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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Courses / 27.09.2016

Les hippodromes de vacances : Molières

LES HIPPODROMES DE VACANCES

Nous vous proposons de partir à la rencontre des présidents de sociétés de courses dites « de vacances ». Ces hippodromes, qui accueillent de une à quatre réunions par an, organisent au moins une journée de courses pendant les mois d’été. Ces associations sont en première ligne des profondes mutations de notre modèle économique et industriel. Leur existence, aux quatre coins du territoire, a façonné le paysage hippique français et leur pérennité est un véritable défi.

MOLIÈRES

Jean-Claude Lambert : « Nous cultivons notre côté familial. »

Jour de Galop.Pouvez-nous parler de votre hippodrome, sa création, son histoire ?

Jean-Claude Lambert. - Comme de nombreux hippodromes, Molières a été créé après la Seconde Guerre mondiale. Son ouverture officielle date de 1954.

Quelles sont les caractéristiques de votre hippodrome ?

Nous avons vingt-cinq obstacles, dont vingt-trois totalement naturels, entre les champs. Nous sommes parmi les derniers hippodromes à en avoir autant de naturels. Nous sommes pluridisciplinaires et courons au trot et au galop.

Quelle est la répartition entre les courses de galop et de trot ?

Nous courons deux fois par an. Nos deux réunions sont le dimanche 10 juillet et le dimanche 24 juillet. La Fédération nous donne un certain nombre de courses. Nous choisissons d’alterner entre le trot et le galop, pour offrir plus de spectacles.

Pourquoi avoir deux réunions estivales ?

Nous avons toujours couru l’été. Il est de tradition d’organiser nos deux réunions des dimanches, à deux semaines d’intervalle. L’hippodrome ne pourrait être prêt pour organiser des courses au printemps. Nous sommes sur d’anciens marécages et, même s’ils ont été asséchés, il y aurait trop d’eau.

Comment faites-vous pour attirer les spectateurs sur votre hippodrome ?

Nous avons comme caractéristique le fait d’avoir un hippodrome très ombragé, sous une grande frênaie. Nous attirons aussi un nombre élevé de touristes. Pour cela, nous avons des avantages, comme des balades gratuites en poneys pour les enfants. Nous cultivons notre côté familial. De plus, durant nos deux réunions de courses, nous comptabilisons plus de mille entrées payantes. Ce qui revient à avoir entre deux et trois mille personnes à chaque réunion.

Combien de personnes s’occupent de l’hippodrome, avant et pendant les réunions ?

Nous pouvons compter sur beaucoup de jeunes bénévoles. À Molières, le bénévolat se renouvelle. Ils sont une quarantaine à préparer l’hippodrome. C’est un nombre élevé, sachant que le village à côté ne compte que cent habitants.

Pour un hippodrome qui n’est utilisé que deux fois par an, quel est le plus grand défi à relever pour qu’il continue d’exister année après année ?

La sécurité passe avant tout. Nous voulons zéro accident. Mais c’est aussi un réel plaisir de ne courir que deux fois par an.

Avez-vous une anecdote à raconter, quelque chose qui vous a marqué ?

Il y a un certain temps, un cheval avait sauté la barrière, probablement pour rejoindre son propriétaire. Tout s’était bien terminé, mais cela nous a marqués. Maintenant, nous avons amélioré les lices et ce genre d’incident ne peut plus se reproduire. La sécurité est renforcée.

Les réunions 2016 à Molières : le 10 juillet 2016 et le 24 juillet 2016

Pour plus d’informations :

http://www.lescourseshippiques.com/hippodrome/486/molieres.html