Azaelia achetée par joseph allen et peter brant

Autres informations / 22.07.2016

Azaelia achetée par joseph allen et peter brant

Azaelia achetée par Joseph Allen et Peter Brant

Azaelia (Turtle Bowl), pensionnaire de Simone Brogi et représentante de l’Écurie Brillantissime de Bernard Beynach et de Chauvigny Global Equine Sasu, a été vendue à Joseph Allen et Peter Brant. Andy Smith, qui a conclu le deal, nous a expliqué : « La pouliche sera bientôt enregistrée sous le nom de ses nouveaux propriétaires qui sont deux cousins. Joe Allen et Peter Brant ont été séduits par le pedigree d’Azaelia, mais aussi par sa performance dans le Prix de Diane Longines (Gr1), où elle avait terminé quatrième. Elle devrait courir sous les couleurs de Peter Brant. Elle reste à l’entraînement chez Simone Brogi, au moins jusqu’à la fin de la saison. » Simone Brogi nous a confirmé l’information, précisant que le programme de la pouliche est encore à définir.

Azaelia est une élève du haras de Beauvoir. Elle est la fille de Turtle Bowl et d’Azalée (Peintre Célèbre), jument inédite, issue d’une famille Wildenstein. Azaelia est la sœur d’Angalia (High Chaparral), gagnante de son maiden et quatrième du Prix Joubert (L). Astorg (Lear Fan), la deuxième mère d’Azaelia, a gagné le Prix de la Calonne (L) avant de produire Asti (Sadler’s Wells), deuxième du Prix Saint-Alary (Gr1). La quatrième mère de la pouliche est la championne Allez France, lauréate notamment du Prix de l’Arc de Triomphe (Gr1) en 1974.

Le grand retour de Peter Brant. Cet achat est un événement, car les couleurs n’ont pas été revues en piste depuis une vingtaine d'années. Peter Brant a été très présent dans le monde des courses hippiques dans les années 80, avant de se faire plus discret par la suite. En France, Peter Brant était le copropriétaire, avec Alan Clore, de la grande championne Triptych (Riverman). Alan Clore avait acheté la jument yearling 2,15 millions de dollars, yearling, à Keeneland. Triptych est gagnante de neuf Grs1 : Prix Marcel Boussac, Irish 2.000 Guineas, Champion Stakes (deux fois), Prix Ganay, Coronation Cup (deux fois), International Stakes et Irish Champion Stakes. Elle s’est aussi placée dans les King George VI and Queen Elizabeth Stakes, dans les Eclipse Stakes et dans le Prix de l’Arc de Triomphe, ainsi que dans les Oaks d’Epsom de la championne Oh So Sharp.

Dans les années 80, aux États-Unis, Peter Brant a remporté les plus belles courses. Il faisait partie du partenariat autour du champion Swale, gagnant du Kentucky Derby et des Belmont Stakes. Il a aussi contribué à faire stationner à Claiborne Farm celui qui allait devenir un chef de race : Mr Prospector. On lui doit aussi Thunder Gulch, gagnant du Kentucky Derby 1995, qu’il a élevé. Les deux parents de Thunder Gulch, Gulch et Line of Thunder, ont tous deux été élevés par Peter Brandt, pour lequel ils ont couru. Il est donc le seul éleveur à avoir élevé un gagnant de Kentucky Derby ainsi que ses deux parents.

Les chevaux de Peter Brant couraient principalement sous l’entraînement de LeRoy Jolley, jusqu’à une séparation ayant fait grand bruit au début de l’année 1988. Les chevaux les mieux nés de Peter Brant ont à ce moment rejoint les boxes de D. Wayne Lukas. Sur Horse Racing Nation, le dernier cheval enregistré ayant couru au plus haut niveau pour les couleurs de Peter Brant est Stella Madrid, dans le Breeders’ Cup Juvenile Fillies 1989 (troisième).

Peter Brant est aussi co-éleveur d’Hussonet, avec Peter Schnabel. Hussonet nous a quittés en mars 2016. Il n’a pas brillé au plus haut niveau, mais il est devenu un étalon influent d’abord au Chili, puis en Australie, ayant rejoint Arrowfield Farm en 2003.

Homme d’affaires ayant connu son lot de controverses et ami d’enfance de Donald Trump, le candidat républicain à la prochaine présidentielle américaine, amateur d’art, Peter Brant avait pris la succession de son père – au côté de Joseph Allen – à la tête de Brandt-Allen, une entreprise spécialisée dans le papier qu’il va contribuer à développer. Proche notamment d’Andy Warhol, il a lancé avec l’artiste et John Wilcock le magazine Interview, en 1969, avant de se passionner pour les courses hippiques.