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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

De Chameron à Siljan’s Saga, à la découverte du haras des Châtaigniers

Élevage / 20.11.2016

De Chameron à Siljan’s Saga, à la découverte du haras des Châtaigniers

De Chameron à Siljan’s Saga, à la découverte du haras des Châtaigniers

Quel est le point commun entre Chameron (Laveron), invaincu en deux sorties à Auteuil et Siljan’s Saga (Sagamix), récente quatrième du Prix de l’Arc de Triomphe (Gr1) ? Le haras des Châtaigniers ! C’est là-bas, en Saône-et-Loire que Chameron a vu le jour et c’est également là-bas que Siljan’s Saga a fait un passage en tout début de carrière. Nous sommes revenus avec Xavier Brelaud (qui anime le haras avec sa compagne Clarence Signol) sur l’histoire de ces deux chevaux et celle des Châtaigniers.

Chameron, fruit de la rencontre avec Guy Cherel. Entraîné par Guy Cherel, Chameron est issu de Laveron et de Chamanka (Cadoudal), laquelle était également sous la responsabilité du professionnel mansonnien. « Nous avons acheté Chamanka alors qu’elle était à l’entraînement chez Guy Cherel. C’est à partir de ce moment-là que nous avons commencé à travailler avec lui. Chamanka nous plaisait, elle a un beau papier et c’est une fille de Cadoudal. Nous avions choisi Laveron comme étalon, car nous travaillons beaucoup avec les souches allemandes. À l’époque, Laveron était à Saint-Voir et ce n’était donc pas loin de chez nous. Il faisait des chevaux durs. » Après Chameron, Chamanka a continué de produire. « Elle a eu un mâle de 2ans par Lord du Sud, une yearling de Blek que nous allons exploiter et garder et un foal de Montmartre. » À sa naissance, Chameron était déjà beau. « Il était déjà assez costaud, c’était un joli cheval avec du modèle. La mère n’est pas une montagne et nous avions essayé de ramener de la taille avec Laveron. »

Des promenades régénératrices pour Siljan’s Saga. Alors en apprentissage chez Jean-Pierre Gauvin, Siljan’s Saga faisait preuve de caractère. Elle a donc pris la route du haras des Châtaigniers pour s’assagir. « Nous travaillons beaucoup avec Jean-Pierre Gauvin. Dans ce cadre, nous avons pris Siljan’s Saga alors qu’elle devait avoir dix-huit mois. Ça n’allait pas au travail et nous l’avons promenée pour lui changer les idées, car Jean-Pierre Gauvin voulait qu’elle voie autre chose que la piste. »

Éleveurs depuis 2002. Xavier Brelaud et Clarence Signol élèvent en Saône-et-Loire depuis 2002. Mais c’est en 2010 qu’est né le haras des Châtaigniers. Dans cette ancienne ferme bovine, il y a près d’une trentaine de boxes, un rond de longe pour le débourrage, une piste couverte et sept stabulations. Au total, le haras des Châtaigniers occupe 80 hectares. « Toute l’année, nous avons une vingtaine de poulinières. Douze d’entre elles nous appartiennent avec une mixité plat et obstacle. En 2015, nous nous sommes agrandis pour développer la partie étalonnage et débourrage. » Trois étalons font la monte au haras des Châtaigniers. Il s’agit de Willywell (Jimble) et Robin du Nord (Voix du Nord), deux anciens protégés de Jean-Pierre Gauvin et de Blek (Chichicastenango). « Willywell était le cheval de cœur de monsieur Gauvin. Il cherchait à le placer comme étalon et il nous a demandé si cela nous intéressait de le prendre. Nous avons eu aussi une proposition pour prendre Robin du Nord et nous en avons acheté la moitié. Nous avons également acheté Blek. » Xavier Brelaud a suivi sa compagne dans le monde du cheval. Et le succès est au rendez-vous. « Mon amie a toujours travaillé dans le monde des chevaux. Pour ma part, je suis comptable et je me suis intéressé aux chevaux dans les années 2000, lorsque nous avons commencé l’élevage. Nous faisions cela en parallèle de nos études. »