Le magazine -  le grand week-end de turtle bowl

Autres informations / 21.06.2016

Le magazine - le grand week-end de turtle bowl

LE MAGAZINE

Le grand week-end de Turtle Bowl

Turtle Bowl (Dyhim Diamond) a enregistré son premier gagnant au Japon, samedi à Hanshin, quand Sea Hurricane s’est imposé dans un maiden pour 2ans sur 1.400m. Il avait déçu lors de ses débuts, deux semaines plus tôt, et c’est pour cela qu’il a fini à 80/1, une cote énorme dans une course de huit partants. Sea Hurricane a mené bon train et a réussi à sauver la victoire d’un nez du très bon rush de Meiner Paradis (Screen Hero). Il ne deviendra pas le prochain Deep Impact, mais pour un étalon, il est toujours important de démarrer avec des gagnants.

Le pragmatisme de Teruya Yoshida. Turtle Bowl a été acheté par Shadai en 2012, quelques mois après la victoire de son rejeton Lucayan dans la Poule d’Essai des Poulains (Gr1) et la deuxième place de French Fifteen – laureat du Critérium International (Gr1) à Saint-Cloud l’année précédente – dans les 2.000 Guinées (Gr1).

Teruya Yoshida est un éleveur de bon sens. Il ne s’arrête pas à un pedigree peu à la mode si un étalon a démontré savoir produire des gagnants, de bons gagnants. Turtle Bowl, après une première année sur les chapeaux de roues, n’avait pas vraiment confirmé ensuite, en ne donnant qu’une seule autre lauréate de Groupe, le poulain Candide, qui a remporté le Prix Thomas Bryon (Gr3) en 2015. Il appartient à sa dernière production française, née en 2013. De cette promotion fait aussi partie Azaelia, quatrième à l’issue d’une course malheureuse dans le Prix de Diane Longines (Gr1). La veille, le français Pleuven, né en 2011 au haras de Maulepaire pour Jean de Cheffontaines, est devenu son quatrième gagnant de Groupe en remportant à Churchill Downs les Wise Dan Stakes (Gr2).

Le début de l’histoire japonaise de Turtle Bowl ne fait que commencer. Turtle Bowl a fonctionné cinq saisons au haras de la Reboursière et de Montaigu – les quatre premières à 5.000 euros et la dernière à 6.000 euros. Il a produit 254 chevaux, dont 82 gagnants. Teruya Yoshida l’a proposé à un tarif trois fois plus cher qu’en France (2.500.000 yen) et Turtle Bowl a reçu 116 poulinières, avec 79 produits nés en 2014.  Shadai a réduit le prix à deux millions en 2014 et Turtle Bowl a sailli pendant deux saisons plus de 80 (89 et 86).

Teruya Yoshida a fait confiance à Turtle Bowl, au point que l’année dernière, il a eu huit yearlings dans la grande vente J.R.H.A. de juillet, cédés à un prix moyen de 16,625 millions de yen, c’est-à-dire six fois le prix de saille. Fort logiquement, le gagnant du Prix Jean Prat 2005 n’a pas eu droit aux meilleures poulinières de la famille Yoshida mais il ne peut pas se plaindre : à Hokkaido, il y a plein des bonnes juments et il a l’avantage de ne pas avoir de sang de Sunday Silence. Amuse-toi bien, Turtle Bowl !

Turtle Bowl à la vente de sélection de la J.R.H.A.

La vente de sélection de la J.R.H.A. est la plus grande vente japonaise, là où les prix s’envolent et où les pedigrees les plus prestigieux sont présents. Elle propose yearlings et foals, ces derniers étant très prisés dans la tradition japonaise. Cette vente a, cette année, fourni le premier et le deuxième du Derby japonais (Gr1), avec Makahiki (Deep Impact) et Satono Diamond (Deep Impact). Les premiers produits de Turtle Bowl conçus au Japon sont nés en 2014. Aucun de ses foals n’est cependant passé sur le ring de la vente de sélection cette année-là. En 2015, huit yearlings de Turtle Bowl sont passés sur le ring, et trois foals. En 2016, l’étalon sera encore plus représenté :  six de ses yearlings et sept de ses foals sont inscrits.