Télécharger l'édition du jour
Jour de Galop

JOUR DE GALOP

CHEIKH ZAYED BIN SULTAN AL NAHYAN JEWEL CROWN (Gr1 PA) - Les dernières nouvelles des partants français

Courses - International / 11.11.2016

CHEIKH ZAYED BIN SULTAN AL NAHYAN JEWEL CROWN (Gr1 PA) - Les dernières nouvelles des partants français

CHEIKH ZAYED BIN SULTAN AL NAHYAN JEWEL CROWN (Gr1 PA)

Les dernières nouvelles des partants français

Quatre chevaux entraînés en France participeront dimanche à la Cheikh Zayed bin Sultan Al Nahyan Jewel Crown (Gr1 PA), la course pour pur-sang arabes la mieux dotée au monde, qui est le point d’orgue du H.H. Cheikh Mansoor bin Zayed Al Nahyan Global Arabian Racing Festival. Ce festival a débuté lundi par une série de conférences dont les thèmes majeurs tournaient autour des jockeys. À deux jours de la course, nous avons rencontré les entourages des chevaux.

 

Thomas Fourcy : « Al Mourtajez est hors normes »

Al Mourtajez (Dahess), le meilleur pur-sang arabe en activité actuellement, a fait le déplacement à Abu Dhabi. Le représentant d’Al Shaqab Racing sera l’immense favori de la course dimanche, et son entraîneur, Thomas Fourcy, nous a dit : « Le cheval a bien voyagé. Il s’était un peu relevé après le transport, mais a vite repris ce qu’il avait perdu. Il est bien souple au travail. Cette course n’était pas spécialement prévue à son programme, l’objectif principal étant de remporter la Triple Couronne, dont la finale se court à Doha, fin février, dans l’Emir’s Sword. Mais Al Mourtajez n’a pas pris dur dans la Qatar Arabian World Cup. Il a vite récupéré et son propriétaire souhaitait qu’il vienne courir ici. Ensuite, il aura un mois de vacances, ce qui me laissera deux mois pour le préparer pour l’Emir’s Sword. Même si je le préfère sur 2.000m, il avait gagné très facilement à Goodwood sur le mile. La piste assez légère devrait aussi lui convenir. Avec le temps, il est devenu beaucoup plus maniable, et il est plus posé en course. Je pense même que c’est le fait d’avoir été battu dans l’Emir’s Sword, en début d’année, qui lui a fait comprendre des choses. N’importe quel cheval ne se serait pas remis d’une telle course, et lui, qui est un crack, cela l’a fait progresser ! Il est hors norme. »

 

Élisabeth Bernard : « Une grande émotion »

Élisabeth Bernard sellera Sylvine Al Maury (Munjiz) dont il s’agit du premier grand voyage. La triple gagnante de Gr1, qui défend les couleurs des Écuries royales d’Oman, s’est bien acclimatée à son nouvel environnement, comme nous l’a expliqué son entraîneur : « Je suis même agréablement surprise de la façon dont Sylvine Al Maury s’est adaptée à ces nouvelles conditions. Environnement, climat, conditions d’hébergement et d’entraînement : tout est nouveau. Je l’avais préparée avant le voyage et elle n’a donc fait que des travaux légers ici. Pour moi aussi, c’est une première. J’ai toujours effectué les déplacements internationaux avec mon mari, mais c’était lui l’entraîneur, et moi sa compagne… En ce qui concerne la course en elle-même, il y a bien sûr un champion au départ, et je n’aime pas voir les champions battus. J’ai eu la chance de pouvoir observer Al Mourtajez depuis plusieurs jours. C’est le rêve de tout entraîneur. Le lot est relevé et il faut s’en réjouir. C’est le but de l’organisateur et, pour le côté sportif, c’est important. Comme beaucoup, nous courrons pour la deuxième place… Sylvine Al Maury est raccourcie. C’est plus une jument de 2.000m, même si elle a gagné sur le mile en fin d’année de 3ans. Elle pourrait donc être un peu débordée en début de parcours si cela va très vite devant, mais elle sait finir. Normalement, elle va rester à l’entraînement l’an prochain, dans le but notamment de garder son titre acquis dans les Hatta Stakes. Avoir un partant ici, c’est une grande émotion. Jean-François a travaillé un an ici avant que nous passions deux années au Sultanat d’Oman. J’adore les pays du Golfe. Je m’y sens plus en phase que dans notre monde occidental. Les valeurs de partage ou de respect des anciens qui existent dans ces pays sont très importantes pour moi. »

 

Damien de Watrigant : « Une opposition plus relevée que l’an dernier »

Damien de Watrigant connaît désormais bien le site d’Abu Dhabi : en 2015, Sahabba (Nizam) s’était classée deuxième, tout près de Kalino (Kaolino) dans cette course. La jument essaiera de faire aussi bien cette année, dans ce qui devrait être sa dernière course avant d’entrer au haras, mais son entraîneur a conscience que la partie n’est pas gagnée d’avance. Il nous a expliqué : « Il est certain que l’opposition est plus relevée cette année, avec la présence d’Al Mourtajez mais aussi de locaux qui auront sûrement été plus affûtés que l’an passé. En 2015, la jument a réalisé une très bonne saison. Cette année, cela a été un peu plus difficile. Elle a bien couru dans la Listed à Craon, puis un petit contretemps m’a empêché de courir à Bordeaux sur 1.400m [le Prix Jean Laborde, ndlr]. Cela dit, Sahabba a très, très bien travaillé à la maison avant de partir pour Abu Dhabi. Ici, je la trouve un petit peu plus tendue que l’an dernier, même si ce matin (lire vendredi ndlr), elle s’est montrée très décontractée et m’a rassurée. Ce sera sa dernière course avant de rentrer au haras. »

 

Didier Guillemin : « L’objectif est de prendre une bonne allocation »

Seulement âgée de 4ans, Mabrooka (Mahabb), qui défend les couleurs de S. A. le cheikh Mansour bin Zayed Al Nahyan, effectue son premier grand déplacement. C’est aussi le cas de son entraîneur, Didier Guillemin. Ce dernier, après avoir monté sa pouliche, nous a confié : « J’ai trouvé que la pouliche s’était assez relevée après le voyage. Elle a repris un peu depuis qu’elle est arrivée. Cela dit, c’est une pouliche qui s’est toujours relevée avec les voyages, même à Paris, ce qui ne l’a pas empêchée de bien courir. Notre objectif, compte tenu du niveau de l’opposition, est de prendre une bonne allocation. La distance de 1.600m va lui convenir, le profil de la piste et le train probablement soutenu également. Même si elle est franche et courageuse, elle aime venir sur les autres. Avec son numéro 14 dans les boîtes, nous n’aurons de toute façon pas d’autre choix… J’ai voulu l’amener ici avec pas mal de fraîcheur, car c’est dans ces conditions qu’elle a fourni ses meilleures valeurs. Quant à la suite de sa carrière, nous déciderons après la course. »