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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Y-a-t-il une influence du sexe ou de l’origine paternelle sur la vitesse d’apprentissage des poulains ?

Autres informations / 18.07.2016

Y-a-t-il une influence du sexe ou de l’origine paternelle sur la vitesse d’apprentissage des poulains ?

AU CŒUR DE L’ACTUALITÉ

Y-a-t-il une influence du sexe ou de l’origine paternelle sur la vitesse d’apprentissage des poulains ?

Du 23 au 26 juin 2016, l’École nationale d’équitation a accueilli le 12e Congrès international en sciences de l’équitation. Ce colloque a pour objectif de créer un espace d’échange, avec des interventions scientifiques, pour comprendre le cheval, améliorer son entraînement et ses performances. Une large palette de thèmes a été évoquée. L’un d’entre eux a retenu toute notre attention. Une équipe scientifique néozélandaise a réalisé une étude sur le thème : « Y-a-t-il une influence du sexe ou de l’origine paternelle sur la vitesse d’apprentissage de jeunes poulains pur-sang à l’entraînement ? » Nous vous proposons également une sélection des interventions.

Les résultats. L’ensemble des poulains de l’étude devait acquérir trois comportements qui sont : rester immobile (se laisser approcher par un humain), rester en équilibre (en donnant le pied et le maintenir pendant cinq secondes) et répondre à une légère pression correspondant au signal pour "stop" et "aller". Aucune différence significative liée au sexe ou au géniteur n’a été observée.

Les résultats de cette étude permettent d’informer les éleveurs sur le volume d’entraînement nécessaire à chaque poulain et les variations entre chaque sujet. Néanmoins, des recherches complémentaires pourraient être conduites afin d’évaluer les déterminants de ces variations et leur application. Tout cela dans le but de diminuer le volume et l’amplitude des séances pour que les poulains apprennent ces trois principes de base.

Le déroulement de l’étude. Cette étude se base sur l’élevage des pur-sang en Nouvelle-Zélande. Elle avait pour objectif de montrer l’efficacité d’apprentissage chez le poulain pour trois comportements de base et de démontrer si le sexe ou l’origine paternelle de ces mêmes poulains avaient un impact sur eux. L’objectif est de savoir s’il faudrait adapter les programmes d’entraînement sur la base de ces critères, dans le but d’optimiser la période et le coût de l’entraînement. Pour obtenir les comportements souhaités vis-à-vis du jeune cheval, il faut l’amener à des niveaux d’excitation variables dans des environnements différents. Avant et après le sevrage, l’apprentissage doit être compris sur une courte durée et avec un nombre défini de jours. Cette étude, organisée par Equus Education, a porté sur l’efficacité d’un programme d’entraînement de poulains dans un élevage de pur-sang à but commercial. Elle s’est déroulée sur treize années. Sur cette période, 2.150 poulains ont été entraînés. Le résultat a été un taux de réussite de 100 % avec aucune blessure, que ce soit chez les juments ou chez les poulains.

La durée des séances d’entraînement était comprise entre quinze et vingt minutes, tout en prenant en compte la capacité de concentration du poulain. Ces séances se tenaient sur un maximum de trois jours consécutifs afin de permettre l’apprentissage latent. Pour calmer, voire enlever la réaction de fuite, l’espace d’exercice était réduit au minimum et équipé d’un matelassage de protection. L’étude portait sur des poulains n’ayant jamais été entraînés auparavant. Les détails relatifs au sexe et aux origines paternelles ont également été pris en compte.

Pour consulter le compte rendu de l’ensemble du colloque, cliquez ici 

http://www.jourdegalop.com/documents/link_pdf/colloquescienceequine.pdf

L’état mental du cheval est porteur d’informations essentielles pour son bien-être.  Le bien-être d’un cheval est important. En se sentant bien, il peut être plus performant. Une étude a démontré que l’état mental du cheval apporte des informations sur son bien-être et ses performances. L’approche la plus utilisée pour évaluer le comportement d’un cheval est une évaluation visuelle de son comportement. Cette étude présente des étapes à suivre pour surveiller l’état mental du cheval de manière objective, continue et automatisée. Cela est possible en ayant recours à une technologie portable.

Le stress est un modulateur puissant de la performance d’apprentissage chez le cheval. Une autre étude démontre que la capacité d’apprentissage chez un cheval peut dépendre de son stress. Un stress aigu entrave ses performances d’apprentissage. Cela est problématique pour les exercices à renforcements négatifs et positifs, même si cela se remarque plus avec ces derniers. La personnalité du cheval est aussi un facteur qui influence le stress. Cette étude montre donc comment l’entraînement peut être optimisé en fonction de la personnalité du cheval.

Augmenter légèrement le niveau d’excitation d’un cheval peut améliorer l’entraînement. Une étude a été réalisée, montrant que les chevaux ayant été excités légèrement avant leurs entraînements ont vu ces derniers améliorés. Ces pics d’excitation ont été notés par des changements modérés de la fréquence cardiaque suivis d’un retour immédiat à la fréquence cardiaque normale une fois la leçon terminée.

La peur et la capacité d’apprentissage chez les jeunes chevaux. Cette étude prouve que la peur peut être considérée comme un trait de tempérament propre à chaque cheval. Au contraire, la capacité d’apprentissage est liée à l’exercice proposé, s’il est intéressant ou proposé suivant la bonne manière. Pour revenir à la peur, elle semble stable lors d’un large éventail de situations. Les capacités d’apprentissage changent en fonction du contexte et de la discipline lors des entraînements du cheval.

Un premier pas vers l’identification de gènes du comportement.  En pratiquant une étude avec une race de chevaux, le Franche-Montagne, comparée à d’autres races, il a été montré des différences de comportement. Le cheval Franche-Montagne se trouve entre le cheval de trait lourd et le cheval de sport. Il a la sensibilité tactile de ce dernier et il est plus peureux que le cheval de sport. Les résultats de cette étude sont prometteurs dans le but d’identifier les gènes qui influencent la personnalité d’un cheval.