De jockey d’obstacle à entraîneur public, une suite logique pour Sylvain Dehez

Autres informations / 02.12.2016

De jockey d’obstacle à entraîneur public, une suite logique pour Sylvain Dehez

De jockey d’obstacle à entraîneur public, une suite logique pour Sylvain Dehez

Sylvain Dehez fut jockey d’obstacle pendant plus de vingt ans. Il a notamment remporté le Grand Steeple Chase de Paris (Gr1) à deux reprises avec Mid Dancer (Midyan). Désormais installé en tant qu’entraîneur public à Maisons-Laffitte, il compte déjà un gagnant.

 

Né au milieu des chevaux. Sylvain Dehez nous a expliqué : « Mon père étant dans le métier, il était logique que j’aille dans ce sens. Nous avions des chevaux à la maison lorsque j’étais plus jeune. Je suis passé par l’Afasec. Pendant ma carrière, j’ai collaboré avec des entraîneurs comme Monsieur Balanda, Monsieur Cherel, Yannick Fouin mais aussi Monsieur Gallorini et Cristo Aubert. » Master Dan (Mastercraftsman), le premier lauréat de Sylvain Dehez, lui appartient en association avec son père, Jean-Louis Dehez.

 

Un investissement de longue date. « J’avais acheté un terrain à Maisons-Laffitte, en prévision de m’installer le moment venu, après ma carrière de jockey. Je suis donc propriétaire d’une écurie de trente-six boxes dont la plupart sont loués. J’en ai gardé six pour moi. Aujourd’hui, j’ai quatre chevaux à l’entraînement. Les clients ne sont pas toujours faciles à trouver. J’ai des pensionnaires de Pegasus Farms et un en association avec mon père. »

 

Jockey et entraîneur, deux métiers différents. « Mes autres pensionnaires sont encore en préparation pour le début de l’année prochaine. Master Dan est pour le moment le seul à courir sous mon entraînement. Fin octobre, il a terminé deuxième et a ouvert son palmarès mi-novembre. Le travail d’entraîneur est différent. Il faut préparer ses chevaux en amont pour le jour J. La pression n’est pas la même. »

 

Mid Dancer, le cheval d’une vie. « En tant que jockey, j’ai gagné deux fois le Grand Steeple Chase de Paris avec Mid Dancer. Mais ensuite, je n’avais plus la qualité de chevaux, malgré mon envie de continuer à monter. C’est à ce moment-là qu’il faut savoir passer à autre chose. J’ai donc suivi la formation pour obtenir ma licence d’entraîneur, je l’ai eue et aujourd’hui je suis installé. »