Le syndicat des éleveurs fait découvrir l’élevage au haras du saz

Autres informations / 08.06.2016

Le syndicat des éleveurs fait découvrir l’élevage au haras du saz

AU CŒUR DE L’ACTU

Le Syndicat des éleveurs fait découvrir l’élevage au haras du Saz

Le vendredi 10 juin aura lieu une matinée découverte au haras du Saz. Cette initiative, lancée par le Syndicat des éleveurs, a pour but de faire découvrir l’élevage de chevaux de course aux élus et décideurs locaux. Situé dans la Loire-Atlantique, le haras du Saz est la propriété de Roger-Yves et Nicolas Simon. Loïc Malivet nous a expliqué le but de cette opération.

Jour de Galop. – Comment avez-vous eu l’idée d’une telle initiative ?

Loïc Malivet. – Durant les quatre années de ma première mandature, je me suis rendu compte que l’on délaissait nos élus locaux. Pourtant, afin d’avoir un impact à la Commission européenne, il est nécessaire de prendre en compte le pays d’origine des euros-députés. Rencontrer en amont les politiques nationaux et régionaux m’a paru essentiel pour que le Syndicat des éleveurs puisse être écouté au niveau national et européen.

Quelles seront les personnes présentes lors de la première édition des "Rendez-vous au haras" ?

Nous avons misé sur la pluralité. Nous avons invité les élus régionaux, départementaux et les maires, ainsi que les présidents du Comité et du Conseil régional représentant la région Ouest à France Galop. Daniel Augereau, président du groupe nantais Synergie et fondateur de l’Asselco, sera présent, ainsi que Pierrick Moreau d’EquiCER. La Chambre d’agriculture et la Safer seront également représentées. Du côté des professionnels, les présidents des principaux champs de course de l’Ouest comme Nantes, Châteaubriant, Pornichet ou Nort-sur-Erdre se rendront au haras du Saz. Henri-Alex Pantall et Yannick Fertillet parleront au nom de leurs collègues entraîneurs. Sont aussi conviés des représentants du Trot, du concours complet, des clubs hippiques … L’objectif est de réunir la filière hippique de la région Ouest. Nous attendons une cinquantaine de personnes.

Quels sont les objectifs de cette opération ?

Lorsque l’on vient aux courses, il y a toujours un peu de précipitation et de stress. Le haras est un environnement qui permet d’être au calme ; la communication y est facilitée.

La journée commencera par une visite du haras du Saz, vers 10 h 30. L’objectif est de faire comprendre aux élus locaux qu’un haras est une véritable exploitation agricole. On y exerce une agriculture propre, sans pesticides. Dans les prairies, les bocages sont sauvegardés ; c’est une activité qui s’exerce dans le respect de la nature. Les invités auront ensuite l’occasion de voir les juments suitées ainsi que les trois étalons qui officient au haras du Saz. Ils seront en contact avec le personnel de la structure. Le monde des courses hippiques embauche majoritairement des femmes et des jeunes qui, pour la plupart, n’ont pas un niveau de formation très élevé. C’est un milieu qui crée de l’emploi pour ceux qui sont actuellement les premières victimes du chômage. C’est un atout à mettre en avant et que nos élus doivent prendre en compte. Dans une seconde partie, nous organiserons un déjeuner en "tables rondes". Les élus locaux seront mêlés aux professionnels afin qu’ils puissent échanger.

Est-ce une opération que vous souhaitez renouveler ?

L’événement de vendredi est un essai, le but étant bien sûr de renouveler l’opération. J’ai choisi pour la première édition des "Rendez-vous au haras" le haras du Saz, car il se situe dans ma région. Je connais bien Roger-Yves Simon et il a tout de suite accepté de collaborer avec moi. Nous avons comme projet d’organiser ce type d’opération trois fois par an. Pour l’année 2016, le Sud-Ouest et le Centre-Est sont les deux régions potentielles des prochains "Rendez-vous au haras". Mais rien n’est encore fixé, tout dépendra des opportunités.