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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Le meeting de Pau se prépare sur l’hippodrome et le centre d’entraînement

Courses / 15.11.2016

Le meeting de Pau se prépare sur l’hippodrome et le centre d’entraînement

Alors que le meeting palois approche à grand pas, la Société d’encouragement des Pyrénées-Atlantiques a entrepris plusieurs aménagements pour améliorer le déroulement de l’entraînement et des courses. Jean Brouqueyre, le directeur, nous a présenté ces améliorations.

Une nouvelle piste sur le centre d’entraînement de Pau. Depuis le mois d’octobre, une nouvelle piste en sable de 1.600m a vu le jour. « Nous avions une capacité d’accueil de 600 chevaux à l’entraînement. Or nous connaissons une fréquentation moyenne annuelle de 750 sujets par mois (résidents + meeting) ; 300 sauteurs viennent passer l’hiver à Sers pendant plus de 2 mois. Il y a aussi, ponctuellement, des permis d’entraîner et même des entraîneurs montois qui se déplacent pour notre ligne droite et nos gazons d’obstacles. Il fallait donc trouver des solutions pour fluidifier le trafic et pour proposer aux entraîneurs de meilleures infrastructures, y compris en fin de meeting en février. C’est une question de sécurité et de respect pour ceux qui travaillent et investissent à Pau, ainsi que pour les entraîneurs de passage. La nouvelle piste est déjà en fonctionnement et nous avons fait d’énormes travaux pour les pistes d’obstacles, ils les découvriront dans 15 jours. Nous étions par le passé le troisième centre d’entraînement en France. De jeunes entraîneurs ambitieux, en plat comme en obstacle, se sont installés ces dernières années. À présent, nous sommes deuxième, au coude à coude avec Maisons-Laffitte. En résumé, de nouvelles structures performantes pour tout le monde. »

Permettre aux chevaux d’évoluer dans les meilleures conditions possible. « En 2016, les résultats des professionnels basés à Pau sont excellents, y compris au meilleur niveau international, avec la réussite de Jean-Claude Rouget en fer de lance. Pour l’ensemble des personnes qui travaillent sur le centre d’entraînement, c’est une grande satisfaction, car d’une certaine manière, nous avons tous le sentiment d’avoir apporté notre pierre à l’édifice. Mais pour nous, chaque cheval est important, quel que soit son niveau. Notre force, c’est notre adaptabilité, notre souplesse. Au quotidien, cela nous permet de répondre rapidement aux attentes des professionnels. Ici tout est concentré sur 60 hectares. Nous devons proposer un service à la hauteur. Les propriétaires investissent et il faut que leurs chevaux évoluent dans les meilleures conditions. »

Le meeting de Pau se prépare. « Le Conseil de l’obstacle nous a fait remonter plusieurs éléments et nous en tenons compte. L’hippodrome de Pau fait partie de ceux qui servent de support aux courses de sélection chez les sauteurs. Le meeting, c’est un moment important pour l’obstacle français. On sait que notre piste souffre, en partie du fait des conditions climatiques hivernales. Aussi, nous avons mis en place des cordages afin de présenter la piste la plus convenable possible. Nous avons racheté de la lice cette année encore, ce qui nous permet de protéger au maximum certaines parties et de les ouvrir au moment opportun. Le meeting sera ponctué, début décembre et mi-février, d’événements réceptifs à destination des professionnels. »

Un public fidèle et une diversification des ressources. « Mon expérience chez A.S.O. [organisateur du Tour de France, ndlr] m’a fait prendre conscience du fait que c’est autour du sport qu’on construit et non l’inverse. La communication, le marketing viennent se greffer dans un deuxième temps et le public se retrouve dans la qualité du spectacle sportif. Les spectateurs de Pont-Long ont la chance d’avoir vu courir des chevaux du niveau de Saint Palois (Saint des Saints), Rubi Ball (Network) ou Neptune Collonges (Dom Alco). Chaque année, nous accueillons 55.000 personnes pour les courses, dont 8.000 le jour du Grand-Prix de Pau. La presse régionale est très fidèle. Depuis 10 ans, notre fréquentation est restée intacte. Mais le profil du public a changé et cela se manifeste par la baisse des enjeux P.M.H. Le challenge est donc de convertir ces personnes au pari. En 2004, la Mairie de Pau a investi pour l’amélioration des tribunes. En contrepartie, nous avons accepté de ne pas faire payer l’entrée. Dans le même temps, nous faisons découvrir les courses aux étudiants de la ville avec l’aide du PMU, afin qu’il appréhende à la fois le jeu et le sport hippique. En quelques années, la part de notre chiffre d’affaires issue des courses est passée de 80 à 60 %. Les activités extra-hippiques se développent. »

L’avenir de Pau, d’autres courses ? « Tout hippodrome souhaite voir de nouvelles courses, pour notre part nous travaillons sur des projets et leur financement avec la mairie, la rénovation de la P.S.F. et son éclairage. Il faut être prêt si l’Institution nous le demande, les dossiers sont là. »