La cerise sur le gâteau

Autres informations / 20.06.2016

La cerise sur le gâteau

CHANTILLY, DIMANCHE

PRIX DE DIANE LONGINES (Gr1)

La cerise sur le gâteau

Il fallait être une grande championne pour gagner ce Prix de Diane Longines (Gr1) en étant encore parmi les trois dernières à l’entrée de la ligne droite. Malgré la distance à refaire et les coups, La Cressonnière (Le Havre) s’est bien montrée la plus forte. Elle entre dans le panthéon du "Diane", puisqu’elle s’y impose en étant toujours invaincue et en ayant réussi le doublé "Poule d’Essai & Diane" (Grs1).

À plus d’un titre, La Cressonnière est la cerise sur le gâteau. Pour ses propriétaires, Gérard Augustin-Normand et Antonio Caro, dont l’association a quelque chose de magique. Déjà lauréats du Prix du Jockey Club (Gr1) avec Almanzor (Wootton Bassett), ils égalent donc Marcel Boussac, dernier titulaire de ce doublé en 1956. Côté élevage, La Cressonnière apporte encore de l’eau au moulin de Le Havre, son père. Après les exploits classiques d’Avenir Certain XX et maintenant ceux de La Cressonnière, il se place comme un étalon incontournable dans le paysage hippique français. Il est aussi le lien et le début de l’histoire entre les propriétaires, les éleveurs et l’entraîneur de La Cressonnière.

Cet entraîneur, c’est Jean-Claude Rouget. Il remporte ici son cinquième Gr1 de l’année avec un 3ans. Il avait annoncé que des 3ans étaient très bons et son début de saison est simplement exceptionnel.

Concernant la course en elle-même, ce Prix de Diane a été entaché d’une chute, celle d’Armande XX (Sea the Stars). Prise en sandwich, elle a trébuché ce qui a entraîné la chute de son jockey, Pierre-Charles Boudot, qui a néanmoins pu remonter ensuite. Avant cela, il y a eu une vraie vague qui a gêné Volta (Siyouni), future troisième, et La Cressonnière. La force des grands, c’est aussi de se sortir de toutes les embûches, et La Cressonnière est une grande. Aucun doute sur ce point.

 

Jean-Claude Rouget : « Je n’en menais pas large dans le parcours... »

La Cressonnière a terminé en beauté le printemps classique de l’écurie de Jean-Claude Rouget. Au total, l’écurie paloise a brillé dans cinq Grs1 : la Poule d’Essai des Pouliches (La Cressonnière), Le "Saint-Alary" (Jemayel), le "Jockey Club" (Almanzor), les Coronation Stakes (Qemah XX) et le "Diane" (La Cressonnière). C’est encore plus fort qu’en 2009, année exceptionnelle pour Jean-Claude Rouget et qui l’avait vu décrocher son premier Cheval d’Or. En allant chercher La Cressonnière sur la piste, Jean-Claude Rouget a été félicité par de nombreux professionnels. La phrase du jour revient à Christophe Soumillon qui lui a lancé : « Jean-Claude, faut arrêter maintenant ! »

L’entraîneur palois avait annoncé depuis longtemps qu’il détenait dans ses boxes une génération de 3ans exceptionnelle. Tout le printemps s’est déroulé sans accroc, mais cela tient à peu de chose : comme il l’a rappelé après la course, il « n’en menait pas large... 

Jour de Galop. – Comment avez-vous vécu la course ?

Jean-Claude Rouget. – Je n’en menais pas large durant la course... La Cressonnière a toujours gagné en étant montée devant ou près de la tête. Ce que La Cressonnière fait là, en revenant d’aussi loin, est exceptionnel. C’est une "vraie vraie". Elle a tout.

C’était voulu de monter La Cressonnière aussi loin ?

Nous étions entre la chèvre et le chou, puisque La Cressonnière n’avait jamais couru sur 2.100m. Et je pense qu’on perd plus de courses qu’on en gagne quand on enferme le jockey dans les ordres. Ce n’était pas une course facile à monter et j’étais inquiet de la voir si loin dans le parcours. Mais la seule règle, c’est d’avoir un cheval détendu. C’est la seule condition pour qu’il puisse faire son effort.

