Cazaubon barbotan therme

Autres informations / 23.07.2016

Cazaubon barbotan therme

LES HIPPODROMES DE VACANCES

Nous vous proposons de partir à la rencontre des présidents de sociétés de courses dites « de vacances ». Ces hippodromes, qui accueillent de une à quatre réunions par an, organisent au moins une journée de courses pendant les mois d’été. Ces associations sont en première ligne des profondes mutations de notre modèle économique et industriel. Leur existence, aux quatre coins du territoire, a façonné le paysage hippique français et leur pérennité est un véritable défi.

CAZAUBON BARBOTAN THERME

Pierre Sauvage : « Les spectateurs peuvent très bien aller cueillir des cèpes entre les courses. »

Situé dans le département du Gers, l’hippodrome de Cazaubon Barbotan Therme est rattaché à la Fédération du Sud-Ouest. Pour Jour de Galop, Pierre Sauvage, le président, revient sur le fonctionnement et les évolutions de cet hippodrome.

Jour de Galop. – Pouvez-vous nous parler de votre hippodrome, de sa création, son histoire ?

Pierre Sauvage. - L’hippodrome de Cazaubon date de 1866. Cette année, nous fêtons son cent cinquantième anniversaire. Il a été créé par le comte Frédéric Lagrange, député du Gers et propriétaire du célèbre Gladiateur (Monarque).

Quelles sont les caractéristiques de votre hippodrome ?

Nous avons une piste en herbe, corde à droite. Elle fait 1.180m de longueur et 20 m de largeur, à son point le plus étroit. Nous sommes un hippodrome champêtre, situé dans les bois. Les spectateurs peuvent très bien aller cueillir des cèpes entre les courses.

Quelle est la répartition entre les courses de galop et de trot ?

Notre prochaine réunion aura lieu le 25 juillet. Nous positionnons les courses d’obstacles (seulement des haies) en premier. Puis nous alternons entre le plat et le trot. Tout cela dans le but de ne pas rendre les courses monotones.

Pourquoi avoir des réunions estivales ?

Depuis toujours, nous courons durant l’été. Nous arrivons à attirer des vacanciers. La commune reliée à l’hippodrome est une station thermale, ce qui est pratique pour faire venir de nouvelles personnes aux courses.

Comment faites-vous pour attirer les spectateurs sur votre hippodrome ?

Nous sommes connus pour organiser les "repas aux escargots" pendant les réunions de courses. C’est une spécialité du Sud-Ouest. Nous servons quatre cents repas, et c’est notre plus grand fonds de commerce. Comme animation, nous proposons des balades à dos de poneys et des structures gonflables. Nous cherchons à fidéliser la clientèle.

Combien de personnes s’occupent de l’hippodrome, avant et pendant la réunion ?

Quarante-cinq bénévoles s’occupent toute l’année de notre hippodrome.

Pour un hippodrome qui n’est utilisé qu’une fois par an, quel est le plus grand défi à relever pour qu’il continue d’exister année après année ?

L’entretien arrive en première position. Les pistes en herbe doivent être bien tenues toute l’année. Nous devons lutter contre les problèmes liés à la météo comme les inondations. Ensuite, nous devons sans cesse renouveler nos bénévoles. Pour l’instant, leur nombre augmente et c’est une bonne chose.  

Avez-vous une anecdote à raconter, quelque chose qui vous a marqué ?

Ce serait la construction de la tour d’arrivée par les bénévoles seulement. C’était en 1997, je venais d’arriver à la présidence de Cazaubon. L’hippodrome n’avait rien, aucun bâtiment. Nous avons construit cette tour avec des tracteurs, des échafaudages brinquebalants et nous avons réussi.

Les réunions 2016 à Cazaubon : le 25 juillet 2016, le 29 août 2016 et le 3 octobre 2016.