Jean-marie plassan : « une vraie marque de confiance »

Autres informations / 24.06.2016

Jean-marie plassan : « une vraie marque de confiance »

PREMIER QUINTÉ+ À LA TESTE

Jean-Marie Plassan : « Une vraie marque de confiance »

Jeudi, l’hippodrome de La Teste a accueilli, au cœur de son mini-meeting, le premier Quinté de son histoire. Pour Jean-Marie Plassan, président de la société des courses de La Teste, et son équipe, il s’agit là d’une vraie reconnaissance du travail effectué depuis des années.

Jour de Galop. – Jeudi, La Teste a accueilli le premier Quinté+ de son histoire. Quel bilan en faites-vous ?

Jean-Marie Plassan. – Sportivement parlant, ce fut une belle course, avec une arrivée très disputée, donc un bon travail des handicapeurs ! Du côté des enjeux, nous étions un peu déçus des résultats, mais les responsables du PMU nous ont rassurés. Avec plusieurs matchs de l’Euro la veille, et étant donné la concurrence des paris sportifs, le résultat est satisfaisant.

Accueillir un Quinté+, que signifie cela pour une société comme la vôtre ?

C’était d’abord un grand moment d’émotion et de fierté. Que France Galop ait choisi La Teste pour accueillir un Quinté à la suite de la fermeture temporaire de Longchamp est une vraie marque de confiance. Il s’agit toujours d’un choix risqué, étant donné les enjeux économiques que cela implique. Je pense que nous n’avons pas failli et que nous sommes allés au bout de notre mission. En termes de retombées, cela se joue surtout au niveau médiatique et publicitaire. Cet événement a mis un vrai coup de projecteur sur notre hippodrome.

Comment le public a-t-il répondu ?

Nous avons enregistré 2.500 entrées payantes, ce qui est un bon chiffre en semaine. Nous avons souhaité mettre l’accent sur l’accueil des propriétaires et des entraîneurs. Beaucoup d’entreprises de la région nous ont suivis et nous ont permis de les gâter comme elles le méritent. Nous avons organisé des dégustations gratuites d’huîtres, de champagne et même de caviar par la société L’Esturgeonnière, basée à côté de La Teste. Je pense que cela a été apprécié. Nous nous donnons beaucoup de mal pour chercher des partenaires, et notre travail a porté ses fruits. Les professionnels ont été également très satisfaits des installations et de l’état de la piste en général. Le mérite en revient à l’équipe de Lionel Jouan, notre directeur technique.

Êtes-vous parvenus à motiver les collectivités locales ?

Nous avions choisi de nommer le Quinté+ « Prix du Bassin d’Arcachon », afin justement d’intéresser les élus des différentes communes alentour. Cela a bien fonctionné, et lors du déjeuner, nous avons accueilli des maires qui n’étaient encore jamais venus aux courses. Ils se sont sentis impliqués. C’est important de faire connaître notre activité. Surtout qu’outre les courses, La Teste est dotée d’un centre d’entraînement qui regroupe cinq cents chevaux. C’est important en terme d’emplois.

Votre objectif est-il désormais de conserver un Quinté+ dans les années qui viennent ?

Bien évidemment, nous souhaitons vivement garder un Quinté+ sur notre hippodrome. Avec dix-huit partants en première épreuve, dix-huit en deuxième épreuve et cinq éliminés, nous avons prouvé qu’il y avait un réel besoin d’une telle épreuve sur cette distance, et dans le Sud-Ouest.