Vous aviez annoncé que vos 3ans sortaient de l’ordinaire. Vous vous attendiez à une telle réussite ?

J’avais senti depuis l’an dernier que les 3ans de 2016 étaient très bons. Mais tout dépend aussi de la concurrence. En France, beaucoup d’autres entraîneurs peuvent également avoir dans leurs boxes des 3ans très bons et dans ce cas, j’aurais pu terminer deuxième ou troisième des épreuves que nous avons remportées. Je peux en avoir dix bons et cela peut ne pas suffire. Je pensais en gagner une ou deux belles cette année. Mais pas autant. Deux mille neuf avait déjà été une année extraordinaire et 2016 l’est autant. En 2009, nous avions cinq chevaux capables de gagner un Groupe. Cette année, nous en avons douze. Toutes les années ne sont pas comme ça et il faut savoir les savourer, car l’année prochaine ne sera peut-être pas aussi réussie.

Dans quel état d’esprit avez-vous abordé ce Prix de Diane ?

Ce matin, je ne pensais pas gagner. Au papier, je voyais Swiss Range et Ballydoyle comme de "vrais morceaux". Après la dernière quinzaine que nous avons vécue, on pouvait se dire que trop c’est trop, et que nous allions passer à côté du "Diane". Il suffit d’un rien pour perdre une course ou se retrouver les fesses dans le gazon. On l’a vu aujourd’hui avec Pierre-Charles Boudot qui est tombé. Pour que tout se passe bien, il faut la forme, c’est important, et nous l’avons.

Vous aviez donc quelques doutes ?

Le seul doute concernait la distance que La Cressonnière n’avait jamais abordée. Nous pensions qu’avec son pedigree, La Cressonnière le ferait. Elle l’a fait et elle est très bonne. Je remarque d’ailleurs que si l’on enlève Star of Seville, les six ou sept dernières gagnantes du "Diane" étaient invaincues. Cela n’a pas été assez évoqué, mais La Cressonnière était la seule pouliche invaincue dans cette édition.

Par rapport aux chevaux que vous avez entraînés ou vus, comment jugez-vous La Cressonnière ?

J’ai entraîné Stacelita que j’adorais. C’était une vraie gazelle. Ma référence, c’est Zarkava XX. C’est mon point de repère, ce que j’ai vu de mieux. La Cressonnière est partie pour ressembler à Zarkava. Nous verrons si elle tiendra 2.400m...

Justement, savez-vous déjà si vous allez présenter La Cressonnière dans l’"Arc" ?

Le programme, nous aurons tout le temps d’en parler. À chaud, on a tendance à annoncer des choses hâtivement. Le Havre a gagné le Prix du Jockey Club et huit jours après, un de ses tendons a fait clic-clac. Alors voyons déjà comment La Cressonnière rentre de sa course…

LE PRIX DE DIANE LONGINES SOUS L’ANGLE DE L’ÉLEVAGE

Cocorico !

Veneta Galabova, la compagne de Gérard Augustin-Normand, l’a très justement rappelé en conférence de presse : la victoire de La Cressonnière, c’est d’abord celle d’une filière. « Je dédie cette victoire à la France ! Cela fait trois années consécutives qu’un étalon français produit un gagnant classique dès sa première année de production. Il y a eu Le Havre, bien sûr, avec Avenir Certain, en 2014, puis Siyouni, avec Ervedya l’an dernier, et enfin Wootton Bassett, avec Almanzor cette année. En France, on a vite tendance à dénigrer et trouver que l’herbe est plus verte ailleurs… Mais c’est faux ! Il faut être fier du travail accompli. J’adore les statistiques et si ma mémoire ne me trompe  pas, 40 % des lauréats de Groupes disputés jusqu’à présent en France sont issus d’étalons basés en France. Oui, vraiment, il faut être fier de l’excellence de notre filière… »

Merci Le Havre ! Sylvain Vidal, qui dirige le haras de la Cauvinière, où est née La Cressonnière, nous a déclaré : « Merci Le Havre ! Tout cela, c’est grâce à lui, à Gérard Augustin-Normand, à Antonio Caro, au travail de notre équipe, à la confiance que les éleveurs nous accordent, au travail aussi de toute l’équipe de Jean-Claude Rouget, au top depuis tellement d’années ! Pour Le Havre, rendez-vous compte : c’est son quatrième classique, et Avenir Certain et La Cressonnière sont nées à l’époque où il faisait la monte à 5.000 euros ! On peut espérer que le meilleur est à venir… » Sylvain Vidal nous a également précisé que jamais un étalon n’avait réalisé à deux reprises le doublé Poule d’Essai-Prix de Diane, comme Le Havre l’a réalisé avec La Cressonnière et Avenir Certain.

