Jean-claude rouget sort un nouveau le havre dans le "jockey club

Autres informations / 05.06.2016

Jean-claude rouget sort un nouveau le havre dans le "jockey club

PRIX DU JOCKEY CLUB

Jean-Claude Rouget sort un nouveau Le Havre dans le "Jockey Club"

Sept ans après Le Havre (Noverre), Jean-Claude Rouget gagne de nouveau le Prix du Jockey Club avec Almanzor (Wootton Bassett). Entre ces deux lauréats classiques, on peut trouver de nombreuses analogies. Lors de la conférence de presse, l’entraîneur a raconté l’histoire du cheval.

Acheté plus cher que prévu. « Comme Le Havre, j’ai payé aux ventes Almanzor plus cher que prévu. Je l’ai eu pour 100.000 €, alors que je pensais l’avoir pour 50.000 €. J’avais trouvé son modèle exceptionnel. Comme il a été acheté plus cher que prévu, j’ai partagé le risque entre deux propriétaires, Antonio Caro et Gérard Augustin-Normand. À l’époque, Wootton Bassett n’était pas un étalon commercial, il débutait. Almanzor était aussi le premier produit d’une mère qui n’avait pas couru. Donc oui, je l’avais quand même un peu surpayé... » Almanzor a ensuite été éduqué à l’école Blondeau.

Je ne voulais pas courir le Critérium. « Almanzor est le prototype même du cheval qui avait assez de vitesse pour réussir dans le Prix du Jockey Club. Il n’y a pas de règle, mais je pense que pour briller dans le "Jockey Club", il faut avoir couru à 2ans. Dans sa carrière, Almanzor ne compte qu’une mauvaise course. C’était dans le Critérium international, en fin d’année, à Saint-Cloud. À la base, je ne voulais pas courir cette épreuve. Mais ses propriétaires voulaient essayer, ce que je comprends, car ils avaient un cheval alors invaincu. Mais je ne savais pas s’il fallait courir le Critérium sur 1.400m ou celui sur 2.000m le même jour. Je l’ai couru sur 1.400m, car, dans ces cas-là, on prend moins dur sur trop court que sur trop long. Cette année, Almanzor a réalisé une bonne rentrée dans le Prix de Fontainebleau. Ensuite, il a gagné facilement le Prix de Guiche qui était un bon repérage pour le "Jockey Club". Almanzor est un cheval de bon terrain. Il a gagné sa Listed à 2ans, à Bordeaux, sur une piste qui ne l’avantageait pas, simplement parce qu’il est bon. » On peut d’ailleurs noter que Le Havre ne compte qu’une mauvaise sortie dans sa vie. Elle avait aussi pour cadre le Critérium international.

Un programme qui reste à définir. « Pour la suite de son programme, nous n’avons rien décidé. Vous savez, on ne pouvait pas savoir avant le coup que nous allions gagner. S’il avait terminé deuxième ou troisième, je l’aurais préparé pour le Prix Guillaume d’Ornano. Là, il va falloir viser plus haut et voir si l’on teste le cheval sur 2.400m ou pas. En tout cas, je lui vois un avenir certain ! »

Mekhtaal dans un jour sans. « Pendant la course, j’ai beaucoup suivi Mekhtaal. J’ai vu rapidement que Jean-Bernard avait bien placé Almanzor et je n’étais donc pas inquiet pour lui. Finalement, comme ce fut le cas à Maisons-Laffitte, Mekhtaal n’est jamais venu. Il a subi tout le temps. Il faut du métier pour le "Jockey Club" et, lui, il en manque. Mais il faut que je voie Grégory pour débriefer la course avec lui. »

Le séjour à Deauville. « C’est parce que le week-end de la Pentecôte les courses ont eu lieu à Deauville que nous avons eu l’idée et l’opportunité de laisser les chevaux là-bas. Si cela n’avait pas été le cas, Almanzor serait revenu à Pau après le Prix de Guiche. Cela ne change sans doute pas grand-chose, mais a le mérite d’éviter un déplacement plus long. Nous essayons de faire au mieux pour les chevaux. »

Une vraie récompense pour Jean-Bernard Eyquem

À 40ans, Jean-Bernard Eyquem montait son premier Prix du Jockey Club. Ce succès est le deuxième de sa carrière au niveau Gr1, après la Poule d’Essai des Pouliches (Gr1) de Tie Black (Machiavellian) en 2006, obtenue sur tapis vert. Jean-Bernard Eyquem a réintégré l’équipe de Jean-Claude Rouget il y a sept ans, après un passage chez François Rohaut. Cette monte dans le Prix du Jockey Club, il la doit à son sérieux au sein de l’équipe paloise. En conférence de presse, le jockey a raconté :

Sa course avec Almanzor. « Nous avions une bonne place à la corde et avions décidé de bien partir et de nous placer en bon rang. Aux 1.600m, j’ai vu qu’il y avait une place vacante. Je ne sais pas pourquoi d’ailleurs. Je l’ai prise, sachant qu’il y avait Robin of Navan devant et qu’il était capable d’aller loin. Ensuite, j’ai attendu, en roue libre. J’ai commencé à décaler Almanzor à quatre cents mètres du poteau. Aux trois cents mètres, j’ai senti que j’avais beaucoup de "gaz". Et à deux cent cinquante mètres du poteau, j’ai senti que j’allais gagner mon premier "Jockey Club" ! »

Au passage du poteau. « Mes premières pensées au passage du poteau sont allées vers Jean-Claude. Il me fait confiance et j’ai la chance de travailler chez lui, au sein d’une écurie formidable. Je travaille pour une écurie extraordinaire et pour un patron extraordinaire. »

Le sérieux récompensé. « Je suis plus sérieux qu’il y a vingt ans. Je connais mon rôle au sein de l’écurie et je sais où est ma place au sein de la hiérarchie des jockeys. Mais Jean-Claude n’hésite pas à récompenser ceux qui le méritent et il m’a fait confiance pour Almanzor dans ce Prix du Jockey Club. » Jean-Claude Rouget l’interrompt alors et explique : « Jean-Bernard a fait une sortie de route. Il avait quitté l’équipe avant d’y revenir il y a sept ans. Il a cru que je ne tenais pas ma parole ! À l’écurie, la règle est simple. Christophe Soumillon monte en priorité à Paris. Ici, il était pris sur Zarak. Jean-Bernard avait déjà monté Almanzor et il avait gagné avec. C’était donc logique de lui faire confiance ici. Quand je me suis installé, jamais je ne pensais avoir soixante-dix personnes dans l’équipe. Jean-Bernard comme Ioritz font un travail important sur les galops du matin à Pau. Il est tout à fait logique de les récompenser. »

Jean-Bernard Eyquem sur Equidia Turf Club. Lundi soir, vous pourrez retrouver Jean-Bernard Eyquem sur Equidia. Il sera l’invité de Jérôme Lenfant et son équipe dans Equidia Turf Club.