Adieu bonito du berlais

Autres informations / 10.06.2016

Adieu bonito du berlais

Adieu Bonito du Berlais

Bonito du Berlais XX (Trempolino) s’est mortellement accidenté ce vendredi matin, alors qu’il était au repos au haras du Berlais. Bertrand Le Métayer, manager de son propriétaire, James-Douglas Gordon, nous a expliqué : « Le cheval a dû être euthanasié ce matin. Il bénéficiait d’un petit break au haras du Berlais, et il est sorti au paddock, comme tous les jours. Malheureusement, il s’est fracturé un genou. La fracture était si importante qu’on a dû mettre fin à ses jours. Je l’avais vu il y a une semaine. Le cheval était magnifique et Jean-Marc Lucas s’en occupait aux petits oignons. C’est dur, mais il faut se dire que le cheval est mort là où il a vu le jour, sans souffrir. Maintenant, il faut regarder devant. Nous avons son frère, Chikito du Berlais, et deux de ses neveux, Boss du Berlais et Shark du Berlais, tous les trois âgés de 2ans. Nous allons essayer de fabriquer un nouveau champion. »

 

Le "Cambacérès", par douze longueurs ! Bonito du Berlais a effectué toute sa carrière chez Arnaud Chaillé-Chaillé. Il avait débuté sous les couleurs de Cécile Lucas, l’épouse de son éleveur, Jean-Marc Lucas, par une troisième place dans le Prix Grandak. James-Douglas Gordon en avait acheté ensuite 75 %. Bonito du Berlais avait enchaîné les victoires, remportant tour à tour le Prix Stanley (L) par dix longueurs, le Prix Aguado (L), puis au second semestre de son année de 3ans, le Prix Robert Lejeune (L) par six longueurs, le Prix Georges de Talhouët-Roy (Gr2) par six longueurs également, avant d’écraser de sa classe le Prix Cambacérès (Gr1), offrant ainsi une première victoire à ce niveau à son jockey, Matthieu Carroux.

À 4ans, ce cheval allant était parti sur le même rythme, remportant le Prix d’Indy (Gr3), le Prix de Pépinvast (Gr3) et le Prix Amadou (Gr2). Dans le Prix Alain du Breil (Gr1) de Blue Dragon XX (Califet), il n’avait pu faire mieux que quatrième, mais le cheval n’était pas au mieux de sa forme.

Revenu à l’automne, il s’était imposé dans le Prix Pierre de Lassus (Gr3), puis avait subi la loi de Blue Dragon dans le Prix Renaud du Vivier (Gr1).

Déjà dressé en steeple depuis un moment, c’est dans cette discipline qu’il était réapparu cette année, à l’âge de 5ans. Bien que faisant encore pas mal d’efforts dans ses sauts, il avait gagné sur sa classe le Prix Cousins Pons, puis le Prix de Saumur, avant de connaître sa première défaite sur les gros obstacles dans le Prix Andrea, après en avoir trop fait. Arnaud Chaillé-Chaillé n’hésitait pas à dire qu’il voyait en lui un futur cheval de "Grand Steeple".

 

Une famille très riche en excellents sauteurs. Bonito du Berlais était le frère de l’excellente Nikita du Berlais (Poliglote), mais aussi de Bonita du Berlais (King’s Theatre), qui était l’une des meilleures pouliches de sa promotion à 3ans, remportant consécutivement les Prix Georges Pelat et de Chambly (Ls) et se classant quatrième du Prix Georges de Talhouët-Roy (Gr2). Carlita du Berlais (Soldier of Fortune), lauréate du Prix Sagan (L), et Morito du Berlais (Turgeon), exporté outre-Manche et gagnant de trois courses, ont également fait briller haut les couleurs du Berlais et de cette souche, où l’on retrouve également le nom de Chinco, gagnant d’un Grand Steeple-Chase de Paris.