Concernant La Cressonnière, Sylvain Vidal nous a rappelé qu’il avait acheté sa mère, Absolute Lady(Galileo), pour 40.000 euros à la vente de février d’Arqana : « Je l’avais achetée spécialement pour Le Havre. La Cressonnière a un propre frère, yearling, qui passera en vente chez Arqana au mois d’août. Elle a ensuite une très belle pouliche par Anodin, et elle est de nouveau pleine de Le Havre. »

La grande famille de Highclere. La Cressonnière a été élevée par Gérard Augustin-Normand, et c’est une fille de son étalon, Le Havre. La mère de La Cressonnière est Absolute Lady, une fille de Galileo(Sadler’s Wells) qui s’est montrée modeste en compétition (deux places). C’est une fille de Lil’s Jessy(Kris), qui a couru sous les couleurs de la Razza Pallorsi (Giacomo Gariboldi) désormais éleveur en France et en Irlande sous le nom de Razza Pallorsi. Absolute Lady est une propre sœur de Paris Winds(Galileo), gagnante de Listed aux États-Unis et par ailleurs troisième des Blandford Stakes (Gr2) en Irlande. Au haras, Absolute Lady n’avait pas convaincu jusqu’à présent puisque ses deux premiers produits, par Le Havre, comme La Cressonnière, n’avaient pu briller. Au niveau de la cinquième mère, on trouve la championne Highclere (Queen’s Hussar), lauréate du Prix de Diane et des 1.000 Guinées (Grs1). Sa descendance est riche et compte notamment les authentiques champions Nashwan (Blushing Groom) et Deep Impact (Sunday Silence).

Cristian Demuro : « Je savais qu’elle était capable de le faire »

À 23ans, pour sa première année de collaboration avec Gérard Augustin-Normand, Cristian Demuro a gagné sa première Poule d’Essai des Pouliches et son premier Prix de Diane Longines avec La Cressonnière. Malgré le parcours peu évident que sa pouliche a eu par la force des choses, il a toujours été confiant dans le parcours : « Il y a eu beaucoup de coups de tampon dans le parcours et j’ai pris l’option d’attendre, d’autant plus qu’elle découvrait cette distance. Je connais bien La Cressonnière et, à l’entrée de la ligne droite, je savais qu’elle était capable de venir le faire. Elle sait d’ailleurs tout faire. C’est la chance que l’on a quand on monte de bonnes pouliches. On peut aller devant, derrière, attendre... Elles savent tout faire. Depuis longtemps, j’avais dit à monsieur Caro que j’aurais plaisir de monter La Cressonnière dans le "Diane". C’est un rêve qui se réalise aujourd’hui. »

Les autres concurrentes

Left Hand démontre toute sa qualité. À 2ans, Left Hand (Dubawi) avait donné de sérieuses promesses. La pouliche de Wertheimer & Frère s’était imposée dans le Prix de la Cascade (F), puis elle avait conclu bonne quatrième du Total Prix Marcel Boussac (Gr1). Cette année, elle nous avait laissés sur notre faim. Sa rentrée, soldée par une sixième place dans le Prix du Belvédère (B), était trop mauvaise pour être exacte, mais elle était malade. Elle a montré des progrès dans le Pour Moi Coolmore Prix Saint-Alary (Gr1) en se classant quatrième. Et dans le Prix de Diane Longines (Gr1), nous l’avons vue sous son meilleur jour. Left Hand a évolué sur une troisième "ligne", à la corde. Elle a bien accéléré à mi-ligne droite, faisant illusion pour la victoire. Mais elle n’a rien pu faire contre La Cressonnière (Le Havre) lorsque celle-ci a placé son changement de vitesse. Elle n’a cependant pas abdiqué, revenant finir à une demi-longueur de la gagnante. La satisfaction était à l’ordre du jour dans l’entourage de Left Hand, au retour au rond de présentation de la fille de Dubawi. Son entraîneur, Carlos Laffon-Parias, nous a déclaré : « Il y avait vingt kilos d'écart entre la course de rentrée de Left Hand et sa performance dans le Prix Saint-Alary. Mais elle a été malade, comme tous mes chevaux. Après sa quatrième place dans le "Saint-Alary", j'étais très confiant. Elle avait progressé après cette course et les 2.000m de Deauville n'étaient pas pour elle. Aujourd'hui, elle est battue par meilleure. Elle va maintenant prendre du repos. Nous pouvons penser à des courses comme le Prix Vermeille, ou peut-être Deauville. »

