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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Capivari, signé Moratalla et Chevalier du Fau

Courses / 16.11.2016

Capivari, signé Moratalla et Chevalier du Fau

La casaque de la marquise de Moratalla a tout gagné en obstacle, notamment grâce à ses trois mousquetaires, Ubu III, Ucello II et The Fellow. Dimanche, c’est en qualité d’éleveur qu’elle a remporté un nouveau Gr1, le Prix Renaud du Vivier, par l’intermédiaire de Capivari (Yeats). Le gris qui porte la casaque de Xavier Kepa est né et a été élevé en Anjou, chez Alban Chevalier du Fau, installé à Saint-Lambert-la-Potherie. Ce dernier nous a expliqué : « Capivari fait partie de la première génération de chevaux nés et élevés au haras. En 2012, la marquise de Moratalla a décidé de me confier une partie de son cheptel d’élevage. Parmi les juments qui sont arrivées pleines au haras figurait Plique A Jour (Hernando), pleine de Yeats. C’est aussi à cette période que nous avons commencé notre politique de réduction et d’optimisation de sa jumenterie. Capivari, dont le pedigree était fortement empreint de tenue, ainsi que sa mère, ont fait partie des chevaux que nous avons souhaités vendre. »

Capivari est ainsi présenté à la breeze up Osarus de Pornichet. Hervé Bunel l’achète pour 10.000 €. Alban Chevalier du Fau se souvient : « Capivari n’était pas né pour faire un poulain de breeze up. Mais je me souviens qu’il avait une très belle action, de l’os, des bons pieds. Il était facile et n’a jamais posé de problème. Il est né pour avoir de la tenue, puisqu’il est issu de Yeats et d’une mère par Hernando et une fille de Linamix. Il a été bien exploité et pour un éleveur, il est important de voir de tels résultats sur la piste, surtout lorsque l’on débute ! »

Plique A Jour qui avait gagné en plat et en obstacle, a quant à elle été cédée à Jérôme Delaunay, lui-même éleveur et étalonnier : « La jument était alors pleine de Tin Horse. Elle a pouliné d’une femelle qui a désormais 2ans, et elle a un foal par Protektor. Elle est pleine de Saddex. Jérôme l’a résolument spécialisée sur l’obstacle, ce qui n’était pas la priorité pour la marquise. Quand je lui parle d’obstacle, elle me dit souvent : "Pourquoi faire de l’obstacle alors que l’on a déjà tout gagné ?!" »