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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

ASSOCIATION SAUVONSMAISONSLAFFITTE - Une première Assemblée générale qui a fait salle comble

Institution / Ventes / 19.11.2016

ASSOCIATION SAUVONSMAISONSLAFFITTE - Une première Assemblée générale qui a fait salle comble

ASSOCIATION SAUVONSMAISONSLAFFITTE

Une première Assemblée générale qui a fait salle comble

 

L’association Sauvonsmaisonslaffitte, qui a vu le jour au mois de septembre, a organisé sa première assemblée générale ce vendredi, sur l’hippodrome mansonnien. Une première qui a connu un grand succès avec une forte mobilisation. Le maire de la ville, Jacques Myard, a ouvert les débats en rappelant qu’il a plaidé pour un rééquilibrage de l’équilibre économique entre la Française des jeux et le PMU auprès des politiques et qu’il doit rencontrer prochainement le président de France Galop, Édouard de Rothschild, pour parler des solutions possibles pour Maisons-Laffitte. Un exposé a ensuite rappelé les raisons de la naissance de l’association Sauvonsmaisonslaffitte, parmi lesquelles la volonté de garantir l’avenir hippique de Maisons-Laffitte et des espaces verts de la ville. En effet, France Galop possède 27 % du parc de Maisons-Laffitte, ce qui crée des inquiétudes. Dans ce contexte, il ne faut pas oublier que l’hippodrome rapporte 500.000 € à la ville.

 

Une intervention remarquée de Jean-Paul Gallorini. Président de Sauvonsmaisonslaffitte, Jean-Paul Gallorini a expliqué : « Je suis arrivé à Maisons-Laffitte en 1963. À cette époque, déjà, on entendait dire que le champ de courses et le centre d’entraînement n’existeraient plus lorsqu’il n’y aurait plus de Pelat. Nous y sommes aujourd’hui. Si nous sommes ici ce soir, c’est en grande partie grâce à Jacques Myard. Parce qu’il a sauvé l’hippodrome à plusieurs reprises avec nous. En 1963, il y avait des chevaux partout, à Maisons-Laffitte, au Mesnil-le-Roi, à Saint-Germain et même à Poissy. Et d’un coup, tout ce qui était au Mesnil, à Saint-Germain, a disparu au profit de l’immobilier. Nous avons déménagé dans le parc de Maisons-Laffitte, mais il y avait déjà des écuries qui disparaissaient. Si nous ne faisons rien, nous risquons de perdre le Maisons-Laffitte que nous aimons. Pour nous, nos enfants, nos petits-enfants, c’est un havre de paix, de verdure. Progressivement, nous nous sommes retrouvés dans le fond du parc et même là, nous gênons. Nous créons de l’emploi, nous avons un coefficient de partants important. Nous avons de la réussite en plat comme en obstacle. Les professionnels de Maisons-Laffitte sont des gens sérieux. Et aujourd’hui, on souhaite nous éliminer, car France Galop est déficitaire. Mais un centre d’entraînement n’est pas fait pour rapporter. Il est fait pour préparer la compétition et faire le spectacle, c’est ce que nous faisons. Nous le faisons avec notre argent. Nous sommes tous aussi propriétaires, éleveurs, mais pourquoi ? Parce qu’il nous faut des chevaux. Comme les propriétaires français disparaissent, nous sommes obligés de faire des deals… Ça nous affaiblit. Certains entraîneurs ont investi, ils ont acheté des établissements, ce n’est pas rien… Ils se sont endettés sur quinze ou vingt ans. Deux mois après, on leur dit que l’on va peut-être geler ou fermer le centre… C’est très inquiétant. Quand nous nous sommes renseignés à France Galop, comme réponse nous avons eu : « Vous les revendrez ! » Mais où et à qui ? C’est réservé aux chevaux de course ! On nous a dit que c’était notre problème… Nous, nous sommes des gens responsables, pas des irresponsables ! C’est ce qui fait que nous avons créé cette association. Je pense qu’il y a une prise de conscience générale. Nous avons des propositions à faire. Nous avons écrit à France Galop… Aucune réponse. Peut-être qu’ils nous reconnaissent puisqu’ils nous ont prêté la salle des balances. Merci à eux. Nous allons réécrire à France Galop, car nous avons des propositions. Nous ne voulons pas mourir ! »

 

Des premières pistes pleines de bon sens. Trésorier adjoint de l’association, Frédéric Grivel a expliqué les axes sur lesquels va travailler l’association : être constructif pour être force de proposition, être vigilant sur les décisions prises. Il a rappelé l’importance de l’appropriation des installations par les habitants. Il a évoqué l’idée de rencontres entre parieurs et entraîneurs sur l’hippodrome, l’utilisation de certaines parties du centre pour d’autres activités hippiques, la création d’activités autres que hippiques sur l’hippodrome et la valorisation des déchets verts comme le fumier (un projet déjà mis en œuvre à La Teste)… Autant de bonnes idées à creuser pour cette jeune association qui rencontre un franc succès après seulement deux mois d’existence.