De la fierté dans le clan de Volta. Le clan de Volta (Siyouni) était très fier de la performance de la pouliche, troisième après avoir connu beaucoup de malheurs : elle a eu parcours en épaisseur et a été gênée dans la ligne droite au moment du démarrage. Supplémentée dans ce Prix de Diane Longines où elle courait à quinze jours d'intervalle après son impressionnant succès dans le Prix de Sandringham (Gr2), Volta s’est montrée courageuse jusqu’au bout et très détendue dans l’avant-course. Son entourage tentait un pari sur 2.100m et la pouliche a répondu présente, même si son avenir se situe sur le mile… Peut-être après des vacances ! Francis-Henri Graffard, son entraîneur, a expliqué : « La pouliche est incroyable. Elle m'a impressionné par son courage pour se relancer, devant placer deux accélérations après avoir été gênée. Christophe Soumillon m'a dit qu'elle l'avait fait aujourd'hui sur son courage, c'est une vraie pouliche de 1.600m. Elle n'a pas été heureuse, mais ce sont les courses. Elle est devenue très sereine, comme elle l'avait montré lors de sa victoire dans le Prix de Sandringham, et c'est cela qui m'a encouragé à la supplémenter aujourd'hui. Le Prix Rothschild est une option mais elle pourrait aussi bénéficier d'un repos. »

Volta offre une première place dans un classique à la casaque de David Salabi. Présent aujourd’hui, ainsi que Mayeul Caire, l’un de ses copropriétaires avec Thierry de la Héronnière, le propriétaire était très fier et heureux de la performance de la pouliche. Il nous a déclaré : « Nous sommes impressionnés par la pouliche, d'autant plus que nous avions un doute sur la distance. Elle a dû revenir de très loin aujourd'hui. Au moment où elle est lancée, elle a été coupée dans son élan. Nous nous en sortons bien après un très mauvais parcours. Je pense que, sans tout cela, nous aurions pu donner un peu plus chaud aux deux premières, qui sont de très bonnes pouliches. » Après la performance de Volta dans le Prix de Sandringham, l’option du Prix de Diane Longines ne paraissait pas prédominer dans l’esprit de son entourage. Concernant ce pari, David Salabi nous a expliqué : « C'est très certainement l'attitude de la pouliche qui nous a poussés à la supplémenter aujourd'hui. Elle était très bien rentrée du Prix de Sandringham, elle était très gaie et avait couru comme une pouliche qui pouvait tenir. Nous avons préféré cette course plutôt que les Coronation Stakes, qui étaient à douze jours et avec le voyage. Nous sommes très contents : elle est placée d'un classique ! »

Azaelia, beaucoup d’émotion et quelques regrets… Simone Brogi tentait un pari en alignant Azaelia (Turtle Bowl) au départ de ce classique. La pouliche portant les couleurs de l’écurie Brillantissime venait de conclure deuxième du Prix Vanteaux (Gr3). Jeune entraîneur, jeunes propriétaires, et un jockey tout juste auréolé de son succès dans le Prix du Jockey Club, Jean-Bernard Eyquem : cette équipe associant la fougue de la jeunesse et l’expérience a réussi son pari. Azaelia a galopé à la corde, et dans la ligne droite, elle a dû patienter avant d’avoir l’ouverture. Elle a ensuite très bien conclu pour prendre la quatrième place. Simone Brogi nous a confié : « C’est formidable, mon premier partant dans le Prix de Diane, et la pouliche finit quatrième. Elle court superbement, mais on peut être déçu car elle n’a pas été heureuse dans la ligne droite… J’ai un peu de regret, bien sûr, même si c’est déjà super d’être à l’arrivée avec une pouliche qui était à 50/1. Elle montre qu’elle peut gagner son Groupe. Je pense qu’on la reverra cet été à Deauville. »

