Cela ne s’annonce pas très brexitant…

Autres informations / 24.06.2016

Cela ne s’annonce pas très brexitant…

Cela ne s’annonce pas très brexitant…

La défaite de la pouliche Brexit (Bahamian Bounty), jeudi soir à Newbury, n’était donc pas prémonitoire… Les résultats du référendum autour du Brexit – la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne – sont tombés ce matin. Le "partir" l’emporte à 51,9 % sur le "rester", notamment grâce au vote des plus de 65 ans, les jeunes ayant plutôt manifesté leur envie de rester au sein de l’Union européenne.

Le cours de la livre impacté. La City de Londres, tout comme la plupart des grandes places financières du monde, a été plongée dans un véritable capharnaüm à la suite de ce résultat. Certains traders londoniens ont parlé d’un véritable cauchemar. Comme on pouvait s’y attendre, le cours de la livre sterling a été impacté : alors qu’il était encore de 1,314 euro jeudi soir, il était de 1,239 euro ce vendredi à 15 heures. Le cours de l’euro a également tremblé, chutant par rapport à celui du dollar, tandis que le cours de l’or a bondi. Les prochaines semaines devraient rester chaotiques, que ce soit au sein de l’Union européenne ou au sein même du Royaume-Uni : Écosse et Irlande du Nord avaient voté en majorité pour rester au sein de l’Union et un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Écosse pourrait bien se mettre en place.

Beaucoup d’interrogations pour l’Institution hippique au Royaume-Uni. Les grands perdants sont aussi les bookmakers, lesquels avaient installé le "rester" favori. Outre ce revers, les actions de firmes comme Ladbrokes et William Hill ont plongé de 10 %. Le Royaume-Uni des courses va désormais avoir d’autres questions à se poser : la démission de David Cameron et de son gouvernement aura-t-elle un impact sur le Racing Right amené à remplacer prochainement le Levy Board ? Les aides gouvernementales allouées à l’institution en attente de la fin du Levy Board seront-elles encore versées ? Quid des Européens travaillant dans les différentes écuries de courses dans le pays ? Comment vont faire les éleveurs bénéficiant auparavant des aides de la politique agricole commune ? La question de Gibraltar se pose aussi : beaucoup de bookmakers ont des plates-formes installées là-bas et la souveraineté anglaise de Gibraltar pourrait être remise en cause, l’Espagne faisant pression. L’imbroglio ne fait que commencer.