La magie a encore opéré

Autres informations / 06.06.2016

La magie a encore opéré

Irrésistible !

Trois semaines après La Cressonnière (Le Havre), Jean-Claude Rouget et l’association Antonio Caro – Gérard Augustin-Normand remportent un nouveau classique avec Almanzor, lauréat du Prix du Jockey Club. Le poulain met aussi à l’honneur un étalon français, Wootton Bassett, dont il appartient à la première production.

La magie a encore opéré

CHANTILLY, DIMANCHE. PRIX DU JOCKEY CLUB (Gr1). La forme est importante aux courses et elle permet de renverser les montagnes. Démonstration en a été faite avec Almanzor (Wootton Bassett), brillant vainqueur du 176e Prix du Jockey Club (Gr1), lui qui appartient à une équipe qui marche sur l’eau actuellement. Trois semaines après la victoire de La Cressonnière (Le Havre) dans la Poule d’Essai des Pouliches (Gr1), les propriétaires Antonio Caro et Gérard Augustin-Normand remportent un nouveau classique. Et ces succès ont lieu deux ans seulement après ceux d’Avenir Certain (Le Havre) au même niveau. L’homme qui a rassemblé ces propriétaires, c’est Jean-Claude Rouget, qui réalise un début de saison tout à fait extraordinaire. C’est lui qui, au feeling, a acheté Almanzor aux ventes. Et cette histoire, comme le rappelle le professionnel palois, n’est pas sans évoquer celle de Le Havre, premier gagnant de Jean-Claude Rouget dans le Jockey Club en 2009 et aujourd’hui étalon à succès.

Dans cette association qui a quelque chose de magique, il ne faut pas oublier Jean-Bernard Eyquem, le jockey d’Almanzor. Dans la hiérarchie des jockeys de l’équipe de Jean-Claude Rouget, il n’est pas le premier choix à Paris. Mais son sérieux et son travail au sein de l’écurie paloise lui ont permis d’obtenir la confiance de son patron pour monter ce Gr1. Une confiance qu’il n’a pas trahie en donnant un excellent parcours à Almanzor. La qualité du cheval a fait le reste. Car bien que proposé à 20/1, Almanzor ne sort pas de nulle part. Il avait, pour sa dernière sortie, gagné facilement le Prix de Guiche (Gr3) et son seul faux pas à 2ans était excusable.

Il ne faut pas oublier le haras d’Etreham, également grand gagnant de ce Prix du Jockey Club. C’est là-bas qu’a été élevé Almanzor et c’est également là-bas que stationne Wootton Bassett, père d’Almanzor, et désormais classique dès sa première génération.