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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Carlos Laffon-Parias : « J’ai toujours considéré Left Hand comme la meilleure pouliche que j’avais à l’entraînement. »

Courses / 29.09.2016

Carlos Laffon-Parias : « J’ai toujours considéré Left Hand comme la meilleure pouliche que j’avais à l’entraînement. »

Mardi en fin d’après-midi, Carlos Laffon-Parias, lauréat du Prix de l’Arc de Triomphe (Gr1) avec Solemia (Poliglote) en 2012, est revenu avec nous sur Left Hand (Dubawi). Sa pensionnaire, qui est une élève et représentante de Wertheimer et Frère, sera au départ de l’"Arc" 2016, dimanche à Chantilly. Du début d’année compliqué au succès dans le Prix Vermeille, le professionnel hispano-cantilien n’a rien éludé.

 

Jour de Galop. – Vous étiez particulièrement ému après le succès de Left Hand dans le Prix Vermeille. Cette joie a-t-elle été proportionnelle aux difficultés du début de l'année, avec notamment beaucoup de chevaux malades ?

Carlos Laffon-Parias. – C’est votre impression, mais je n’étais pas moins ou plus ému qu’à l’ordinaire. C’est sûr que quand on a des chevaux malades, ce n’est pas simple. Left Hand a eu du mal à récupérer, mais nous nous sommes peut-être rendu compte qu’elle était malade avant les autres, ce qui lui a permis de "prendre moins dur".

 

À partir de quel moment avez-vous pensé qu'elle serait votre pouliche d'"Arc" ?

Nous l’avons engagé dans l’"Arc" dès le début d’année. Lors de sa réapparition, nous y croyions, mais elle était malade. A 2ans, elle avait déjà très bien couru dans le Prix Marcel Boussac, à l'issue duquel elle était quatrième, tout près de Qemah XX (Danehill Dancer). C’était d’ailleurs un très bon "Marcel Boussac". J’ai toujours considéré Left Hand comme la meilleure pouliche que j’avais à l’entraînement.

 

En l'absence de La Cressonnière, Left Hand devient le chef de file des pouliches de 3ans françaises. Celles-ci se sont montrées supérieures aux mâles, si l'on met Almanzor de côté... Êtes-vous d'accord avec cela ?

Depuis la Poule d’Essai des Pouliches (Gr1), je pense que les femelles sont meilleures que les mâles. Elles ont toujours répété. Aussi bien la "ligne" de la "Poule" que celle du Prix de Diane Longines, les deux ont répété. Les femelles ont montré plus de consistance que les poulains.

 

Après le Prix Vermeille, la possibilité d'aller à Ascot avait été évoquée, mais vous sembliez déjà plus tenté par l'"Arc". Pour quelles raisons ?

Nous aurions pu aller à Ascot si Left Hand n’avait pas gagné le Prix Vermeille. Mais elle a remporté une préparatoire à l’"Arc" et la logique est de courir cette épreuve.

 

Quand vous avez gagné avec Solemia, dans quel état d'esprit étiez-vous avant la course ? Est-ce que le fait d’avoir gagné une fois enlève une certaine forme de pression ?

Avant l’"Arc" 2012, je ne pensais pas battre Orfèvre (Stay Gold). Pour moi, il était déclassé . Mais je ne crois pas que ce soit le terrain souple qui ait fait gagner Solemia. La façon dont Orfèvre a traversé la piste me fait penser qu’il a eu un problème ce jour-là. Ma victoire dans l’"Arc" est oubliée. Je ne pense pas au passé. Ce qui est important, ce ne sont pas les courses passées mais celles à venir.

 

Après votre succès avec Solemia, vous avez été récompensé sur l’hippodrome de Madrid par la présidente du site, Faina Zurita. Qu’est-ce que cela représente pour vous d’être très soutenu en Espagne ?

J’ai commencé ma carrière en Espagne. Je suis Espagnol avant tout, mon cœur et mes racines sont là-bas. C’est toujours agréable d’être reconnu dans son paysn devant sa famille et ses amis, même après vingt-cinq années en France.