtemps que j’avais dans l’idée que la Poule d’Essai serait la première tentative au niveau Groupe de La Cressonnière. Courir le Prix La Camargo était une bonne opportunité. Je pense que la pouliche est bien meilleure en bon terrain, mais je sais qu’un sol très souple ne la dérange pas.

Peut-on comparer Avenir Certain et La Cressonnière ?

Avenir Certain pouvait se montrer tendue avant les courses. C’est ce qui a pu lui coûter la seconde partie de sa carrière. La Cressonnière, je ne vois pas comment elle pourrait être tendue. Dans l’ensemble, Le Havre produit des chevaux calmes. Galileo, le père de la mère de La Cressonnière, également. C’est donc un bon croisement. Pour le Prix de Diane, La Cressonnière possède le pedigree pour tenir. En plus de sa qualité, elle aura aussi son courage.

Vous avez annoncé en début de saison que votre génération de 3ans était d’un très haut niveau. Remplissez-vous vos objectifs pour l’instant ?

Pour l’instant, le plan se déroule sans accroc. Ce dimanche, chez les poulains, Taareef court bien. George Patton va sûrement préparer le Prix Guillaume d’Ornano en passant par une course comme le Prix Daphnis. Quant à Zelzal, il n’a rien compris et Gregory Benoist a eu raison de ne pas lui donner une course trop dure. Qemah est montée en pression aujourd’hui, mais elle ira à Ascot. Nous aurons deux partants à Royal Ascot, Qemah et Ervedya. Cette dernière va venir à Deauville afin d’avoir un voyage plus court pour se rendre en Angleterre.

Cette année, les Poules d’Essai se sont courues en ligne droite. Qu’en retirez-vous ?

Nous avons assisté à des courses régulières et il n’y a pas de discussion possible sur les résultats. La Cressonnière gagne avec l’as à la corde devant Nathra qui avait le quatorze. Mais on ne refait pas Longchamp pour lui enlever deux courses majeures de son programme. Alors peut-être faudra-t-il revoir la piste de Longchamp sur laquelle se disputent les "Poules" ? Mais ce n’est pas moi qui fais le programme. On s’adaptera.