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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Le point de vue du monde de l’équitation sur l’appel en faveur d’une politique européenne du cheval

Institution / Ventes / 19.10.2016

Le point de vue du monde de l’équitation sur l’appel en faveur d’une politique européenne du cheval

Jeudi 6 octobre, les présidents des cinq grandes fédérations équines françaises se sont réunis pour la signature d’un appel à la mise en place d’une politique européenne globale et ambitieuse en faveur de la filière équine dans l’Union Européenne.

Édouard de Rothschild (France Galop), Dominique de Bellaigue (LeTrot), Serge Lecomte (F.F.E.), Yves Chauvin (S.H.F.) et Éric Rousseaux (Société française des équidés de travail) étaient présents pour ce moment décrit comme historique. Alors qu’un débat se profile au Sénat, Frédéric Bouix, délégué général de la F.F.E., nous a présenté le point de vue du monde de l’équitation.

Jour de Galop. – Est-il facile de faire travailler ensemble trot, galop et sports équestres ?

Fréderic Bouix. – Cet appel est bien l’illustration que nous travaillons ensemble. La présence des équidés constitue un dénominateur commun. Nous connaissons donc des problématiques communes, bien que les finalités de nos structures soient différentes. Des représentants de chacune de ces familles sont présents dans des groupes de travail communs, pour traiter des sujets zootechniques, sanitaires ou vétérinaires. À titre d’exemple, nous avons aussi travaillé sur une charte sur le bien-être animal qui a été signée lors du Salon de l'Agriculture 2016.

 Souhaitez-vous travailler collectivement sur d’autres sujets ?

Cette déclaration appelle à la mise en place d’une politique européenne du cheval, qui doit tenir compte de l’ensemble des aspects de la filière, comme la dimension économique de ses socioprofessionnels mais aussi son ancrage agricole et rural. Il faut aussi prendre en compte le développement durable pour l’entretien des espaces ruraux, dans un volet sanitaire ou encore dans la formation de nos personnels. Nos préoccupations sont transversales, tout comme le sont les bienfaits de nos activités pour la société.

Quelles sont les prochaines étapes de votre action ?

Cet appel a été rendu public dans l’enceinte du Sénat. Nous espérons que les autorités françaises l’auront entendu, afin que nous puissions travailler de concert avec elles, pour la défense et le maintien d’une filière équine française et européenne viable. Nous espérons également que les élus français et européens pourront se faire le relais de notre appel ou le concrétiser dans leurs travaux parlementaires.

 Avez-vous des relais au niveau européen ? Quelles sont vos relations avec le Copa-Cogeca (organisme européen des syndicats agricole) et l'Eftba (Association européenne des syndicats d’éleveurs de pur-sang) ?

La F.F.E. est membre des différentes organisations, qu'il s'agisse de l'E.E.F. (European Equestrian Federation), de la Fite (Fédération internationale de tourisme équestre) et de l’Igeq (International Group for Equestrian Qualifications). À ce titre, la Fédération travaille avec ses homologues des autres États-membres et participe à différents groupes de travail au sein de l'E.H.N. (European Horse Network). La Fédération suit également les travaux européens ou les réflexions menées dans des intergroupes du Parlement européen consacrés aux sports ou à la ruralité.

La F.F.E. n'est membre ni du Copa-Cogeca ni de l'Eftba, mais ce sont des organisations avec lesquelles nous sommes amenés à travailler dans le cadre de l'E.H.N. ou de projet communs, tels que la conférence organisée le 20 octobre dernier au Parlement européen. Elle était intitulée "Quels enjeux pour une politique européenne du cheval ? Fiscalité, c’est le moment d’agir !" Nous travaillons également avec les structures nationales (F.N.C., G.H.N., Syndicat des éleveurs de chevaux de sang de France) membres de ces réseaux européens.

Quels sont les premiers échos que vous avez au Sénat ? Dans les ministères ?

Cette conférence de presse a été organisée sous le haut patronage d’Anne-Catherine Loisier, présidente du groupe d’étude élevage, section cheval, au Sénat. À cette occasion, elle a annoncé qu’un débat aurait lieu en séance publique dans les prochains jours, au Sénat. Nous appelons de nos vœux que ce débat mette en lumière la vitalité de notre secteur et les problématiques auxquelles nous faisons face. Avec cet appel, nous espérons que notre union fera notre force.