Coolmore surprend, Ballydoyle pas sur son terrain. Après avoir animé, Coolmore (Galileo) a conservé la cinquième place de ce Prix de Diane Longines (Gr1), à une cote astronomique avoisinant les 90/1. Beaucoup de parieurs ont dû voir en Coolmore le leader de Ballydoyle, mais c’était loin d’être le cas. Coolmore est une pouliche de qualité, sœur des deux classiques Marvellous (Galileo) et Gleneagles (Galileo), nièce de Giant’s Causeway (Storm Cat)… Le fait même qu’elle ait été nommée Coolmore n’est pas anodin. À 2ans, Coolmore a remporté les Weld Park Stakes (Gr3). Son début de saison 2016 n’a pas été réussi, probablement en raison des pistes trop assouplies, et sa dernière place dans les 1.000 Guinées d’Irlande (Gr1), sur une piste lourde, n’était pas à prendre au pied de la lettre. Concernant Coolmore, Aidan O’Brien a déclaré  « Coolmore a bien couru. Comme Ballydoyle, c’est une belle pouliche. »

L’attention était cependant logiquement tournée vers Ballydoyle, gagnante du Total Prix Marcel Boussac (Gr1) l’an dernier et deuxième de Minding (Galileo) dans les 1.000 Guinées de Newmarket (Gr1). Depuis, Ballydoyle a rencontré des problèmes de santé : elle a manqué les 1.000 Guinées d’Irlande suite à de mauvaises analyses sanguines, puis a fait l’impasse sur les Oaks d’Epsom (Gr1). Il était un peu plus surprenant de voir Ballydoyle au départ de ce Prix de Diane Longines plutôt qu’à celui des Coronation Stakes (Gr1) à Royal Ascot, mais il y a une explication à cela : le terrain très souple en début de semaine en Angleterre. Ballydoyle se classe sixième à Chantilly et elle court plutôt bien : gênée à la sortie des stalles par un écart de Camprock (Myboycharlie), elle était dernière et actionnée dans le dernier tournant, puis a bien fini pour prendre la sixième place sur une piste trop souple pour elle. Aidan O’Brien a expliqué : « Ballydoyle préfère un terrain rapide et la course n’a pas été très vite aujourd’hui. Elle a aussi eu un mauvais numéro de corde. Ballydoyle était calme, avec une magnifique action. Elle a pu revenir à l'extérieur mais n'a pas trop réussi à se sortir de ce terrain. Je pense qu'elle pourrait revenir sans problème sur le mile. Elle pourrait faire les 2.000m mais, pour cela, il lui faut un terrain vraiment très rapide. C'est pourquoi nous ne l'avons pas courue à Ascot. Nous avons parcouru la piste entière et nous aurions pu décider de ne pas la courir aujourd’hui. Il y a plusieurs bonnes courses en vue pour elle. Ballydoyle est engagée dans les Falmouth Stakes mais il lui faudra un terrain parfait. »

Fracture de l’antérieur droit pour Tierra Del Fuego. Tierra del Fuego (Champs Élysées) a été arrêtée à l’entrée de la ligne droite par Olivier Peslier. Son entraîneur, Georges Mikhalides, nous a expliqué que la pouliche souffrait d’une fracture de l’antérieur droit. Elle va désormais partir vers la clinique vétérinaire de Grosbois pour être opérée : des vis lui seront posées. Ses jours ne sont a priori pas en danger.

http://www.jourdegalop.com/documents/link_pdf/LACRESSONNIERE.pdf

LES CHRONOS

TEMPS PARTIELS

Départ à 1.000m : 1’07’’03

1.000m à 600m : 25’’42

600m à 400m : 12’’42

400m à 200m : 12’’34

200m à l’arrivée : 12’’24

Temps total : 2’09’’45