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Jour de Galop

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Guillaume Sarda de Castilla relance l’activité familiale au haras de la Tuilerie

Élevage / 29.11.2016

Guillaume Sarda de Castilla relance l’activité familiale au haras de la Tuilerie

Le haras de la Tuilerie (Orne) est un lieu historique de l’élevage de chevaux de course en France. Sous l’impulsion de Guillaume Sarda de Castilla, il est en train de renaître.

Un lieu chargé d’histoire. Pour planter le décor, il faut faire un peu d’histoire. Ce haras existe depuis 150 ans et de nombreux bons chevaux ont vu le jour sur ce site. En 1870, Palestro a été le premier cheval français à aller battre les chevaux anglais chez eux en leur enlevant une de leurs courses phares : le "Cambridgeshire". En 1963, Tric Trac a fait afficher le record annuel des ventes de Deauville avant de remporter de belles épreuves pour la famille Wertheimer, puis d’être exporté en Australie pour la monte. En 1967, la reine Elizabeth II passa au haras de la Tuilerie lors d’un séjour normand pour admirer l’étalon White Label, gagnant du Grand Prix de Paris (Gr1) 1964 sous les couleurs de la famille Rothschild. En 1976, Rivage est l’un des rares pur-sang à décrocher une médaille d’or en saut d’obstacles par équipe aux Jeux Olympiques de Montréal, sous la selle d'Hubert Parot. Et en 1992, Vieux Bourbon, qui avait abandonné la compétition suite à une grave blessure aux tendons, remporte le Grand Prix d’Automne (Gr1), sous les couleurs de la Tuilerie, après plusieurs mois de rééducation balnéothérapique dans la rivière qui traverse le haras. Voilà pour le passé. L’avenir du haras s’écrit grâce à Guillaume Sarda de Castilla.

Un retour aux sources. Guillaume Sarda de Castilla est passionné par les chevaux depuis sa jeunesse. Il a hérité de son grand-père cette passion. Après avoir exercé dans un autre milieu, il a décidé de revenir aux sources et de relancer l’activité familiale au haras de la Tuilerie. Il nous a raconté : « La Tuilerie est un haras qui est dans ma famille depuis de nombreuses années. Mon grand-père l’a tenu jusqu’en 1996. Ensuite, pendant une vingtaine d’années, le haras a été loué à Étreham, au Petit Tellier, au docteur Blanchard… En fait, la passion des chevaux et de l’élevage avait sauté une génération et aucun de mes parents ne s’y intéressait. Pour ma part, j’ai grandi en passant beaucoup de temps au haras, j’ai fait des courses de poneys… Cela fait quelques années que je m’intéresse à ce monde. Auparavant, j’avais une vie citadine, mais j’avais envie de changement et de revenir à ma première passion. J’ai passé deux diplômes, un B.P.R.E.A. au cours duquel j’ai pu faire différents stages qui m’ont beaucoup appris, et un monitorat d’équitation pour toucher à différentes choses. C’était logique pour moi de continuer l’activité. Les premiers chevaux sont arrivés en juillet 2016. Nous avons fait beaucoup de travaux et actuellement, vingt chevaux sont au haras. »

Un haras de 65 hectares. Le haras dispose de 65 hectares de pâtures clos allant du petit paddock à l’herbage de 8 hectares. Certaines parcelles sont également électrifiées pour plus de sécurité. Il abrite 65 boxes divisés en sept parties bien distinctes : deux unités dédiées aux juments seules et suitées de trente-quatre boxes ; une unité pour les étalons de quatre boxes, une unité pour les yearlings de dix-huit boxes, trois unités isolées de neuf boxes.